L'ESSENTIEL DU NOYAU EST RESTÉ

La saison dernière, après le stage de préparation, Eupen avait encore engagé quatorze joueurs. Chaque semaine débarquait un nouveau nom ronflant. Le noyau était donc beaucoup trop important et il comptait surtout trop de joueurs expérimentés, ce qui laissait peu de place aux jeunes. À l'époque, on ne regardait pas à la dépense: Eupen n'avait jamais eu autant de (bons) joueurs. Le football proposé était donc de qualité mais l'objectif, qui était de terminer parmi les huit premiers, n'a pas été atteint, le club terminant à une anonyme douzième place.
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La saison dernière, après le stage de préparation, Eupen avait encore engagé quatorze joueurs. Chaque semaine débarquait un nouveau nom ronflant. Le noyau était donc beaucoup trop important et il comptait surtout trop de joueurs expérimentés, ce qui laissait peu de place aux jeunes. À l'époque, on ne regardait pas à la dépense: Eupen n'avait jamais eu autant de (bons) joueurs. Le football proposé était donc de qualité mais l'objectif, qui était de terminer parmi les huit premiers, n'a pas été atteint, le club terminant à une anonyme douzième place. économiser Dès lors, la direction a fait volte-face. L'intégration de jeune internationaux qataris n'a jamais rien donné et Doha a fermé les robinets. Tous les joueurs loués ou en fin de contrat ( Adriano) sont partis. Deux gardiens ont été vendus, car Eupen doit maintenant compter ses sous et épargner sur la masse salariale. Pas simple, car beaucoup de bons joueurs étaient encore sous contrat et n'avaient pas spécialement envie d'aller jouer ailleurs pour un salaire revu à la baisse. Le grand avantage d'Eupen est d'avoir repris avec un noyau pratiquement inchangé, tandis que les jeunes qui l'ont rejoint peuvent désormais espérer avoir du temps de jeu. Le club cherche encore un gardien ( Ortwin De Wolf et Théo Defourny sont partis) et un arrière gauche (le seul qui reste, Silas Gnaka, prend part aux Jeux Olympiques) pas trop chers. En numéro 10, le jeune Liégeois Jérome Déom doit remplacer Knowledge Musona, retourné à Anderlecht. Sinon, Eupen n'achètera plus de joueurs que s'il en vend. Nouvelle identité Si la majeure partie de l'équipe-type est restée, le staff technique a complètement changé. Le nouvel entraîneur, Stefan Krämer, a trois défis à relever: Eupen est son premier club d'élite, le premier à l'étranger aussi, et le premier où il va devoir s'exprimer en anglais. Il entend compenser les départs de quelques individualités par de l'enthousiasme et un collectif, mais si d'autres piliers du club s'en vont, Eupen va manquer de joueurs à certains postes. Derrière, il y a beaucoup d'expérience ( Benoît Poulain, Jordi Amat et Andreas Beck) et un joueur de talent ( Emmanuel Agbadou). Dans l'entrejeu, Edo Kayembe, Jens Cools et Stef Peeters forment un bon mix et devant, le duo Smail Prevljak-Julien Ngoy est suffisamment armé pour la D1A. Après les départs de joueurs comme Nils Schouterden et Siebe Blondelle, l'an dernier, Eupen doit surtout se trouver une nouvelle identité. De la photo de l'équipe de 2018, seuls Gnaka et le gardien réserviste sont toujours là. Si le nouvel entraîneur allemand peut transmettre son enthousiasme au groupe et s'il ne perd pas trop de joueurs importants en août (Ngoy et Agbadou sont sur le départ), Eupen peut se maintenir sans problème. Dans le cas contraire, comme chaque année (hormis la saison dernière), il devra se battre jusqu'au bout pour sauver sa place en D1A.