Le top 4 serait déjà pas mal

Le directeur général Michel Louwagie rappelle qu'en 2017-2018, Gand n'avait pris que six points sur 27 pour lancer sa saison. Il revient là-dessus quand on lui demande si son club est aujourd'hui en crise. Lors de cette campagne-là, Hein Vanhaezebrouck avait quitté la Ghelamco à la fin du mois de septembre et Yves Vanderhaeghe l'avait remplacé. En fin de phase régulière, les Buffalos occupaient la quatrième place après une remontée un peu dingue. Ce fut aussi leur classement au terme des play-offs.
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Le directeur général Michel Louwagie rappelle qu'en 2017-2018, Gand n'avait pris que six points sur 27 pour lancer sa saison. Il revient là-dessus quand on lui demande si son club est aujourd'hui en crise. Lors de cette campagne-là, Hein Vanhaezebrouck avait quitté la Ghelamco à la fin du mois de septembre et Yves Vanderhaeghe l'avait remplacé. En fin de phase régulière, les Buffalos occupaient la quatrième place après une remontée un peu dingue. Ce fut aussi leur classement au terme des play-offs. Aujourd'hui, La Gantoise en est déjà à son troisième entraîneur de la saison. Jess Thorup a vite payé pour les deux défaites en autant de matches. Et Laszlo Bölöni est rapidement allé au clash avec le groupe à cause de l'absence de discipline et de sa conception du foot (marquage individuel sur tout le terrain). Verdict : dehors après 25 jours. C'était le chaos complet, la panique, et le président Ivan De Witte a eu le courage de faire son mea culpa. Aujourd'hui, l'ex-T2 Wim De Decker, assisté par le directeur technique Peter Balette, a pour mission de qualifier Gand pour les play-offs 1, donc d'amener l'équipe dans le top 4 final de la phase classique. La mission promet d'être délicate. Parce que rien n'est stable. Sinan Bolat est déjà le troisième gardien utilisé cette saison, après Thomas Kaminski et Davy Roef. Et le nombre de buts offerts à l'adversaire sur un plateau ne se compte plus. Et puis il y a les blessures de piliers comme Vadis Odjidja, Sven Kums, Giorgi Chakvetadze et Laurent Depoitre. À côté de la forme fluctuante du défenseur central Michael Ngadeu et du manque d'efficacité devant de Roman Yaremchuk. Tout cela mis ensemble fait que Gand repart de très loin. Très vite, les rêves d'un nouveau titre national ont été mis au frigo. Ce qui compte aujourd'hui en priorité, c'est le retour à un schéma de jeu reconnaissable (4-4-2 ou 4-3-3) et à de meilleurs résultats chiffrés.Il a fallu un peu de temps pour que ce médian allemand transféré pour 3,5 millions trouve ses marques. Dans un premier temps, cet ancien espoir du Bayern n'impressionnait que par ses multiples tatouages. Mais très vite, il a montré de grandes facultés techniques et une bonne vision du jeu. Il a permis à Gand de battre Mouscron en marquant lui-même, il a inscrit le but d'ouverture contre le Rapid Vienne et il n'a jamais peur de réclamer le ballon dans le milieu du jeu. Niklas Dorsch était ailier en Bavière, mais il a été reconverti en médian axial. C'est un leader. Ce pro exemplaire était le capitaine de la deuxième équipe à Munich. Il n'a ni la puissance ni la vitesse de Jonathan David, mais il montre ses qualités de frappeur sur les coups de pied arrêtés, comme par exemple sur un corner contre Kiev qui a permis à Tim Kleindienst de marquer de la tête. Il a un point commun avec Sven Kums : il est capable d'être la plaque tournante qui détermine le rythme des échanges. TOP: Elisha Owusu Il y a peu de satisfactions actuellement. Mais il y a le médian défensif français Elisha Owusu, très régulier. Ce joueur formé à Lyon a hérité du brassard de capitaine contre OHL, en l'absence de Vadis, Kums et Depoitre. Une marque de confiance. FLOP: Roman Bezus Il fallait un nouveau médian offensif fort après le départ de Jonathan David à Lille. Mais Roman Bezus a été incapable de s'imposer. Il a échoué dans les moments clés comme lors du match aller de CL contre Kiev lors duquel il a été exclu.