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Cher Magazine, Bien que situé à plus de 600 km d'Athènes, le stade Kaftantzoglio, propriété du secrétariat général des sports grec, a été rénové il y a un peu plus de deux ans pour accueillir certaines rencontres des derniers Jeux Olympiques. Il est aussi loué par Iraklis, un club du ventre mou de l'élite. Celui-ci a donc vu son lieu d'accueil habituel prendre un coup de jeune, cela au nez et à la barbe du PAOK. Ce plus puissant voisin dont le repère n'est distant que de quelques centaines de mètres espérait bien que son stade soit choisi pour bénéficier des millions d'euros de subsides accordés dans le cadre du rendez-vous olympique. De nuit, l'écrin rafraîchi, avec sa couverture extérieure futuriste faite de bandes horizontales argentées, est mis en valeur par un éclairage bleuté. Il fut, durant les années 60 et 70, le plus grand stade de Grèce, pouvant alors contenir 39.190 spectateurs (le record d'assistance culmine pourtant à plus de 45.000 personnes). Il accueillit la finale de la Coupe des Coupes en 1973 (Milan-Leeds 1-0) et l'équipe nationale hellénique y a joué 18 fois. C'est également ici que sévit, sous le maillot des Bleu et Blanc, une véritable légende locale, Vassilis Hatzipanagis, surnommé par ses compatriotes Le Noureevdu football. Ce fils d'immigré grec en URSS avait la nationalité soviétique mais la majeure partie de sa carrière et de ses exploits eurent lieu ici. Hormis la décoration extérieure, on remarquera la grande fontaine en escaliers située au pied de l'édifice, un ensemble de salles très spacieuses (le local réservé aux arbitres serait assez grand pour une dizaine de directeurs de jeu), des loges vitrées à 40.000 euros l'année et une zone d'échauffement pour sprinters au milieu du couloir donnant accès aux vestiaires... La coloration des sièges, séparée en blocs bleus, rouges et jaunes, manque vraiment d'idée, surtout en comparaison avec les photos montrant l'arène avant les transformations. Car si le Kaftantzoglio est maintenant doté d'une tribune couverte, le précédent jeu de coloris blanc, bleu clair et bleu foncé était vraiment superbe. Le locataire, quintuple finaliste de la Coupe de Grèce (mais vainqueur à une seule reprise en 1976 contre Olympiacos, aux tirs aux buts, après un score de 4-4) n'est pas entièrement satisfait de sa situation immobilière. Quelques détails mettent en évidence qu'il n'est pas ici chez lui. C'est ainsi qu'on ne prend même pas la peine de faire fonctionner le grand marquoir pendant les matches et que la gestion de la cafétéria ne lui appartient pas non plus. Des conditions qui n'empêchent toutefois pas un accueil chaleureux.lrudi katusic