1 Ostende à une des six premières places à la fin de la phase classique, c'est une blague ?

" Notre classement, c'est une surprise totale. Pour tout le monde. Et d'abord pour nous-mêmes. Quand on a vu le début de calendrier, avec notamment des matches contre Anderlecht et le Standard, on s'est dit que si on gagnait un ou deux de nos cinq premiers matches, ce serait parfait. On en a gagné quatre et on a battu les deux grands. Un classement, ça ne ment pas. Si on est là, c'est parce qu'on le mérite. On n'a pas la meilleure équipe, simplement une bonne équipe. Mais surtout une équipe où tout le monde s'arrache pour le gars d'à côté. Je ne vais pas citer de noms, mais je vois des adversaires où pas mal d...

" Notre classement, c'est une surprise totale. Pour tout le monde. Et d'abord pour nous-mêmes. Quand on a vu le début de calendrier, avec notamment des matches contre Anderlecht et le Standard, on s'est dit que si on gagnait un ou deux de nos cinq premiers matches, ce serait parfait. On en a gagné quatre et on a battu les deux grands. Un classement, ça ne ment pas. Si on est là, c'est parce qu'on le mérite. On n'a pas la meilleure équipe, simplement une bonne équipe. Mais surtout une équipe où tout le monde s'arrache pour le gars d'à côté. Je ne vais pas citer de noms, mais je vois des adversaires où pas mal de types jouent d'abord pour eux. Aller aux play-offs serait un exploit retentissant, mais si on continue comme on a commencé, ça peut le faire. " " C'est incomparable mais je retiens qu'Ostende fait des gros efforts pour avancer, pour être plus pro. Des joueurs qui étaient ici il y a deux ans me disent qu'ils devaient alors s'entraîner à plusieurs endroits différents et parfois sur des terrains qui ne ressemblaient à rien. Aujourd'hui, on a une pelouse nickel pour travailler toute la semaine. " " On a ici deux boss exubérants, mais c'est une exubérance différente. Marc Coucke aime le foot, pour lui c'est un big fun. C'est la première fois de ma vie que je vois un président qui chante et qui danse après les victoires. Mais au moins, il attend la fin des matches pour se déchaîner. Abbas Bayat avait un amour énorme pour le foot et il l'aimait tellement qu'il n'arrivait pas à gérer les matches. On l'entendait hurler, on le voyait gesticuler, on observait ses engueulades avec les arbitres. Ça dérapait. " " Faire le trajet Standard - Anderlecht, déjà, ce n'est jamais simple. Pendant l'été, toute la lumière a été sur lui. Il faut pouvoir gérer ça. Un conseil ? Qu'il continue à travailler. Qu'il bosse encore plus que ce qu'il a fait depuis son transfert. Et qu'il reprenne du plaisir. Ses sensations de buteur finiront bien par revenir. " " Oui, ça a été compliqué en Allemagne. J'étais à peine arrivé que le directeur sportif, Klaus Allofs, est parti à Wolfsburg. Ça ne m'a pas aidé. La première fois que j'ai commencé un match, j'ai marqué. Oui, mon seul but... Après ça, je n'ai plus joué que des petits morceaux de matches. A la fin de cette saison-là, j'ai été repris pour la Coupe des Confédérations et j'y ai joué contre l'Espagne et l'Uruguay. J'avais un objectif bien clair : aller à la Coupe du Monde au Brésil. C'est pour ça que je suis parti en Turquie. Il me fallait du temps de jeu pour être sélectionnable. Mais je me suis blessé gravement quelques mois avant le Mondial, mon rêve est tombé à l'eau en un jour. Et pour ce qui est de mon expérience turque... Au début, j'ai beaucoup aimé... le soleil. L'ambiance était bonne. Puis les problèmes ont commencé, ce n'était pas très pro. Il fallait bosser deux mois pour toucher un mois de salaire... " PAR PIERRE DANVOYE" Marc Coucke est mon deuxième président exubérant après Abbas Bayat. Il attend au moins la fin des matches pour faire le show, Bayat le faisait déjà pendant... " JOSEPH AKPALA