Cette semaine, les équipes nationales de football et de basket sont toutes deux sur la brèche. Les Diables Rouges préparent depuis 15 jours un match de qualification capital en Bulgarie, alors que les Lions sont partis dimanche soir pour Alassio où ils disputeront ces jeudi, vendredi et samedi un tournoi amical face à l'Italie, la Slovaquie et la Suède. Giovanni Bozzi s'est prêté au jeu du joker interdit pour aborder différents sujets. A commencer par le rendez-vous de Sofia.
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Cette semaine, les équipes nationales de football et de basket sont toutes deux sur la brèche. Les Diables Rouges préparent depuis 15 jours un match de qualification capital en Bulgarie, alors que les Lions sont partis dimanche soir pour Alassio où ils disputeront ces jeudi, vendredi et samedi un tournoi amical face à l'Italie, la Slovaquie et la Suède. Giovanni Bozzi s'est prêté au jeu du joker interdit pour aborder différents sujets. A commencer par le rendez-vous de Sofia. GiovanniBozzi : Belgique, mais c'est surtout ma fibre patriotique qui parle. Car, si je devais me fier au déroulement du match aller, qui s'était disputé juste après la Coupe du Monde, je n'aurais pas beaucoup de raisons d'être optimiste. Ce qui me permet d'espérer, c'est paradoxalement le fait que le match ait lieu à Sofia. Chez eux, les Bulgares devront sortir un peu plus qu'ils ne l'avaient fait au stade Roi Baudouin, où ils s'étaient contentés d'attendre. Or, les Belges n'ont jamais été capables de faire le jeu. Gagner à Sofia relèvera de l'exploit, mais si on veut conserver une petite chance de qualification, il faudra passer par là. Robert Waseige, mais là, je ne suis pas objectif car c'est un ami. Je pense qu'Aimé comme Robert ont tous les deux le profil idéal pour être un sélectionneur national. Ils ont l'expérience, le charisme et la connaissance du football. Version Coupe du Monde 2002. Ce qui manque, dans l'équipe actuelle, c'est un leader charismatique. Quelqu'un capable de ranimer la flamme lorsque cela tourne un peu moins bien. Marc Wilmots n'a pas encore trouvé son successeur. L'un des jeunes joueurs se révélera peut-être dans ce rôle, à un moment donné, mais pour l'instant c'est trop tôt. Thomas Buffel est, d'après ce que j'entends, un véritable talent, mais il faut lui laisser le temps d'imprimer sa griffe. Lorsqu'on décide de rajeunir, il faut être patient. Bruges vainqueur de la Ligue des Champions. Ou un autre club belge, peu importe. Retrouver l'un de nos représentants au sommet européen, ce serait tout profit pour tout le monde. Je ne suis plus supporter du Standard. Le renvoi de Robert Waseige a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Désormais, je suis supporter d'Ougrée FC. C'est là que j'ai joué, gamin, comme gardien de but. Malheureusement, mon club vient de louper d'un fifrelin la montée de 4e en 3e Provinciale ! Aller au Championnat d'Europe avec l'équipe nationale. Ce serait un beau pied de nez aux responsables fédéraux qui essayent de nous saborder. Alors, d'abord réussir cela, puis je m'attellerai au défi suivant. Liège champion, ce sera pour... 2006 ! ( ilrit) La fédération unitaire. Pour la bonne et simple raison que, jusqu'à présent, la scission n'a pas apporté ce que l'on en attendait. Au niveau des jeunes, l'AWBB essaye de travailler de telle manière, la VBL de telle autre manière, et la coupole fédérale ne sert pas à grand-chose. Tout le monde s'emmêle les pinceaux. Peut-être est-ce uniquement une question de temps ? La formule à 14 équipes. C'était une formule classique, simple, que tout le monde comprenait. Avec 10 équipes, on jouera un double championnat : tout le monde se rencontrera quatre fois. C'est simple aussi, mais pour les équipes européennes, le programme sera lourd. Rik Samaey. Et ce, même s'il a bâti son palmarès exclusivement en Belgique. Il a été un vrai leader. La fédération aurait davantage dû mettre en valeur un monument pareil. Comme, aujourd'hui, elle devrait davantage prendre soin d'Ann Wauters. Si l'équipe nationale féminine ira au Championnat d'Europe pour la première fois depuis une éternité, c'est grâce à elle et à personne d'autre. Elle mériterait d'être mieux connue et mieux suivie. Quand j'entends qu'elle invite des jeunes Belges à suivre Valenciennes : ce serait à la fédération de prendre ce genre d'initiative. Roel Moors. J'ai voté pour lui au referendum du Joueur de l'Année. Jean-Marc Jaumin est un grand joueur. La preuve : lorsqu'il était blessé ou qu'il évoluait en dessous de son niveau, Mons a peiné. Mais le distributeur de Charleroi a été plus régulier. Christophe Beghin s'est aussi montré régulier, mais pour son malheur, il a évolué dans une équipe ostendaise cahoteuse. San Antonio. Au départ, mon équipe de NBA favorite était Sacramento, mais puisqu'elle a été éliminée, j'opte pour les Spurs. Tim Duncan incarne l'Américain sobre et efficace, ce n'est pas le genre de joueur qui pète les plombs à la moindre occasion. J'adore voir jouer le distributeur français Tony Parker. Et j'ai eu la chance d'affronter l'Argentin Ginobili précédemment, lorsqu'il évoluait en Europe. Quelque part, je me retrouve dans l'équipe texane. Michael Jordan. Il est connu sur les cinq continents. C'est plus qu'un homme, c'est un extra-terrestre. Ce qu'il a encore réalisé à 40 ans est phénoménal. Diego Maradona aussi était un génie, mais il n'incarnait peut-être pas l'exemple à suivre pour les jeunes. Un sportif de haut niveau a un rôle éducationnel à jouer. Michael Schumacher. Un cycliste doit peut-être fournir plus d'efforts sur le plan physique, mais un pilote automobile risque sa vie à chaque sortie. Et puis, on ne pourra jamais m'empêcher de penser que, dans le sport cycliste, on prend. Lance Armstrong échappe-t-il à la règle ? J'en doute. Là où Justine Henin a le plus de chances d'aller loin. Donc, en principe, sur terre battue, même si c'est à Wimbledon qu'elle a atteint la finale voici deux ans. J'ai déjà eu l'occasion de me rendre aux deux tournois et j'ai éprouvé autant de plaisir des deux côtés. Pour le Tour de France. C'est mythique. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'y rendre, mais si un jour je pouvais suivre, par exemple, l'étape du Mont Ventoux ou de l'Alpe-d'Huez, ce serait avec grand plaisir. Marc Wilmots. Je vote pour le sportif plutôt que pour le dirigeant. J'ai toujours un doute quant à ses capacités à réellement faire carrière en politique, mais connaissant son caractère, je sais qu'il ne se laissera pas marcher sur les pieds. Jacques Van Gompel, sans hésitation. Je l'apprécie énormément. Il a un charisme fantastique, et en outre, c'est un ancien basketteur. Un politicien a, pour moi, le devoir d'aider les clubs sportifs de sa ville. Pas nécessairement en puisant l'argent dans les caisses municipales, mais en mettant les responsables sportifs en contact avec des investisseurs potentiels. Le maintien du GP de Francorchamps. C'était la fierté de la Belgique. Les pilotes eux-mêmes reconnaissaient que c'était le plus beau circuit du monde. La suppression de la publicité sur le tabac n'a pas eu, selon moi, de grande influence sur les habitudes des consommateurs. Je suis à l'aise pour en parler : je n'ai jamais tiré sur une cigarette de ma vie. Louis Michel, sans hésitation. A quoi la guerre en Irak a-t-elle servi, sinon à tuer des innocents ? Certes, le régime de Saddam Hussein est tombé, mais le régime qui lui succédera sera-t-il meilleur ? Et la sécurité dans le monde est-elle plus grande ? Concours Eurovision de la Chanson. Parce que la Belgique y participe et que, cette année, elle a récolté plus qu'un point. Mais c'est bien parce qu'il faut effectuer un choix, car en réalité, aucun des deux concours ne m'intéresse vraiment. Un verre de chianti. Je ne suis pas vraiment connaisseur, mais j'ai appris à apprécier le vin rouge. Et pas uniquement le vin italien. Un moules-frites. Avec un... verre de bière, pourquoi pas ? ( ilrit) Daniel Devos" Je suis supporter d'Ougrée FC "