Quand on écrit ton nom sur Google, tu sais ce qu'on trouve ?

Je crois deviner...
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Je crois deviner... J'ai boxé en Belgique jusqu'à 30 ans. C'était ma grande passion. Puis, j'ai arrêté. Mon épouse est d'origine brésilienne et j'ai alors commencé le jiu-jitsu brésilien, une pratique qui mêle des techniques de frappes et de judo. Cela tombait bien : à cette époque, je commentais le M.M. A (Mixed Martial Arts). Vu mon passé de boxeur, j'ai vite assimilé les principes. Au Brésil, j'ai eu la chance de devenir quatre fois champion du monde en vétérans. Oui, car les combattants ont beaucoup de mérites. Ils se sacrifient énormément pour des carrières vécues dans l'anonymat. La Belgique a perdu la culture de la boxe depuis les années 80 et l'arrêt de Jean-Marc Renard. La Fédération vit un peu dans l'immobilisme. C'est dommage, notamment pour des gars comme Alexandre Miskirtchian, qui est champion d'Europe. C'est pareil en judo : on en parle surtout quand c'est les JO. La boxe est pourtant un des sports les plus télégéniques : il y a une mise en scène, un focus sur le côté primitif et bestial de l'être humain, etc. Un tournage avec Réginal Goreux, dans une salle de sport à un kilomètre du stade d'Anderlecht. Comme il est fan de sports de combat, on lui a donné un kimono, une ceinture et on l'a mis aux prises avec deux ceintures noires de jiu-jitsu brésilien. Même s'il a un peu valsé, il s'est beaucoup amusé. On aurait dit un gamin dans un magasin de jouets ! Le champion brésilien de M.M. A Wanderlei Silva. Physiquement, c'est un monstre, on dirait un pitbull. Il mettait tous ses adversaires K.O. On l'a rencontré à Londres. Il assistait à une réunion dans une salle à côté du stade de Wembley. Il y avait une file de 300 personnes rien que pour lui ! Quand on lui a demandé une interview, il nous a demandé de patienter car il voulait s'occuper de ses fans. Il a pris le temps d'accorder une attention à tout le monde. On a attendu environ trois heures mais cela valait la peine d'assister à cette osmose entre lui et son public. Gaëtan Englebert. J'étais au stade de Bruges et je lui ai demandé une interview. Il m'a donné rendez-vous à l'extérieur. Il est sorti une heure plus tard, m'a annoncé qu'il n'avait pas le temps et il est parti avec Dany Verlinden ! On m'avait dit que c'était un gars accessible. Il était sans doute dans un mauvais jour... L'un des derniers matches d'Arsenal à Highbury, en 2006. C'était contre Tottenham, le rival historique. Les deux clubs étaient en lutte pour une place en Champions League. Commenter là-bas était toujours spécial car on était installé sur une petite passerelle entre deux tribunes, à proximité du terrain. Les Spurs menaient 0-1 mais Thierry Henry a égalisé. Le stade a explosé. Si on avait enregistré les secousses avec un sismographe, je suis sûr qu'on aurait atteint une bonne mesure !