"J'ai été très ému par l'importance que la presse sportive belge m'a accordé la semaine passée ", affirme Milan Jovanovic. " Et cela m'a fait réfléchir car la Belgique est mon deuxième pays... " Avant de s'envoler en direction d' Anfield Road, il s'est entraîné à Novi Sad (la ville natale de son épouse où il possède une maison), sous la surveillance d' Alexandar Jankovic, ex-coach de Lokeren.
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"J'ai été très ému par l'importance que la presse sportive belge m'a accordé la semaine passée ", affirme Milan Jovanovic. " Et cela m'a fait réfléchir car la Belgique est mon deuxième pays... " Avant de s'envoler en direction d' Anfield Road, il s'est entraîné à Novi Sad (la ville natale de son épouse où il possède une maison), sous la surveillance d' Alexandar Jankovic, ex-coach de Lokeren. " Le téléphone n'a pas arrêté de sonner. J'ai eu des centaines d'appels de tous les horizons mais j'ai rarement décroché : j'avais besoin de calme pour faire le point sur mes idées et mes plans d'avenir. " Il y a deux semaines, Benfica et le Sporting de Lisbonne, probablement tuyautés par Lucien D'Onofrio, ont toqué à sa porte : " Oui mais, à ce moment-là, ces clubs ne semblaient pas avoir les moyens de boucler ce dossier. " Il fut aussi question de Schalke 04 : " C'est une des institutions de la Bundesliga qui m'a approché quand je jouais au Standard. Mais récemment, je n'ai eu aucun contact avec Schalke. " Par contre, Lille, qui doit renforcer son équipe (départ de Gervinho à Arsenal, Adil Rami à Valence et Yohan Cabaye à Newcastle) et a de l'argent, a flairé le coup : " Leur discours est attirant ; Lille fera à nouveau la course en tête dans son championnat et est directement qualifié pour les poules de la Ligue des Champions. C'est quand même la plus belle scène européenne... " Puis, et surtout, il y a Anderlecht en pole position. Jova sait que les Mauves sont bleus de lui, qu' Olivier Deschacht a souhaité sa venue sur son twitter. Enfin, Dominique D'Onofrio a même déclaré à la presse que " Jova conviendrait parfaitement à Anderlecht. " Et Jova ajouta même la semaine passée : " Ma femme adore Bruxelles et me pousse à revenir en Belgique où je n'ai qu'une offre. " On sait qu'Anderlecht cherche une solution pour son flanc gauche. " Je reste sous le charme de ma rencontre avec MM. Roger VandenStock et Herman Van Holsbeek au Qatar ", rappelle-t-il. " Ils étaient là pour affaires et j'avais été opéré du ménisque (petit nettoyage) par le docteur Nebojsa Popovic. Le dossier a suivi son cours. " Anderlecht a chargé l'agent de joueurs Dejan Veljkovic de boucler ce transfert : " Pour moi, c'est fait à 99 %. Il y a eu un coup de foudre. Anderlecht le veut absolument et Jova a toujours eu beaucoup d'estime pour les Mauves. Tout le monde l'aime à Anderlecht. Ce club fera le maximum pour lui. Il ne reste plus que des détails à régler... " Des détails ? En début de semaine, Jova est rentré à Liverpool où il est toujours sous contrat : " Il n'y a pas de secret dans ce genre de situation : la direction des Reds ne compte plus sur moi, m'écartera du noyau A pour me mettre la pression et m'obliger à trouver un autre club. Liverpool est prêt à trouver une solution financière. "Jova y gagne 50.000 euros par semaine et, à ce niveau-là, de tels clubs versent généralement la moitié du contrat restant (deux ans dans ce cas-ci) au joueur qui change d'air. Et cet arrangement signifie que le joueur est alors à portée de la bourse d'un club comme Anderlecht. Alors, qu'est-ce qui coinçait en fin de semaine passée ? Jova craignait quand même un peu que ce transfert ne rallume la guerre entre Anderlecht et le Standard : " Je n'aimerais pas être le déclencheur d'une nouvelle tension car je respecte le football belge. "Dejan Veljkovic l'a rassuré : " Non, tout le monde apprécie trop Jova à Bruxelles et à Liège. Le Standard n'est plus le Standard que Jova a connu. La direction a changé et Jelle Van Damme joue désormais à Sclessin. De plus, et c'est important : Milan n'a pas à choisir entre Anderlecht et le Standard. Anderlecht lui a fait une proposition, pas le Standard... " PAR PIERRE BILIC - PHOTO: REPORTERS" Ma femme adore Bruxelles et me pousse à revenir en Belgique "