La saison passée, à cause des Jeux olympiques, la Clasica San Sebastian avait été programmée un mardi. Cette année, la principale course d'un jour espagnole retrouve sa place habituelle au calendrier. Samedi, elle inaugure la saison des classiques automnales. Elle est fidèle à sa tradition, avec l'ascension de l'Arkale (2,7 kilomètres) et du Jaizkibel (6,8 kilomètres) en finale. Les spécialistes des classiques pentues et ceux des tours s'y disputeront la victoire.
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La saison passée, à cause des Jeux olympiques, la Clasica San Sebastian avait été programmée un mardi. Cette année, la principale course d'un jour espagnole retrouve sa place habituelle au calendrier. Samedi, elle inaugure la saison des classiques automnales. Elle est fidèle à sa tradition, avec l'ascension de l'Arkale (2,7 kilomètres) et du Jaizkibel (6,8 kilomètres) en finale. Les spécialistes des classiques pentues et ceux des tours s'y disputeront la victoire. Kevin Seeldraeyers, un coureur Astana, émarge à cette catégorie. " La Clasica est une course ardue, qui me convient. " Pour avoir sa chance, il dépend de la sélection d'Astana. " Je ne sais pas si notre leader au Tour, Jakob Fuglsang, prendra le départ ou pas. En tout cas, j'espère pouvoir lutter plus longtemps que l'année dernière, lors de ma première participation. J'avais accompli pas mal de travail au service de l'équipe puis j'avais été contraint de lever le pied au début du second tour du circuit local passant le Jaizkibel et l'Arkale. " Au début de ce mois, Seeldraeyers a fait impression en glanant deux étapes du Tour de Suisse, ses premières victoires chez les professionnels, et en terminant troisième au général. Il rêve de la Clasica. " Ce sera juste du point de vue de la condition car j'ai pris une semaine de repos après l'Autriche. D'un autre côté, la semaine dernière, je me suis bien entraîné en altitude, en Suisse, avec Jens Keukeleire, et comme je n'ai pas roulé le Tour, je serai frais. Je nourris donc de réels espoirs pour samedi. " En 2009, le poids-plume de Boom a enlevé le maillot blanc du Giro. Des spécialistes tels que Lucien Van Impe lui ont même prédit un plus bel avenir dans les tours qu'à Jurgen Van den Broeck. " J'espère que le Tour d'Autriche a lancé ma carrière et que d'autres succès suivront ", explique le coureur de 26 ans. " Le problème, c'est qu'il reste peu de courses par étapes à mon programme, cette année. Après San Sebastian, je roule le Tour de Burgos mais ensuite, il n'y a plus que des courses d'une journée. Je ne suis que réserve à la Vuelta. L'équipe veut y aligner la même formation qu'au Giro et Vincenzo Nibali en sera encore le leader. " Seeldraeyers ne roulera donc pas de grand tour en 2013. À sa grande déception, il a dû céder sa place au Tour à un Kazakh. Le coureur n'a pas été avare en critiques à l'égard de la direction, ce qui aurait failli provoquer son renvoi, une rumeur que Seeldraeyers affirme non fondée, au point qu'il n'exclut plus de prolonger son séjour chez Astana. En fait, on a plutôt l'impression qu'il veut éviter l'étiquette de coureur difficile au moment des négociations. " Mon contrat chez Astana arrive à terme cette année, ce qui m'a pas mal stressé mais depuis mes succès au Tour d'Autriche, j'ai bon espoir de rester dans le WordTour. Le problème, c'est que le marché tarde à s'animer. Les managers attendent pour savoir quelles équipes vont disparaître et où ils pourront réaliser de bonnes affaires. " Seeldraeyers a établi un plan de carrière. " Je veux continuer à progresser comme valet en montagne, au service d'un coureur de tours, et faire en sorte que si mon leader craque, l'équipe puisse se rabattre sur moi. " Il décrit en fait le profil que recherche Lotto-Belisol en soutien de Van den Broeck. " S'il est intéressé et me fait une bonne offre, je ne dis pas non. " PAR BENEDICT VANCLOOSTER