Etre le fils d'Alain Courtois, c'est un avantage ou un inconvénient ?

Si je m'étais appelé Van Pyperzele, on m'aurait peut-être moins facilement donné une chance. Il y a quand même un écart entre nous car nous ne travaillons pas dans le même secteur. Mon père reste mon premier fan. Il m'appelle toujours après m'avoir vu à la télé.
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Si je m'étais appelé Van Pyperzele, on m'aurait peut-être moins facilement donné une chance. Il y a quand même un écart entre nous car nous ne travaillons pas dans le même secteur. Mon père reste mon premier fan. Il m'appelle toujours après m'avoir vu à la télé. Pas du tout ! Si je l'écoute, j'ai le niveau pour travailler sur CNN ! (il rit) Il me donne régulièrement de bonnes infos. Il regarde beaucoup de matches. J'ai parfois l'impression qu'il en sait plus que moi ! Je n'ai pas peur de le dire. Mon père a discuté avec André Remy qui m'a permis de réaliser un test. C'était au moment où Philippe Hereng partait pour Belgacom. Mais après, peu importe ton nom, tu dois performer. Et quand tu es " fils de ", tu dois toujours prouver plus qu'un autre. C'est donc une source de motivation. J'ai quitté Anderlecht au moment où mon père y a été nommé directeur général. C'était mieux pour moi de partir. Liverpool m'a logé dans la grande maison que Milan Baros avait achetée à Liverpool : 125 mètres carrés, le tout meublé, dans une banlieue huppée ! J'ai côtoyé des gars comme Michael Owen, Steven Gerrard,... J'étais en juniors et dans l'équipe réserve. Mais j'ai l'honnêteté d'avouer que je n'avais pas le niveau... Cet échec m'a touché et j'ai décroché. J'ai repris le foot quand le White Star était en promotion mais j'ai de nouveau tout lâché. Le fait de devenir journaliste sportif à Be TV m'a redonné l'amour du foot. L'année dernière, je me suis rendu à un match des Lakers grâce à Renaud Detrixhe. David Beckham était au bord du terrain et je suis allé discuter de foot anglais avec lui. Il a été super disponible ! Il jouait un match le lendemain et il m'a demandé si je comptais venir le voir. Je me voyais mal lui gratter une place ! Mais je pense qu'il m'aurait donné un accès si j'avais un peu insisté. Le même jour, Renaud voulait que je demande à Blake Griffin s'il était le nouveau Kobe Bryant. Aux Etats-Unis, la presse a directement accès au vestiaire après les matches. Je me suis donc retrouvé au milieu d'une quinzaine de journalistes posant des questions. Problème : les Clippers, l'équipe de Griffin, venaient de perdre et il était un peu bougon. Quand je lui ai posé ma question, il y a eu un silence et Griffin m'a jeté un regard noir. J'ai cru que j'allais me prendre une baffe. En fait, il m'a juste demandé... de lui répéter la phrase parce qu'il ne l'avait pas comprise ! Mon premier commentaire. J'étais à Bruxelles, en train de déjeuner avec Bruno Taverne. Il a reçu un coup de fil : Frédéric Waseige devait commenter Ajax-Feyenoord mais la réception ne fonctionnait pas. Bruno m'a choisi pour remplacer Fred. J'ai débarqué illico à la rédaction sans feuille de match et sans préparation. Je n'ai pas eu le temps de stresser et j'en ai bien profité. PAR SIMON BARZYCZAK