En 2003, l'Australien Josip Skoko (29 ans) a quitté le RC Genk, après trois ans et demi, pour Gençlerbirligi. Durant sa première saison, le médian a perdu la finale de la Coupe 4-0 face au Besiktas. En championnat, il n'a terminé que dixième. La situation s'aggrave à Ankara et Skoko songe à relever un autre défi.
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En 2003, l'Australien Josip Skoko (29 ans) a quitté le RC Genk, après trois ans et demi, pour Gençlerbirligi. Durant sa première saison, le médian a perdu la finale de la Coupe 4-0 face au Besiktas. En championnat, il n'a terminé que dixième. La situation s'aggrave à Ankara et Skoko songe à relever un autre défi. Josip Skoko : Que voulez-vous ? Nous en sommes à notre troisième entraîneur cette saison. Début octobre, Erdogan Arica a été remplacé par Oguz Cetin. Celui-ci a été viré à la Noël, après notre défaite 1-0 contre Gaziantepspor en Coupe et trois revers de rang en championnat. Ziya Dogan nous entraîne maintenant. Nous espérions une tout autre saison. Nous essayons de limiter la casse mais ce n'est pas marrant. Le club songe à la saison prochaine. Nous espérons quand même arriver aux environs de la cinquième place mais même cet objectif semble irréaliste. Le succès aveugle. Comme nous étions européens, certains dirigeants ont cru que nous pouvions rivaliser avec les grands clubs. Nous avions cinq ou six nouveaux dont nous pensions qu'ils constitueraient chacun un plus. J'ai rapidement compris qu'une cinquième ou sixième place serait le maximum à atteindre. Ce club peut tout au plus espérer une qualification pour la Coupe UEFA mais pour ça, il faut un brin de régularité et une quatrième place. On en est loin. Non. La direction est fanatique, elle se fixe sur les résultats. Dès qu'ils sont décevants, c'est la panique et on vire l'entraîneur. Peut-être est-ce typiquement turc. Le sang chaud du sud, hein... Pas du tout. Tout dépend de la philosophie de l'entraîneur. Si sa vision ne correspond pas aux possibilités de l'équipe, c'est pénible. Je parle d'expérience puisque je travaille avec le même homme, maintenant. Je ne trouve pas facilement mes marques dans son système. Ziya Dogan est passionné, il veut une concentration totale et tente de presser l'adversaire dans son camp. Il travaille peu l'aspect footballistique, au contraire de la Belgique, où je me suis toujours senti bien. C'est l'objectif, en théorie mais la pratique n'y correspond pas. En plus, nous changeons trop d'occupation de terrain : une fois, nous jouons en 4-4-2, une autre fois en 3-5-2. C'est embêtant car j'aime que les choses soient claires. Il devient difficile d'éprouver du plaisir sur le terrain, d'autant que nous n'avons guère de chance de remporter un prix. C'est une sérieuse possibilité car la manière dont nous jouons pour l'instant ne me plaît vraiment pas. Cela devient dur, physiquement et mentalement. Mais je suis sous contrat jusqu'en 2007. Tout dépend de ce que le club et l'entraîneur veulent. S'ils ont vraiment besoin de moi, je resterai. Un peu plus de confiance de la part de l'entraîneur serait la bienvenue. En effet. Nous ne nous étions plus qualifiés depuis 1974. C'est la dernière chance de ma génération. Mais si nous gagnons, nous devons encore éliminer le cinquième pays sud-américain. Heureusement, en juin, nous participons à la Coupe des Confédérations. Nous affrontons l'Allemagne, l'Argentine et la Tunisie. Ce sera une bonne préparation. Ce sera une aventure intéressante. Il va bien s'amuser. La mentalité est bonne mais il devra tenir compte du niveau moindre de ce nouveau championnat professionnel et de ses maux de croissance. JJe ne suis pas surpris que la vision de Bernd Thijs ne correspondait pas à celle de Dogan. Je travaille avec le même homme, maintenant.