C'est Pape Diouf qui, président de l'Olympique Marseille, un poste qu'il a occupé de 2005 à 2009, a confié le poste d'entraîneur à Eric Gerets puis à Didier Deschamps, qui lui a offert le titre. Diouf n'a pu le fêter : quelques jours après l'embauche de l'actuel sélectionneur de la France, il a été démis de ses fonctions. Diouf a été le premier président d'origine africaine d'un grand club français. Ce poste a été le couronnement d'une carrière plutôt polyvalente.

Pape Diouf a été le premier président d'origine africaine d'un grand club français.

Sa vie est digne d'un film : intelligent, cultivé, disert, de gauche, catholique dans un pays à majorité musulmane, il s'est senti chez lui partout où il est allé. Né au Tchad, il a été élevé par son oncle puis a migré à Dakar. Son père l'a ensuite expédié en France pour servir dans l'armée, mais au lieu de rejoindre Avignon, il s'est attardé à Marseille. Il y a travaillé comme journaliste au quotidien communiste La Marseillaise. En suivant l'OM, il a fait la connaissance de son gardien, Joseph-Antoine Bell, qui l'a introduit auprès des autres joueurs.

Diouf est ainsi devenu manager. Son portefeuille comprenait les vedettes de l'époque : Bell, le numéro un du Cameroun, mais aussi Basile Boli, Marcel Desailly, Abedi Pélé, Fréderic Kanouté, le jeune Samir Nasri et Didier Drogba. Bref, il était puissant.

De là, il n'y avait qu'un pas pour tenter sa chance comme dirigeant. Luciano D'Onofrio ne nous contredira pas. Comme le Liégeois, Diouf a accepté la mission que lui a confié Robert Louis-Dreyfus. D'Onofrio a rejoint le Standard, Diouf l'OM. Il a débuté au poste de manager sportif en 2004 et a accédé à la présidence en 2005. Elle a pris fin en 2009, l'année du décès de Louis-Dreyfus. Il n'a pas remporté de titre, mais a engagé l'entraîneur qui a conduit Marseille, en 2010, à son premier sacre depuis 1992.

C'est Pape Diouf qui, président de l'Olympique Marseille, un poste qu'il a occupé de 2005 à 2009, a confié le poste d'entraîneur à Eric Gerets puis à Didier Deschamps, qui lui a offert le titre. Diouf n'a pu le fêter : quelques jours après l'embauche de l'actuel sélectionneur de la France, il a été démis de ses fonctions. Diouf a été le premier président d'origine africaine d'un grand club français. Ce poste a été le couronnement d'une carrière plutôt polyvalente. Sa vie est digne d'un film : intelligent, cultivé, disert, de gauche, catholique dans un pays à majorité musulmane, il s'est senti chez lui partout où il est allé. Né au Tchad, il a été élevé par son oncle puis a migré à Dakar. Son père l'a ensuite expédié en France pour servir dans l'armée, mais au lieu de rejoindre Avignon, il s'est attardé à Marseille. Il y a travaillé comme journaliste au quotidien communiste La Marseillaise. En suivant l'OM, il a fait la connaissance de son gardien, Joseph-Antoine Bell, qui l'a introduit auprès des autres joueurs. Diouf est ainsi devenu manager. Son portefeuille comprenait les vedettes de l'époque : Bell, le numéro un du Cameroun, mais aussi Basile Boli, Marcel Desailly, Abedi Pélé, Fréderic Kanouté, le jeune Samir Nasri et Didier Drogba. Bref, il était puissant. De là, il n'y avait qu'un pas pour tenter sa chance comme dirigeant. Luciano D'Onofrio ne nous contredira pas. Comme le Liégeois, Diouf a accepté la mission que lui a confié Robert Louis-Dreyfus. D'Onofrio a rejoint le Standard, Diouf l'OM. Il a débuté au poste de manager sportif en 2004 et a accédé à la présidence en 2005. Elle a pris fin en 2009, l'année du décès de Louis-Dreyfus. Il n'a pas remporté de titre, mais a engagé l'entraîneur qui a conduit Marseille, en 2010, à son premier sacre depuis 1992.