1 Les coaches ont commencé à sauter en championnat de Belgique. Tu es occupé à peaufiner ton CV ?

Je ne suis pas à la chasse ! Et je n'envoie pas de CV. Je n'ai même pas d'agent attitré qui me recommanderait ici ou là, alors que ce serait sans doute plus facile si j'en avais un, vu que les agents font de plus en plus le marché aujourd'hui. Ce championnat est un carrousel, ce sont souvent les mêmes noms qui reviennent, qui tournent. De temps en temps, il y a une exception, un nouveau venu comme René Weiler à Anderlecht. Je suis conscient qu'en ayant accumulé les expériences à l'étranger, on m'a un peu oublié, je suis tombé du carrousel. Mais je suis prêt à remonter dessus à tout moment.
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Je ne suis pas à la chasse ! Et je n'envoie pas de CV. Je n'ai même pas d'agent attitré qui me recommanderait ici ou là, alors que ce serait sans doute plus facile si j'en avais un, vu que les agents font de plus en plus le marché aujourd'hui. Ce championnat est un carrousel, ce sont souvent les mêmes noms qui reviennent, qui tournent. De temps en temps, il y a une exception, un nouveau venu comme René Weiler à Anderlecht. Je suis conscient qu'en ayant accumulé les expériences à l'étranger, on m'a un peu oublié, je suis tombé du carrousel. Mais je suis prêt à remonter dessus à tout moment. Pas du tout. Il ne faut pas comparer ce projet à d'autres initiatives exotiques qu'on a vues dans certains clubs belges. A Eupen, on a des connaisseurs du foot qui ont des moyens financiers. Ce ne sont pas des hommes d'affaires qui n'y connaissent rien en sport. Avec un homme fort qui a travaillé au Barça et un autre qui était responsable de l'Aspire Academy, ils peuvent voir venir. Ils ne se sont jamais impatientés, même quand l'équipe n'est pas montée directement en D1. C'est un projet sur le long terme, ce n'est pas fini. Aucun contact ! Mais Yuri Selak est liégeois, moi aussi, on se connaît assez bien, on s'est croisés autrefois en Provinciales, donc on a vite fait l'amalgame. J'ai déjà eu un contact avec Mouscron, c'était au moment où je pouvais partir pour la deuxième fois à Charlton, j'avais fait un choix. Bien sûr. Arriver avant le début d'une saison, dans un club stable. Je n'ai jamais pu le faire. Et je garde la frustration de ne pas avoir pu rester à Charlton après avoir sauvé l'équipe. Ce n'était pas mentionné dans mon contrat, j'aurais dû y penser, je n'ai pas été malin sur ce coup-là ! Malgré les conditions de travail délicates, j'ai pris plein de plaisir en Angleterre. Là-bas, on respire, on transpire, on dort foot. Les stades sont pleins, l'engouement est immense, même en D2. Il y a tout ce qu'il faut, tous les jours, pour en faire un grand spectacle. J'ai côtoyé des personnalités comme Arsène Wenger et Roberto Martinez. Je garde de très bons souvenirs, malgré tout... En 2011-2012, j'y suis effectivement resté une saison entière... et je rappelle que j'avais moi-même décidé de quitter alors qu'il me restait un an de contrat. C'est rare de faire ça dans un club pareil... Ça restera peut-être un tournant de ma carrière. Le Qatar me proposait un projet intéressant, mon raisonnement n'était pas tellement financier parce que la différence de salaire n'était pas scandaleuse. Je n'étais pas entraîneur de club, hein ! Je travaillais pour une académie. Mais c'était vraiment tentant. Je pouvais travailler au quotidien avec Raúl et avec un préparateur venu de Manchester United. En plus, j'avais l'occasion d'emmener mon fils. Je ne regrette rien. Maintenant, faut-il un secret pour durer au Standard ? Il faut d'abord essayer de respecter tout et tout le monde : le club, son environnement, ses supporters. Ça n'avait pas mal fonctionné, on avait fait un parcours intéressant en Coupe d'Europe notamment. Il y avait un nouveau propriétaire, Roland Duchâtelet. Et on avait perdu subitement Axel Witsel, Christian Benteke et Eliaquim Mangala ! Maintenant, si tu me demandes d'expliquer les problèmes actuels... Le Standard est et reste un volcan. On a parlé d'un problème de mentalité chez les joueurs après l'élimination à Geel, la semaine passée. Je pense que la bonne mentalité doit transpirer de tous les étages du club. Et il faut laisser le temps à la nouvelle direction de trouver ses marques. PAR PIERRE DANVOYE" Mon départ volontaire du Standard restera peut-être un tournant de ma carrière. Je suis entre-temps tombé du carrousel. " JOSÉ RIGA