Au surlendemain de la probante victoire du YRFC Malines contre le Club de Bruges, nous avons rendez-vous avec Aleksandar Jankovic. Les journaux sont élogieux à son égard et louent le football que son équipe pratique. Mais, dans un premier temps, le coach serbe des Rouge et Jaune n'a pas trop envie de s'épancher. Après la victoire initiale contre le Racing Genk, il avait aussi reçu des louanges dans la presse. Mais les critiques allaient suivre, suite à des défaites contre Gand, Courtrai et Ostende. " Contre le Club de Bruges, ce sont des détails qui ont fait pencher la balance en notre faveur ", affirme-t-il. " Pour obtenir un bon résultat, il faut parfois un peu de chance. Dans les matches précédents, ces mêmes détails avaient joué en notre défaveur. "
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Au surlendemain de la probante victoire du YRFC Malines contre le Club de Bruges, nous avons rendez-vous avec Aleksandar Jankovic. Les journaux sont élogieux à son égard et louent le football que son équipe pratique. Mais, dans un premier temps, le coach serbe des Rouge et Jaune n'a pas trop envie de s'épancher. Après la victoire initiale contre le Racing Genk, il avait aussi reçu des louanges dans la presse. Mais les critiques allaient suivre, suite à des défaites contre Gand, Courtrai et Ostende. " Contre le Club de Bruges, ce sont des détails qui ont fait pencher la balance en notre faveur ", affirme-t-il. " Pour obtenir un bon résultat, il faut parfois un peu de chance. Dans les matches précédents, ces mêmes détails avaient joué en notre défaveur. " Aleksandar Jankovic : Ce match représentait un grand défi pour moi, car Bruges est capable de jouer de différentes manières et est très difficile à contrer. On constate chez les Bleu et Noir beaucoup d'animation offensive dans le dernier tiers du terrain. Beaucoup de mouvements, beaucoup de courses intelligentes, beaucoup d'accélérations. Face à eux, il est indispensable de rester compact durant 90 minutes et de rester focalisé sur les tâches défensives, afin de laisser le moins d'espaces possibles dans lesquels peuvent s'infiltrer leurs attaquants ou leurs médians. Pour nous, c'était un challenge à la fois tactique et physique. Lorsque j'analyse les statistiques de la rencontre, je suis très satisfait de la manière dont nous l'avons relevé. Ceux qui me permettent de définir si, tactiquement, nous étions bien en place ou pas. Avons-nous su couper les lignes de passes et réduire les espaces là où nous le voulions ? Si on constate, après coup, que l'adversaire n'a su combiner que 2 ou 4 fois au lieu de 15 ou 25 fois habituellement, on peut en déduire que l'on a bien travaillé. Les aspects sur lesquels j'insiste sans relâche, quel que soit l'opposant, sont : l'organisation, le jeu compact et les mouvements sans ballon, afin d'offrir différentes options au porteur du ballon. En termes de déplacements, il y a des principes qu'il faut toujours respecter afin d'aider un partenaire, mais je laisse aussi aux joueurs le possibilité de laisser libre cours à leur inspiration. Ce sont les décisions qu'ils prennent dans ces cas de figure qui influent sur le résultat d'une rencontre. Après cette victoire, j'aurais pu me pousser du col et déclarer que j'avais tout bien préparé. Dire aussi que j'avais senti que c'était le bon moment pour titulariser Dalibor Veselinovic et AlessandroCordaro, que je savais qu'ils marqueraient. Mais c'est trop facile de se vanter après une victoire. Que se serait-il passé si ce ballon de NikolaStorm avait atterri au fond de nos filets au lieu de s'écraser sur la barre transversale ? Je préfère me taire. Un coach doit toujours se remettre en question. Je suis aussi exigeant avec moi-même qu'avec n'importe lequel de mes joueurs. Je suis aussi plus dur avec moi-même que le plus dur des journalistes peut l'être envers moi. Pour préparer un match, je continue à faire confiance à mes propres analyses et pas à celles des journalistes. (il rit) J'ai déclaré que, contre une grande équipe comme Bruges, nous pouvions nous aussi êtres grands. Car nous les avons battus à notre façon au terme d'un match équilibré durant lequel nous avons fait jeu égal avec eux dans tous les domaines. Mais après, il faut prouver que l'on est capable de se remettre en question chaque semaine. Malines ne doit pas seulement être un casse-tête pour les ténors. Il doit aussi être un enfer pour les autres, en toutes circonstances. L'envie, la mentalité, l'organisation et la discipline doivent être présentes constamment. Une bonne saison se remarque aussi à la manière dont on prépare un match et à celle dont on réagit pendant un match. C'est mon défi, car beaucoup dépend de moi également. Ce qui s'est passé est triste, car c'est purement de la politique. La réalité géographique est que nous resterons toujours vivre les uns à côté des autres, et le plus absurde, c'est que vingt ans après la guerre catastrophique qui nous a séparés, nous sommes sur le point d'être réunifiés sous l'égide de l'Union européenne. Ce qui engendrerait une réouverture des frontières et une nouvelle cohabitation. C'est le comble de l'absurdité. Personnellement, en tant qu'homme, je ne dresse aucune frontière entre les gens. Lorsque la guerre a éclaté en Yougoslavie alors que j'avais 19 ans, j'ai fait mes valises et je suis parti en Australie. Le ballon m'a ensuite conduit dans toutes les parties du monde. C'est ainsi que j'ai appris à respecter les gens, quels qu'ils soient, et à me respecter moi-même. Et c'est aussi ce que j'enseigne à mes enfants. Non, pas du tout. En fait, je n'aime pas trop le changement. C'est difficile à croire lorsqu'on consulte mon CV, mais c'est la réalité. Si j'ai beaucoup bougé, c'est parce que j'avais décidé de suivre SlavoMuslin comme assistant. Mais après ces six années, j'ai opté pour la stabilité. ?PAR CHRISTIAN VANDENABEELE - PHOTO: BELGAIMAGE/KETELS" Je reste toujours fidèle à moi-même. "