Le premier numéro de Sport Magazine est paru il y a 35 ans, le 20 mars 1980. Jan Ceulemans faisait la une et le magazine, qui paraissait toutes les deux semaines, le jeudi, était consacré à l'EURO italien, tout proche. Onze mois plus tard, le 12 février 1981, le premier numéro francophone est sorti de presse. Une photo du traditionnel choc entre Anderlecht et le Standard ornait la une : Hugo Broos enduel avec Eddy Voordeckers.
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Le premier numéro de Sport Magazine est paru il y a 35 ans, le 20 mars 1980. Jan Ceulemans faisait la une et le magazine, qui paraissait toutes les deux semaines, le jeudi, était consacré à l'EURO italien, tout proche. Onze mois plus tard, le 12 février 1981, le premier numéro francophone est sorti de presse. Une photo du traditionnel choc entre Anderlecht et le Standard ornait la une : Hugo Broos enduel avec Eddy Voordeckers. Sport Magazine publiait des photos en couleur, une rareté à l'époque, et a lancé différentes tendances, comme par exemple la cotation des joueurs à chaque match, copiée ensuite par les quotidiens, de même que la recherche des racines des joueurs et les grandes analyses dont nous avons été les précurseurs. L'histoire de notre magazine a longtemps été marquée par la quête de la bonne formule et de la bonne périodicité. Il y a eu des fusions, des reprises, notamment celle de Sport 67, fondé en 1967 par la NV Hoste, l'actuel De Persgroep, un magazine aux accents plus populistes. Le concept actuel a été trouvé au début 2000. La société a profondément changé en 35 ans, de même que le paysage journalistique, mais notre philosophie n'a pas changé : pas de comptes rendus rapides, pas d'adulation aveugle, pas de superficialité mais des informations fouillées, des faits, des histoires poignantes, humaines et profondes, de l'investigation et une profonde attention pour l'aspect visuel et la mise en page moderne. Naturellement, ce magazine a anticipé les évolutions, au fil de son histoire. Les journaux publiant des articles de plus en plus longs, nous devons faire preuve de créativité et d'inventivité pour vous surprendre semaine après semaine, cher lecteur. C'est un défi passionnant. Votre avis est essentiel. Ecrivez-nous, envoyez-nous un courriel, affûtez-nous. L'actualité reste le pilier de notre contenu, par exemple par le biais des suppléments que nous publions régulièrement, comme les pages spéciales consacrées cette semaine à Anderlecht. Un dossier surprenant, un coup d'oeil derrière le décor du champion. Le football a un caractère de plus en plus international. Nous nous intéressons de plus en plus souvent à ce qui se passe par-delà les frontières, ne serait-ce qu'à cause de l'exode des Diables Rouges. A l'avenir, nous allons encore plus prendre le pouls du football étranger de haut niveau, avec des reportages et des interviews exclusifs, sans toutefois perdre de vue la Jupiler League, qui est et reste la locomotive de notre football. Dans deux semaines, le mercredi 1er avril, nous publions un spécial play-offs, pour présenter la dernière ligne droite de cette compétition. Celle-ci s'annonce plus passionnante que jamais. Douze points séparent le premier du sixième, des points divisés par deux. Dimanche prochain, la finale de la Coupe entre le Club Bruges et Anderlecht constitue le prélude aux play-offs 1. Le week-end dernier, les Bleu et Noir ont parfaitement digéré leur match de Coupe d'Europe du jeudi contre le Besiktas. Ils ne doivent pas se plaindre de la lourdeur du calendrier. D'ailleurs, cela ne peut jamais constituer d'excuse car cela voudrait dire que les clubs ne peuvent plus ambitionner de joutes européennes. Il est bien plus intéressant et essentiel d'analyser pourquoi les clubs belges ont si souvent du mal à digérer trois matches par semaine alors que les footballeurs belges expatriés ne sont pas confrontés à cette problématique, comme l'a encore brillamment prouvé Kevin De Bruyne la semaine passée avec le VfL Wolfsbourg. Le Cercle Bruges reste sur un dimanche dramatique. Il a laissé filer un avantage de deux buts face au FC Malines dans les trois dernières minutes et il est donc condamné aux PO3. Abattu, Arnar Vidarsson a ensuite félicité ses joueurs pour leur engagement. Alors qu'ils venaient de perdre les pédales en fin de match. Animé d'un optimisme sidérant, il continue de protéger son groupe. Alors que les footballeurs qui sont incapables de gérer la pression n'ont rien à faire au plus haut niveau. PAR JACQUES SYSNouvelles tendances, anciennes valeurs.