Le transfert n'a pas fait les gros titres des journaux mais bien ses dépêches. Les suiveurs de notre Jupiler League ont pu s'étonner de lire l'officialisation du passage de Julien Vercauteren à Nice début juin. Actif au Lierse pendant deux saisons, le jeune Bruxellois de 21 ans n'a jamais réussi à faire l'unanimité. Huit matches la première année, 19 la seconde, on retiendra de son passage chez les Jaune et Noir quelques fulgurances mais surtout un rendement insuffisant causé no...

Le transfert n'a pas fait les gros titres des journaux mais bien ses dépêches. Les suiveurs de notre Jupiler League ont pu s'étonner de lire l'officialisation du passage de Julien Vercauteren à Nice début juin. Actif au Lierse pendant deux saisons, le jeune Bruxellois de 21 ans n'a jamais réussi à faire l'unanimité. Huit matches la première année, 19 la seconde, on retiendra de son passage chez les Jaune et Noir quelques fulgurances mais surtout un rendement insuffisant causé notamment par quelques blessures. Son arrivée sur la Côte d'Azur est donc une petite surprise car si l'équipe de Claude Puel (ex-Lyon et Lille) ne fait pas partie du gotha du foot français, il ambitionne le subtop grâce notamment à une enceinte ultra-moderne de 40.000 places inaugurée la saison dernière. Et puis la hype belge accentuée par le passage réussi de Christian Bruls, aujourd'hui à Rennes, décrit lui aussi en Belgique comme talentueux mais inconstant, a assurément facilité les choses. " Le club me suivait depuis un petit temps ", précise Vercauteren, joint par téléphone à la sortie de l'entraînement. " Le staff de l'OGC Nice connaissait donc parfaitement mes qualités avant que je n'arrive ici. " Preuve de la confiance octroyée, sa rapide titularisation dès la troisième journée face à Bordeaux. " La semaine précédente, j'avais goûté à mes premières minutes en L1 lors d'un déplacement à Lorient. J'étais même surpris de me retrouver sur le banc car je revenais tout juste de blessure. " Une deuxième titularisation suivra lors du déplacement à Marseille où Nice prendra le bouillon 4-0. " Malheureusement, j'ai connu deux défaites en deux matches face à de gros adversaires. " Sa percée dans le noyau pro a aussi été entachée par quelques pépins physiques. " Lors de mes premiers entraînements, j'ai pu me rendre compte de la différence d'intensité avec la Belgique. Ici, les contacts sont plus musclés, ça m'oblige à beaucoup travailler et me développer physiquement si je veux m'imposer sur la durée. " L'histoire de Verko semble indissociable de son poto, Michy Batshuayi, arrivé cet été du côté de Marseille. " C'est évidemment un chouette clin d'oeil. On se connaît depuis nos douze ans quand j'évoluais à ses côtés à Anderlecht. Depuis lors, on est toujours resté très proches. Bon y a près de 200 bornes entre Nice et Marseille, c'est pas possible de se voir tout le temps non plus... " PAR THOMAS BRICMONT