Les courses sur route sont quasi inexistantes au Japon. Le programme se limite à une semi-classique à Tokyo et à un Tour du Japon qui ne concerne que Hohkaido et est bouclé en cinq jours. Tout cyclotouriste qui se respecte connaît la réputation de Shimano, un des constructeurs les plus importants au monde, et sait également que Michel Vaarten a gagné assez bien d'argent sur piste, au Japon -ce que nous lui gréons bien.
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Les courses sur route sont quasi inexistantes au Japon. Le programme se limite à une semi-classique à Tokyo et à un Tour du Japon qui ne concerne que Hohkaido et est bouclé en cinq jours. Tout cyclotouriste qui se respecte connaît la réputation de Shimano, un des constructeurs les plus importants au monde, et sait également que Michel Vaarten a gagné assez bien d'argent sur piste, au Japon -ce que nous lui gréons bien. On parie? Douteux!Les Japonais ont eu plusieurs champions du monde de sprint. Ce sont eux qui ont introduit le keirin sur la scène internationale -le keirin qui est d'ailleurs en train d'agoniser. Les autorités locales, qui gèrent également les installations, assurent l'organisation des épreuves de cette discipline spectaculaire. Ces courses sont l'occasion de gros paris. C'est pour ça que tous les coureurs, à l'instar de chevaux de course, arborent un grand numéro de dossard. Les parieurs doivent les reconnaître rapidement. Les gains sont fiscalement imposables, ce qui rapportait un joli paquet de yens aux pouvoirs locaux et fédéraux, jusqu'il y a peu de temps.La situation a progressivement changé. La récession, l'image vieillotte de cette discipline et des organisations dépourvues de fantaisie ont découragé les spectateurs, au point que des enceintes ont dû fermer, les pouvoirs locaux ne pouvant plus faire face à leurs pertes. Et injecter des fonds publics dans un sport qui est douteux, dans la mesure où il fait l'objet de paris, n'est pas populaire et peut même coûter des voix, quand le pays tout entier est au bord de la faillite.Le pays des vélos de damesLe touriste du Mondial va être surpris par le grand nombre de vélos de dames dans le paysage urbain. Il est très rare d'y apercevoir un vélo masculin. Ça s'explique par le côté pratique du Japonais. Beaucoup de salary men se déplacent en vélo, comme les écoliers et les étudiants. Ils portent un uniforme. Du coup, les vélos féminins sont plus pratiques: le panier permet de transporter sa mallette ou son attaché-case. Notez qu'au Japon, du moins dans les quartiers résidentiels, il faut rouler sur les trottoirs. La chaussée est réservée aux autos et aux motos. Heureusement, les cyclistes japonais ont développé l'art d'éviter les piétons, à charge pour ceux-ci de maintenir le même cap et de marcher à une vitesse constante. Pour le reste, ils laissent faire les vélos. Si vous vous faitez renverser, vous pouvez au moins compter sur de charmantes excuses. Choisissez donc vos collisions avec soin. Qui sait jusqu'où ça peut vous mener...