1 En début d'année, vous avez déclaré que travailler aux côtés de quelqu'un comme Luc Devroe au sein d'un club qui monte, comme Ostende, constituerait un apprentissage idéal. Six mois plus tard, vous voilà son adjoint. Les négociations ont-elles traîné aussi longtemps ?

Non, pas du tout. Mes propos n'ont pas suscité de réaction. Ils ne constituaient pas de demande d'emploi, d'ailleurs. C'était un exemple de ce que j'aimerais faire au terme de ma carrière car j'ai bien connu Luc au Club et le courant passe bien entre nous. Il m'a contacté il y a quelques semaines seulement. Il m'a alors expliqué qu'il recherchait un adjoint et nous sommes rapidement tombés d'accord.
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Non, pas du tout. Mes propos n'ont pas suscité de réaction. Ils ne constituaient pas de demande d'emploi, d'ailleurs. C'était un exemple de ce que j'aimerais faire au terme de ma carrière car j'ai bien connu Luc au Club et le courant passe bien entre nous. Il m'a contacté il y a quelques semaines seulement. Il m'a alors expliqué qu'il recherchait un adjoint et nous sommes rapidement tombés d'accord. J'ai suivi mon intuition. Je possède le diplôme d'entraîneur UEFA B et je compte acquérir les autres brevets car c'est une formation intéressante, durant laquelle on rencontre beaucoup d'anciens collègues, mais je ne recherchais pas un poste d'entraîneur. J'en ai discuté avec Evert Maeschalck, mon agent, et je suis arrivé à la conclusion que ce qui m'intéressait le plus, c'était d'assister les joueurs, de les scouter, de composer un noyau, de nouer des contacts et de négocier. Est-il prématuré d'arrêter à 34 ou 35 ans ? Timmy est une exception. Il est toujours en parfaite condition physique et manifestement, il continue à s'amuser. Il a 40 ans mais quand on a l'impression d'en avoir toujours trente, on peut s'entraîner tous les jours et supporter tout le cirque qui accompagne les matches. Moi, j'étais cuit mentalement. Le principal obstacle, c'était la navette entre Varsenare et Charleroi. 150 à 160 kilomètres. J'ai eu d'autres offres mais quand on n'a plus envie à 100 %, il vaut mieux raccrocher. Je dois dire que quand j'assiste ici à des matches à quatre contre quatre ou à cinq contre cinq, l'envie me démange encore. Notamment en les observant, sur le terrain et en dehors, en les écoutant et en jaugeant ce qui se passe dans leur tête, en les conseillant quand c'est nécessaire. Ils savent déjà qu'ils peuvent s'adresser à moi en cas de problème. La plupart d'entre eux m'ont connu joueur. Je connais les vestiaires, l'impact de la concurrence, des médias, des supporters. Je sais aussi ce que pensent les joueurs. Ils ont parfois une vision tronquée de la réalité car ils vivent dans leur petit monde et il leur arrive de prendre pour argent comptant tout ce que la presse publie sur eux. Il faut parfois intervenir. Quand on ne joue pas, qu'on n'est même pas sur le banc, on subit un contrecoup mental et on peut avoir l'impression que le monde entier s'est ligué contre soi. Je leur dis que c'est une belle affiche, un chouette match et qu'il faut essayer d'en profiter mais aussi que nous devons être conscients de disposer d'un très bon noyau et d'être capables de créer la surprise. Beaucoup de joueurs rêvent de pouvoir affronter un jour l'Olympique Marseille. Siani m'a confié qu'il en était supporter depuis l'enfance. Mais beaucoup de nos joueurs ont déjà de l'expérience. Rozehnal et Lombaerts, évidemment, mais aussi nos internationaux africains. Tout cela n'est pas si nouveau que ça pour eux. Nous avons un groupe cool. Nous sommes sereins tout en ayant l'intention de nous qualifier. Chacun veut se battre pour ça et croit pouvoir obtenir un bon résultat. CHRISTIAN VANDENABEELE" Je sais comment les joueurs réfléchissent. Ils ont parfois une vision tronquée de la réalité. " - Karel Geraerts