1 Ken Choo, le bras droit de Vincent Tan, a franchi la Manche au début du championnat et il est sorti jusqu'aux petites heures après le succès de Courtrai contre le Standard. On l'a surnommé Ket Chaud. Cherchait-il des investisseurs pour construire un stade ?
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1 Ken Choo, le bras droit de Vincent Tan, a franchi la Manche au début du championnat et il est sorti jusqu'aux petites heures après le succès de Courtrai contre le Standard. On l'a surnommé Ket Chaud. Cherchait-il des investisseurs pour construire un stade ? J'ai invité Ken Choo et Matthias Leterme chez moi ce vendredi-là. Il est très enthousiaste au sujet de Courtrai, des Courtraisiens et de l'esprit d'entreprise qui règne dans la région. Ken Choo se plaît à Courtrai et ça se voit dans les moindres détails. Il se sent adopté. N'est-il pas compréhensible qu'après cette belle victoire, il ait visité Courtrai au clair de lune ? Qu'y a-t-il de plus agréable que de savourer une victoire en prenant un verre entre amis ? 2 L'entraîneur est au centre de son équipe sur quinze photos. Sur le cliché de Courtrai, c'est le président qui est au milieu. L'entraîneur est sur le côté. Avez-vous envie de vous profiler, après avoir perdu les élections fédérales ? Joseph Allijns rit : Ça doit être ça ! Chaque année, l'attaché de presse attribue la place de chacun en concertation avec le staff technique. C'est lui qui a choisi la place de l'entraîneur. C'est dans la ligne de son approche : calme, maîtrisé, discret mais décidé. Ceci dit, la photo officielle ne sera prise qu'en septembre, à l'issue de la période des transferts, et parfois, elle est prise sans le président ! Après 14 ans à ce poste, je n'ai de toute façon plus besoin de me profiler. 3 Récemment, vous avez qualifié le dynamisme et le succès de Brustor, un des fidèles sponsors du club, de trait flandrien. Pourquoi alors vendre un club flandrien à un Malaisien ? Les parts du club sont maintenant aux mains de Tan Sri Vincent Tan, un Malaisien. So what ? Allons-nous faire de la discrimination ? L'offre était accessible à tout le monde et on peut difficilement prétendre que le prix demandé était rédhibitoire pour des sociétés belges. En plus, je constate que tous les gouvernements de ce pays consentent de gros efforts et entreprennent de longs voyages pour courtiser des investisseurs étrangers. La critique est incorrecte, fondamentalement et intellectuellement. A part ça, rien n'a changé au sein du club. La gestion de ces dernières années, appuyée sur des caractéristiques flandriennes, est la même : sobriété, labeur, sens de l'économie. On réfléchit avant de dépenser le moindre euro. 4 La construction d'un nouveau stade à Courtrai mettrait-elle fin aux idées de fusion pour créer un club flandrien capable de rivaliser avec le Club Bruges ? D'abord, je veux préciser que nous avons décidé de commander une étude sur la construction éventuelle d'un stade. Elle doit former une base pour convaincre toutes les personnes intéressées : propriétaires ancien et nouveau, ville, co-investisseurs, supporters, de la nécessité d'une rénovation en profondeur ou d'un nouveau stade. On ne peut convaincre les gens qu'avec un plan business transparent et détaillé. L'Essevee aménage son stade et Courtrai prend une initiative. Donc, une fusion n'est pas à l'ordre du jour. Je suis conscient que la présence d'un seul club dans la région offrirait davantage de possibilités mais les deux clubs ont prouvé ces dernières années qu'ils étaient parfaitement viables. Et même plus que ça. 5 Début mai, après le match de PO1 au Standard, vous avez promis aux supporters de leur rembourser le trajet. La semaine dernière, plusieurs d'entre eux m'ont demandé de vous le rappeler. Aviez-vous oublié ? Il y a deux semaines, j'ai convenu avec John Martin, le président de l'association des clubs de supporters, de remettre l'argent le 22 septembre au café Wielsbeke.PAR CHRISTIAN VANDENABEELE