6H45

Le réveil sonne et se remanifestera dans cinq minutes. J'aimerais rester au lit mais le logo de Sotchi, que j'ai installé en face de mon lit, est une source de motivation efficace. Debout ! Douche, déjeuner, tasse de café. Indispensable. Puis je monte en auto, direction Turnhout, où m'attend un entraînement de quatre heures sur la glace et une heure d'entraînement sec.
...

Le réveil sonne et se remanifestera dans cinq minutes. J'aimerais rester au lit mais le logo de Sotchi, que j'ai installé en face de mon lit, est une source de motivation efficace. Debout ! Douche, déjeuner, tasse de café. Indispensable. Puis je monte en auto, direction Turnhout, où m'attend un entraînement de quatre heures sur la glace et une heure d'entraînement sec. Je m'échauffe puis je mets de la musique et je m'entraîne. Une heure et demie, c'est court. Je passe un contrôle chez le médecin car je ne peux me permettre de courir le moindre risque, aussi près des Jeux. J'ai un début de rhume et je dois passer à la pharmacie. Je mange un bout sur le pouce, à la maison, avant de partir pour Eindhoven. Je passe prendre ma soeur, qui est à l'école à Eindhoven, pour que nous puissions nous échauffer ensemble sur la piste. La séance débute à 13 heures et est très intense. On place l'accent sur le parcours long, qui n'était pas encore au point à Budapest. Je dois faire mieux à Sotchi. Après une séance d'une heure et demie, nous retournons en Belgique. Une pause à la maison, le temps d'avaler quelque chose, de se reposer puis retour à l'auto et à la piste de Turnhout. Je me dépêche de monter sur la glace. Je dois achever ma séance avant l'afflux des écoliers. Après trois quarts d'heure, il y a déjà trop de monde et je dois arrêter mais un autre entraînement m'attend chez le kinésithérapeute, avec une corde rouge. Cette corde pourvue d'élastiques permet de découvrir les points faibles de la chaîne musculaire et donc de les travailler. Après trois quarts d'heures, je suis vidé mais bon, no pain, no gain. Je suis enfin à la maison mais je dois encore m'astreindre à un court entraînement de récupération sur le vélo d'appartement. Ensuite, je m'installe dans un fauteuil devant la télévision. Je regarde un feuilleton facile à suivre, même quand je rate des épisodes. Au lit ! Demain, le réveil sonne à 6.45 heures... Je vais rêver d'une belle prestation à Sotchi, où j'espère atteindre la finale. Nous sommes 30 et 24 seront qualifiés pour la finale. Je voudrais tant me produire sur la grande patinoire... J'y ai beaucoup travaillé ces dernières semaines avec mes entraîneurs Carine Herrygers et Rik Didden (off-ice), la chorégraphe Shanetta Folle et le coach mental Anja Van Gompel. PAR CHRIS TETAERT