Le 24 octobre dernier, le Tribunal du Travail de La Louvière a condamné la RAAL à verser à Manu Karagiannis l'équivalent d'un an de salaire, en plus de la prime que le club aurait dû lui verser si son contrat avait été prolongé : plus de 250.000 euros !

Cette décision de justice est la conséquence de la plainte introduite par Karagiannis il y a un an. On se souvient qu'il avait autrefois refusé de réduire son salaire de deux tiers, suite à quoi le club n'avait pas levé l'option qu'il possédait pour la saison suivante. Pour empêcher Karagiannis d'être toujours Loup l'année suivante, rien de plus simple, pensait-on. Son contrat stipulait qu'il serait automatiquement prolongé d'un an s'il disputait 25 matches avec l'équipe Première. En le privant de ce nombre de rencontres alors qu'il en était tout proche, la direction de La Louvière pensait être à l'abri.

Mais on sait que Karagiannis est un dur à cuire. Il est donc allé en justice et vient de gagner. " Le tribunal nous a suivis dans notre raisonnement ", signale son avocat, Maître Winny Tirmarche. " Pour nous, Karagiannis a disputé 31 matches avec La Louvière. Le club joue sur le fait qu'il était question de 25 matches de championnat, mais cela n'est pas stipulé dans le contrat ".

Mais Karagiannis aurait gagné même s'il avait été question de matches de championnat dans son contrat. " Parce qu'une clause est toujours jugée illégale à partir du moment où une seule des parties a toutes les cartes en mains ", poursuit Maître Tirmarche. " Le tribunal tranche toujours en faveur de la partie la plus faible : l'employé dans le cas qui nous occupe ".

Du côté du club, on a décidé d'aller en appel. Roland Louf, qui n'était pas encore au club quand le contrat (bétonné) de Karagiannis a été établi, est découragé : " On fait de très gros efforts financiers depuis plus de deux ans, et cette affaire nous revient maintenant comme un boomerang. C'est la défaite de l'amateurisme administratif de l'époque ".

Mais le danger, pour La Louvière, ne va-t-il pas plus loin que l'affaire Karagiannis ? " J'ai appris que d'autres anciens joueurs du club possédaient une clause similaire dans leur contrat mais ne se sont pas adressés à la justice ", lance Maître Tirmarche. " Dans une affaire pareille, le délai de prescription est de trois ans. Si les joueurs concernés entament les formalités sans tarder, ils gagneront aussi ".

(G. Foutré/P. Danvoye)

Le 24 octobre dernier, le Tribunal du Travail de La Louvière a condamné la RAAL à verser à Manu Karagiannis l'équivalent d'un an de salaire, en plus de la prime que le club aurait dû lui verser si son contrat avait été prolongé : plus de 250.000 euros ! Cette décision de justice est la conséquence de la plainte introduite par Karagiannis il y a un an. On se souvient qu'il avait autrefois refusé de réduire son salaire de deux tiers, suite à quoi le club n'avait pas levé l'option qu'il possédait pour la saison suivante. Pour empêcher Karagiannis d'être toujours Loup l'année suivante, rien de plus simple, pensait-on. Son contrat stipulait qu'il serait automatiquement prolongé d'un an s'il disputait 25 matches avec l'équipe Première. En le privant de ce nombre de rencontres alors qu'il en était tout proche, la direction de La Louvière pensait être à l'abri. Mais on sait que Karagiannis est un dur à cuire. Il est donc allé en justice et vient de gagner. " Le tribunal nous a suivis dans notre raisonnement ", signale son avocat, Maître Winny Tirmarche. " Pour nous, Karagiannis a disputé 31 matches avec La Louvière. Le club joue sur le fait qu'il était question de 25 matches de championnat, mais cela n'est pas stipulé dans le contrat ". Mais Karagiannis aurait gagné même s'il avait été question de matches de championnat dans son contrat. " Parce qu'une clause est toujours jugée illégale à partir du moment où une seule des parties a toutes les cartes en mains ", poursuit Maître Tirmarche. " Le tribunal tranche toujours en faveur de la partie la plus faible : l'employé dans le cas qui nous occupe ". Du côté du club, on a décidé d'aller en appel. Roland Louf, qui n'était pas encore au club quand le contrat (bétonné) de Karagiannis a été établi, est découragé : " On fait de très gros efforts financiers depuis plus de deux ans, et cette affaire nous revient maintenant comme un boomerang. C'est la défaite de l'amateurisme administratif de l'époque ". Mais le danger, pour La Louvière, ne va-t-il pas plus loin que l'affaire Karagiannis ? " J'ai appris que d'autres anciens joueurs du club possédaient une clause similaire dans leur contrat mais ne se sont pas adressés à la justice ", lance Maître Tirmarche. " Dans une affaire pareille, le délai de prescription est de trois ans. Si les joueurs concernés entament les formalités sans tarder, ils gagneront aussi ". (G. Foutré/P. Danvoye)