Jari Niemi n'en est encore qu'à ses premiers pas dans sa découverte de Liège et du Standard. Lorsque nous le rencontrons pour l'initier au jeu de la vérité, il vient à peine de terminer son tout premier entraînement avec les Rouches. Et, visiblement, l'attaquant finlandais n'a pas encore tous ses repères. Nous lui faisons par exemple remarquer que, dans quelques jours, les héros du Tour de France dérouleront leur coup de pédale devant l'hôtel du centre-ville où le Standard l'a installé. " Le Tour de France ici ? Ah bon "... Plus frappant encore... A notre question " Hannu Tihinen ou Gonzalo Sorondo ", il apporte cette réponse étonnante : " Sorondo ? C'est qui, celui-là ?" Simplement un de ses nouveaux coéquipiers !

Cet ange blond qui passe, au premier coup d'£il, pour un grand timide, a en tout cas montré de quel bois il se chauffait, au deuxième tour de la saison dernière, avec Mons. Découvrant notre championnat, il a été aligné dans tous les matches d'après mercato, a marqué quatre buts et distillé autant d'assists. Des statistiques qui, globalement, ne cassent pas des briques mais prennent toute leur valeur dans la philosophie ultra défensive et anti-spectacle de Sergio Brio. Niemi illustrait à merveille ce fameux concept de la pointe solitaire mais s'est plutôt bien tiré d'affaire.

Liège ou Bruxelles ?

Jari Niemi : Je peux difficilement choisir Liège. Je ne suis ici que depuis 24 heures et c'est la toute première fois que j'y mets les pieds. J'ai joué un match contre le Standard la saison dernière, mais c'était à Mons. Par contre, je connais un peu Bruxelles. J'y suis allé plusieurs fois. Les villes belges ne sont guère différentes des villes finlandaises. Elles me paraissent seulement moins calmes. A Tampere, il y a 250.000 habitants mais aucun stress. Et j'avoue que j'ai besoin de m'y ressourcer régulièrement. Je viens d'y passer cinq semaines et je me sens regonflé à bloc.

Nokia ou Eriksson ?

(Il se marre). Nokia, évidemment, puisque c'est ma ville natale. Mais Sven-Göran Eriksson, ce n'est pas mal non plus. J'ai beaucoup apprécié ce qu'il vient de faire à l'EURO avec l'Angleterre. En regardant tous ces matches de haut niveau, je rêve chaque nuit un peu plus de participer à un grand tournoi avec la Finlande. Plusieurs fois, mon pays est passé à un cheveu d'une qualification. Mais il a toujours manqué un petit quelque chose : la Finlande n'est encore jamais allée à un Championnat d'Europe ou une Coupe du Monde. Nous ne désespérons pas. Nous sommes conscients que notre progression est constante et il y aura bien un jour où ça marchera enfin. Peut-être pas encore en 2006, vu que nous sommes tombés dans un groupe terrible avec les Pays-Bas, la Tchéquie et la Roumanie. Mais bon, on ne sait jamais. Pourquoi la Finlande n'atteindrait-elle pas le niveau du Danemark ou de la Suède, des voisins qui rencontrent les mêmes problèmes climatiques que nous ? En tout cas, si la Finlande se qualifiait prochainement pour une grande compétition, j'espère bien être de la fête. Pour le moment, ça ne marche pas trop mal pour moi en sélection.

" Hannu Tihinen est le prototype des bons défenseurs scandinaves : grand, costaud et efficace "

Attaquant ou médian ?

Attaquant. Je ne joue devant que depuis trois ans, mais je ne voudrais plus reculer. Quand je jouais dans l'entrejeu, le plus souvent comme ailier, les sensations du buteur me manquaient. J'enviais secrètement ceux qui marquaient régulièrement et faisaient vibrer le stade. Aujourd'hui, je connais bien ces sensations si particulières et je ne pourrais plus m'en passer.

Standard ou Anderlecht ?

Désolé, mais le Standard n'est pas le numéro 1 en Belgique. Le leader, c'est Anderlecht et personne d'autre.

Hannu Tihinen ou Gonzalo Sorondo ?

Sorondo ? C'est qui, celui-là ?

Un défenseur du Standard...

Je ne connais pas encore grand monde, vous savez. Par contre, je sais très bien ce que vaut Tihinen. Nous jouons ensemble en équipe nationale. Sa réussite ne m'étonne pas du tout. Quand on a joué à West Ham, on a sa place dans beaucoup de clubs européens. Il est un peu le prototype des bons défenseurs scandinaves : grand, costaud et efficace.

Hockey sur glace ou athlétisme ?

Deux sports de légende en Finlande. Le hockey sur glace m'interpelle beaucoup plus que l'athlétisme. Chez nous, c'est le sport numéro 1, sans contestation possible.

Jari Litmanen ou Michael Laudrup ?

Deux très grands joueurs. Mais je prends évidemment Litmanen pour tout ce qu'il a apporté au football finlandais. C'est lui qui a ouvert la porte vers les grands championnats à un grand nombre de joueurs de mon pays. Il a réussi une carrière fantastique, mais s'il n'avait pas été contrarié par autant de blessures, il aurait encore pris une dimension supplémentaire. Pendant plusieurs saisons, il a été un des meilleurs acteurs de la Ligue des Champions. Aujourd'hui, il rejoue en Finlande, à Lahti, et il attire un nombre incroyable de spectateurs dans les stades.

Hôtel ou maison ?

Maison, évidemment. L'hôtel, c'est bien, mais seulement pour des périodes limitées. Je trouve terriblement important d'avoir son intimité, son chez soi. Quand j'étais à Mons, je n'ai pas dû rester trop longtemps à l'hôtel : le club m'a assez vite trouvé un appartement. Aujourd'hui, le Standard cherche pour moi. Je suis déjà impatient de faire ma valise.

" Si Moreira apporte autant au Standard que Wamberto à Mons, ça va faire mal "

Wamberto ou Moreira ?

Je dois encore découvrir Moreira, alors je choisis Wamberto. Et j'ajoute que, si Moreira apporte, la saison prochaine, autant de bonnes choses que Wamberto la saison passée à Mons, le Standard va faire mal et réussira à coup sûr un très bon championnat. On l'a déjà dit mille fois depuis quelques mois, mais ce qu'a fait Wamberto mérite le plus grand des coups de chapeau.

Remplacer Emile Mpenza ou jouer avec lui ?

J'aurais préféré jouer avec lui. Mais il est parti et il faudra que chaque joueur du Standard donne un peu plus que l'année dernière pour compenser son absence. Je refuse en tout cas qu'on me considère comme le successeur d'Emile. Je n'ai pas signé ici avec l'ambition de justifier un statut pareil. C'est impossible, d'abord parce que nous sommes trop différents. Et ce ne serait pas intelligent d'essayer de me mettre une pression pareille sur les épaules.

L'été en Finlande ou en Belgique ?

En Finlande. C'est magnifique. Great ! Pendant un mois, il fait clair 24 heures sur 24. Nos superbes lacs et nos immenses forêts restent éclairés en permanence : vous imaginez le spectacle ? Evidemment, il faut s'y faire. Pour le visiteur, c'est très difficile de trouver le bon rythme éveil-sommeil. J'ai eu des joueurs étrangers comme coéquipiers quand j'étais à Tampere, dont un Néo-Zélandais qui ne parvenait pour ainsi dire pas à fermer l'£il pendant toute cette période de clarté. Il était complètement déboussolé. Il m'avait résumé son problème : -Jari, c'est im-pos-sible de dormir ici...

Le rouge et blanc de Mons et du Standard ou le bleu et blanc de la Finlande ?

Le bleu et blanc. Normal : ce sont les couleurs du drapeau et de l'équipe de mon pays. Je ne suis pas spécialement patriote mais un match international est toujours très spécial. Non, je ne chante pas les paroles de notre hymne national avant les rencontres. Je les connais mais je suis trop concentré pour chanter...

" En voyant l'Italie ultra défensive à l'EURO, j'ai plus d'une fois pensé à Sergio Brio "

La Suède ou le Danemark à l'EURO ?

Le Danemark parce que les joueurs de cette équipe n'ont qu'une idée en tête : attaquer, attaquer, encore attaquer. Mais la Suède m'a aussi impressionné. Je m'attendais à ce qu'un de ces deux pays aille au deuxième tour en compagnie de l'Italie. Mais pas les deux. En voyant cette Italie ultra défensive, j'ai plus d'une fois pensé à Sergio Brio !

Mika Hakkinen ou Tommi Makinen ?

Hakkinen. Un gars bien, tout simplement. Tous les deux, on les trouve distants, détachés, froids. Mais en Finlande, tout le monde sait que ce n'est qu'une façade, que ces deux champions du sport automobile cherchent seulement à se préserver et à se concentrer au travers de ces traits figés.

Le plaisir sur le terrain ou le plaisir à la fin du mois ? Le spectacle ou les primes ?

Sans hésiter : le plaisir sur le terrain. Je préfère gagner moins d'argent mais m'amuser. C'est d'abord pour le fun que je fais ce métier. S'il y avait eu plus de plaisir dans le jeu de Mons, j'y serais resté. Mais Sergio Brio avait tranché dès son arrivée : Mons pratiquerait un jeu très défensif et il n'y avait pas à contester cette option. Quelques joueurs ont essayé de se rebeller, de lui faire comprendre qu'il devait être possible de proposer un foot plus positif. Mais il n'a rien voulu entendre. Cette tactique a peut-être été dictée par la situation de l'équipe au classement quand Brio l'a reprise en mains. Je n'en sais rien. Mais j'espère une chose pour les joueurs qui restent à Mons : un bon départ afin que Brio décide enfin de changer son fusil d'épaule, de remettre de la joie dans le jeu.

Thierry Henry ou Wayne Rooney ?

Pas photo : Henry. Pour moi, c'est le meilleur attaquant du monde. He's very exciting ! Il est beau à voir jouer. Très rapide et très technique à la fois. A côté de lui, Rooney est un pur travailleur, un footballeur obligé de bosser comme un fou de la première à la dernière minute pour compenser ses carences par rapport à Henry en vitesse de course et en technique pure.

La semaine des 25 heures ou la semaine des 50 heures ?

Les 25 heures. C'est largement suffisant pour être bon le week-end. Le régime qu'on nous imposait à Mons ne me convenait pas. C'est une autre explication de mon départ après six mois. Physiquement et mentalement, c'était difficile. Encore plus pour les joueurs qui ont des enfants et, du jour au lendemain, ne les voyaient pratiquement plus. Je n'ai jamais estimé nécessaire de rester au complexe d'entraînement du matin ou soir pour atteindre un bon niveau et avoir une relation de proximité avec ses coéquipiers. Certains footballeurs ont peut-être besoin d'être contrôlés en permanence mais je ne suis pas comme ça.

Manchester United ou Chelsea ?

Chelsea. A défaut d'Arsenal, qui est de loin mon équipe préférée dans le championnat qui me fait vraiment rêver. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais ressenti d'attirance particulière pour Manchester. Quand je parle comme ça, on me dit que je suis un gars bizarre. Sans doute. (Il rit).

Sergio Brio ou Dominique D'Onofrio ?

Je ne connais pas encore très bien Dominique D'Onofrio, mais il me semble plus marrant que Sergio Brio. Attention, je n'ai jamais eu de problèmes avec Brio, mais il est assez distant. Alors que, d'après ma première impression, D'Onofrio rigole tout le temps.

Père Noël ou Père Leone ?

Ah ah ah... Le Père Noël, évidemment. En Finlande, où il s'appelle Joulupukki, c'est une légende. La période de Noël est fantastique là-bas. Plus personne n'est triste, c'est la fête à tous les coins de rues.

Pierre Danvoye

" Thierry HENRY ? Very EXCITING "

Jari Niemi n'en est encore qu'à ses premiers pas dans sa découverte de Liège et du Standard. Lorsque nous le rencontrons pour l'initier au jeu de la vérité, il vient à peine de terminer son tout premier entraînement avec les Rouches. Et, visiblement, l'attaquant finlandais n'a pas encore tous ses repères. Nous lui faisons par exemple remarquer que, dans quelques jours, les héros du Tour de France dérouleront leur coup de pédale devant l'hôtel du centre-ville où le Standard l'a installé. " Le Tour de France ici ? Ah bon "... Plus frappant encore... A notre question " Hannu Tihinen ou Gonzalo Sorondo ", il apporte cette réponse étonnante : " Sorondo ? C'est qui, celui-là ?" Simplement un de ses nouveaux coéquipiers ! Cet ange blond qui passe, au premier coup d'£il, pour un grand timide, a en tout cas montré de quel bois il se chauffait, au deuxième tour de la saison dernière, avec Mons. Découvrant notre championnat, il a été aligné dans tous les matches d'après mercato, a marqué quatre buts et distillé autant d'assists. Des statistiques qui, globalement, ne cassent pas des briques mais prennent toute leur valeur dans la philosophie ultra défensive et anti-spectacle de Sergio Brio. Niemi illustrait à merveille ce fameux concept de la pointe solitaire mais s'est plutôt bien tiré d'affaire. Jari Niemi : Je peux difficilement choisir Liège. Je ne suis ici que depuis 24 heures et c'est la toute première fois que j'y mets les pieds. J'ai joué un match contre le Standard la saison dernière, mais c'était à Mons. Par contre, je connais un peu Bruxelles. J'y suis allé plusieurs fois. Les villes belges ne sont guère différentes des villes finlandaises. Elles me paraissent seulement moins calmes. A Tampere, il y a 250.000 habitants mais aucun stress. Et j'avoue que j'ai besoin de m'y ressourcer régulièrement. Je viens d'y passer cinq semaines et je me sens regonflé à bloc. (Il se marre). Nokia, évidemment, puisque c'est ma ville natale. Mais Sven-Göran Eriksson, ce n'est pas mal non plus. J'ai beaucoup apprécié ce qu'il vient de faire à l'EURO avec l'Angleterre. En regardant tous ces matches de haut niveau, je rêve chaque nuit un peu plus de participer à un grand tournoi avec la Finlande. Plusieurs fois, mon pays est passé à un cheveu d'une qualification. Mais il a toujours manqué un petit quelque chose : la Finlande n'est encore jamais allée à un Championnat d'Europe ou une Coupe du Monde. Nous ne désespérons pas. Nous sommes conscients que notre progression est constante et il y aura bien un jour où ça marchera enfin. Peut-être pas encore en 2006, vu que nous sommes tombés dans un groupe terrible avec les Pays-Bas, la Tchéquie et la Roumanie. Mais bon, on ne sait jamais. Pourquoi la Finlande n'atteindrait-elle pas le niveau du Danemark ou de la Suède, des voisins qui rencontrent les mêmes problèmes climatiques que nous ? En tout cas, si la Finlande se qualifiait prochainement pour une grande compétition, j'espère bien être de la fête. Pour le moment, ça ne marche pas trop mal pour moi en sélection. Attaquant. Je ne joue devant que depuis trois ans, mais je ne voudrais plus reculer. Quand je jouais dans l'entrejeu, le plus souvent comme ailier, les sensations du buteur me manquaient. J'enviais secrètement ceux qui marquaient régulièrement et faisaient vibrer le stade. Aujourd'hui, je connais bien ces sensations si particulières et je ne pourrais plus m'en passer. Désolé, mais le Standard n'est pas le numéro 1 en Belgique. Le leader, c'est Anderlecht et personne d'autre. Sorondo ? C'est qui, celui-là ? Je ne connais pas encore grand monde, vous savez. Par contre, je sais très bien ce que vaut Tihinen. Nous jouons ensemble en équipe nationale. Sa réussite ne m'étonne pas du tout. Quand on a joué à West Ham, on a sa place dans beaucoup de clubs européens. Il est un peu le prototype des bons défenseurs scandinaves : grand, costaud et efficace. Deux sports de légende en Finlande. Le hockey sur glace m'interpelle beaucoup plus que l'athlétisme. Chez nous, c'est le sport numéro 1, sans contestation possible. Deux très grands joueurs. Mais je prends évidemment Litmanen pour tout ce qu'il a apporté au football finlandais. C'est lui qui a ouvert la porte vers les grands championnats à un grand nombre de joueurs de mon pays. Il a réussi une carrière fantastique, mais s'il n'avait pas été contrarié par autant de blessures, il aurait encore pris une dimension supplémentaire. Pendant plusieurs saisons, il a été un des meilleurs acteurs de la Ligue des Champions. Aujourd'hui, il rejoue en Finlande, à Lahti, et il attire un nombre incroyable de spectateurs dans les stades. Maison, évidemment. L'hôtel, c'est bien, mais seulement pour des périodes limitées. Je trouve terriblement important d'avoir son intimité, son chez soi. Quand j'étais à Mons, je n'ai pas dû rester trop longtemps à l'hôtel : le club m'a assez vite trouvé un appartement. Aujourd'hui, le Standard cherche pour moi. Je suis déjà impatient de faire ma valise. Je dois encore découvrir Moreira, alors je choisis Wamberto. Et j'ajoute que, si Moreira apporte, la saison prochaine, autant de bonnes choses que Wamberto la saison passée à Mons, le Standard va faire mal et réussira à coup sûr un très bon championnat. On l'a déjà dit mille fois depuis quelques mois, mais ce qu'a fait Wamberto mérite le plus grand des coups de chapeau. J'aurais préféré jouer avec lui. Mais il est parti et il faudra que chaque joueur du Standard donne un peu plus que l'année dernière pour compenser son absence. Je refuse en tout cas qu'on me considère comme le successeur d'Emile. Je n'ai pas signé ici avec l'ambition de justifier un statut pareil. C'est impossible, d'abord parce que nous sommes trop différents. Et ce ne serait pas intelligent d'essayer de me mettre une pression pareille sur les épaules. En Finlande. C'est magnifique. Great ! Pendant un mois, il fait clair 24 heures sur 24. Nos superbes lacs et nos immenses forêts restent éclairés en permanence : vous imaginez le spectacle ? Evidemment, il faut s'y faire. Pour le visiteur, c'est très difficile de trouver le bon rythme éveil-sommeil. J'ai eu des joueurs étrangers comme coéquipiers quand j'étais à Tampere, dont un Néo-Zélandais qui ne parvenait pour ainsi dire pas à fermer l'£il pendant toute cette période de clarté. Il était complètement déboussolé. Il m'avait résumé son problème : -Jari, c'est im-pos-sible de dormir ici... Le bleu et blanc. Normal : ce sont les couleurs du drapeau et de l'équipe de mon pays. Je ne suis pas spécialement patriote mais un match international est toujours très spécial. Non, je ne chante pas les paroles de notre hymne national avant les rencontres. Je les connais mais je suis trop concentré pour chanter... Le Danemark parce que les joueurs de cette équipe n'ont qu'une idée en tête : attaquer, attaquer, encore attaquer. Mais la Suède m'a aussi impressionné. Je m'attendais à ce qu'un de ces deux pays aille au deuxième tour en compagnie de l'Italie. Mais pas les deux. En voyant cette Italie ultra défensive, j'ai plus d'une fois pensé à Sergio Brio ! Hakkinen. Un gars bien, tout simplement. Tous les deux, on les trouve distants, détachés, froids. Mais en Finlande, tout le monde sait que ce n'est qu'une façade, que ces deux champions du sport automobile cherchent seulement à se préserver et à se concentrer au travers de ces traits figés. Sans hésiter : le plaisir sur le terrain. Je préfère gagner moins d'argent mais m'amuser. C'est d'abord pour le fun que je fais ce métier. S'il y avait eu plus de plaisir dans le jeu de Mons, j'y serais resté. Mais Sergio Brio avait tranché dès son arrivée : Mons pratiquerait un jeu très défensif et il n'y avait pas à contester cette option. Quelques joueurs ont essayé de se rebeller, de lui faire comprendre qu'il devait être possible de proposer un foot plus positif. Mais il n'a rien voulu entendre. Cette tactique a peut-être été dictée par la situation de l'équipe au classement quand Brio l'a reprise en mains. Je n'en sais rien. Mais j'espère une chose pour les joueurs qui restent à Mons : un bon départ afin que Brio décide enfin de changer son fusil d'épaule, de remettre de la joie dans le jeu. Pas photo : Henry. Pour moi, c'est le meilleur attaquant du monde. He's very exciting ! Il est beau à voir jouer. Très rapide et très technique à la fois. A côté de lui, Rooney est un pur travailleur, un footballeur obligé de bosser comme un fou de la première à la dernière minute pour compenser ses carences par rapport à Henry en vitesse de course et en technique pure. Les 25 heures. C'est largement suffisant pour être bon le week-end. Le régime qu'on nous imposait à Mons ne me convenait pas. C'est une autre explication de mon départ après six mois. Physiquement et mentalement, c'était difficile. Encore plus pour les joueurs qui ont des enfants et, du jour au lendemain, ne les voyaient pratiquement plus. Je n'ai jamais estimé nécessaire de rester au complexe d'entraînement du matin ou soir pour atteindre un bon niveau et avoir une relation de proximité avec ses coéquipiers. Certains footballeurs ont peut-être besoin d'être contrôlés en permanence mais je ne suis pas comme ça. Chelsea. A défaut d'Arsenal, qui est de loin mon équipe préférée dans le championnat qui me fait vraiment rêver. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais ressenti d'attirance particulière pour Manchester. Quand je parle comme ça, on me dit que je suis un gars bizarre. Sans doute. (Il rit). Je ne connais pas encore très bien Dominique D'Onofrio, mais il me semble plus marrant que Sergio Brio. Attention, je n'ai jamais eu de problèmes avec Brio, mais il est assez distant. Alors que, d'après ma première impression, D'Onofrio rigole tout le temps. Ah ah ah... Le Père Noël, évidemment. En Finlande, où il s'appelle Joulupukki, c'est une légende. La période de Noël est fantastique là-bas. Plus personne n'est triste, c'est la fête à tous les coins de rues. Pierre Danvoye" Thierry HENRY ? Very EXCITING "