SAMEDI 05/10/13

Je m'éveille, frais et dispos, au chalet que Red Bull a loué, à quelques pas des grottes. Le petit-déjeuner est plutôt basique mais il me rappelle quand même celui qui précède une compétition importante. Cette course me trotterait-elle plus dans la tête que je ne le pensais ? Après le déjeuner, je m'installe dans un fauteuil, histoire d'observer un maximum de repos.
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Je m'éveille, frais et dispos, au chalet que Red Bull a loué, à quelques pas des grottes. Le petit-déjeuner est plutôt basique mais il me rappelle quand même celui qui précède une compétition importante. Cette course me trotterait-elle plus dans la tête que je ne le pensais ? Après le déjeuner, je m'installe dans un fauteuil, histoire d'observer un maximum de repos. Je rejoins les grottes, où tout le monde s'entraîne depuis le matin. Aujourd'hui, je ne m'astreins à aucune séance car hier, j'ai répondu à l'invitation de Red Bull pour la séance photo et j'ai donc pu tout tester. Spaghetti pour tout le monde mais j'ai emmené mes tartines, sans gluten. Je profite du beau temps sur la terrasse. Briefing du règlement de course. Ce n'est pas compliqué : il faut pédaler et courir le plus vite possible puis ramer comme si votre vie en dépendait... Départ de la première série. Comme je suis versé dans le groupe cinq, je dispose encore d'un répit d'une heure et demie. J'entame mon échauffement. D'abord quelques exercices pour délier ma musculature puis j'enfourche mon VTT. Je pique quelques sprints, histoire de préparer mon corps à la suite. C'est mon tour. Je dois déjà me redresser dans le premier virage car le revêtement est glissant. Je saute de mon vélo comme en cyclocross et cours pour franchir un premier obstacle. Ensuite, quelques virages en épingle, en côte, puis je descends les marches. On arrête mon chrono pendant une minute, pour me laisser le temps d'enfiler un gilet de sauvetage et un baudrier pour le death-ride. Au " Go ", je saute sur le ponton, je m'installe dans le kayak et je pédale comme un fou. Je détiens le cinquième chrono provisoire, ex-aequo avec Hans Meersmans, le multiple champion de Belgique de kayak. Les quatre athlètes qui me précèdent sont également kayakeurs. Je sais donc ce qui me reste à faire dans la deuxième série : pédaler, courir et ramer encore plus vite. Deuxième série. Je saute un peu trop précipitamment dans le kayak. Le bateau commence à valdinguer de gauche à droite. Je me retrouve dans l'eau glacée. Heureusement, ma première série m'a permis de me qualifier pour la finale, qui réunit les huit meilleurs. J'enfile des vêtements chauds, je me tâte, histoire de vérifier que je suis toujours en un morceau et me voilà prêt pour la finale. Je perds quatre secondes, ce qui me prive de podium mais peu importe : quelle superbe journée ! PAR IGGY VAN DAMME