On l'avait déjà enterré en pensant que ses problèmes physiques allaient l'obliger à mettre un terme à sa carrière. Il a su attendre le bon moment pour réapparaître. A 34 ans et après trois opérations du genou, Zvonko Milojevic est revenu plus fort que jamais entre les perches de Lokeren. Ce mois-ci aurait pu sacrer la régularité et l'opportunisme de Nicolas Frutos. Mais l'Argentin d'Anderlecht a trouvé sur son chemi...

On l'avait déjà enterré en pensant que ses problèmes physiques allaient l'obliger à mettre un terme à sa carrière. Il a su attendre le bon moment pour réapparaître. A 34 ans et après trois opérations du genou, Zvonko Milojevic est revenu plus fort que jamais entre les perches de Lokeren. Ce mois-ci aurait pu sacrer la régularité et l'opportunisme de Nicolas Frutos. Mais l'Argentin d'Anderlecht a trouvé sur son chemin plus fort que lui. Et ce n'est pas un hasard si la formidable aventure du mois de mars s'est terminée pour Milojevic, vendredi à Anderlecht, où il a de nouveau mis en échec toutes les tentatives mauves alors que Frutos s'avouait définitivement vaincu, en sortant du terrain en boitillant. Milojevic revit et le fait savoir. Ce mois-ci, cela a commencé contre Bruges où il a signé la prestation parfaite au point de se voir décerner dans notre Top Foot la cote de 10 sur 10. Du jamais vu ! Une semaine plus tard, il récidivait en privant le Standard d'une victoire. Et pour ne pas faire de jaloux dans la course au titre, il empêchait enfin Anderlecht de se sortir de ce piège waeslandien. Celui qui était considéré comme le Poulidor des gardiens du temps de sa période anderlechtoise (1997-2003) puisqu'il fut la doublure de Filip De Wilde, Geert De Vlieger et Daniel Zitka, a su sortir de l'ombre et renouer avec ses glorieuses années. Celles de sa période passée à l'Etoile Rouge Belgrade. A l'époque, il portait le brassard de capitaine et côtoyait des joueurs aussi illustres que Dragan Stojkovic, Sinisa Mihajlovic ou Darko Kovacevic. Il remporta quatre titres et la Coupe Intercontinentale en 1992 (il était encore à l'armée quelques mois plus tôt lorsque l'Etoile Rouge avait remporté la Coupe des Champions). Finalement, il choisissait de migrer vers Anderlecht en 1997-1998, attiré par le discours de René Vandereycken. Mais ce fut un statut de remplaçant qui l'accueillit au Parc Astrid. En 2001, alors que De Wilde se blessait, il recevait sa chance mais une gaffe monumentale, en Ligue des Champions face à Leeds, allait sceller son sort de titulaire. C'est finalement Lokeren qui l'attira pour se refaire une santé. Si on peut dire ; ... car ce sont plutôt des pépins physiques qui émaillèrent jusqu 'ici son séjour lokerenois. S. VANDE VELDE