Gunter Van Handenhoven (26 ans) sort d'une excellente saison avec La Louvière, dont il était le capitaine. Il passait aussi pour l'un des hommes de confiance d'Albert Cartier. Il serait bien resté chez les Loups mais a décidé d'explorer d'autres pistes dès qu'il a compris que le président Filippo Gaone ne faisait pas une priorité de sa prolongation de contrat. Il se retrouve aujourd'hui à Lokeren. A deux pas de chez lui, ce qui va le changer des interminables déplacements qu'il devait se farcir quand il travaillait au Tivoli. Il se colle au Joker Interdit.
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Gunter Van Handenhoven (26 ans) sort d'une excellente saison avec La Louvière, dont il était le capitaine. Il passait aussi pour l'un des hommes de confiance d'Albert Cartier. Il serait bien resté chez les Loups mais a décidé d'explorer d'autres pistes dès qu'il a compris que le président Filippo Gaone ne faisait pas une priorité de sa prolongation de contrat. Il se retrouve aujourd'hui à Lokeren. A deux pas de chez lui, ce qui va le changer des interminables déplacements qu'il devait se farcir quand il travaillait au Tivoli. Il se colle au Joker Interdit. Faut-il vraiment choisir ? Chronologiquement, Boskamp a lancé ma carrière. Au FC Malines, Willy Reynders m'a repris dans le noyau A mais ma progression a été freinée après trois matches quand Georges Heylens l'a remplacé. Boskamp m'a même téléphoné à la maison. Il allait passer d'Anderlecht à Gand, il m'avait vu à l'£uvre dans les équipes nationales de jeunes. Plus tard, c'est encore lui qui m'a convaincu de rejoindre Metz. Il m'a conseillé de ne pas refuser une chance pareille. Jacobs a donné son élan à ma carrière d'international Espoir. C'est grâce à lui que j'ai été titularisé. Il y a deux ans, quand j'étais à la recherche d'un club, il m'a une nouvelle fois tendu la main. Ce sont deux hommes très différents. Moi-même, je ne cherche guère le contact avec mon entraîneur. Il doit savoir ce que je vaux à l'aune des efforts accomplis en semaine. Même quand je sens que le climat de confiance n'est pas idéal, je ne cherche pas le contact. Une fois, à Gand, je me suis adressé à Jan Olde Riekerink pour savoir pourquoi il me dédaignait. Quand un entraîneur n'est pas sûr de lui, ses explications ne vous apportent pas grand-chose. C'était certainement son cas. Mais dans l'ensemble, j'ai eu la chance de travailler avec des coaches qui m'ont appris beaucoup de choses. Encore un choix impossible ! Reprenons l'ordre chronologique. Herpoel est arrivé à Gand avec Boskamp et moi. La première fois que je l'ai vu avec le ballon, je me suis demandé s'il était gardien ou joueur de champ. Techniquement, peu de joueurs de champ lui sont supérieurs. Ce qui me plaît en lui, c'est qu'il ne clame pas qu'il est bon. Fred est un homme de peu de mots. Il préfère l'action. Récemment, nous étions ensemble, après le match Gand û La Louvière. Il avait reçu une nouvelle offre de contrat de Gand et avait quelques contacts à l'étranger. Il était tenté mais tout devait être intéressant, l'aspect sportif comme le financier. Sinon, il préférait rester à Gand alors que moi, je chercherais plus vite l'aventure. Proto est différent, très exubérant dans le vestiaire. Il blague beaucoup. Malgré son jeune âge, il mérite d'être le gardien de l'équipe nationale. Plutôt BrésilûBelgique. S'incliner sur des chiffres aussi lourds à un Mondial fait mal mais je ne m'y suis pas arrêté longtemps car le tournoi dans son ensemble constituait une chouette expérience et, à la surprise générale, nous avons passé le premier tour. Une défaite de cette ampleur vous fait comprendre que vous avez beaucoup de lacunes, qu'il faut travailler, mais il faut aussi relativiser : tous les Brésiliens de cette équipe ont atteint l'élite internationale. Lierse-La Louvière était le match de trop. Il s'était passé trop de choses avant : un second tour moins bon, de petits problèmes de paiement alors que tant d'argent venait de rentrer, les déclarations du président disant que nous ne devions plus gagner trop souvent, etc. Nous avons appris peu avant la théorie qu'Albert Cartier ne resterait pas. Nous étions tellement abattus que nous n'étions plus en état de faire un effort de plus. Plutôt Ivan De Witte. Il m'a offert la chance de rentrer à Gand, quand j'étais en France. Olde Riekerink, alors entraîneur, ne me connaissait pas. C'est pour ça que je n'ai signé que pour un an. Après un seul match, Olde Riekerink m'a pris à part : j'étais son meilleur joueur et je devais signer pour trois ans. N'ayant pas trouvé d'accord immédiat avec le manager Michel Louwagie, nous avons décidé de rediscuter après la saison. C'est à ce moment que tout a dérapé. Olde Riekerink m'a dit qu'en ce qui le concernait, je pouvais partir. Durant cette période, je n'ai plus eu la moindre nouvelle du président. J'aurais apprécié un peu plus de soutien. Durant ma première année à La Louvière, je n'ai eu aucun contact avec le président. Au début de la saison passée, il était bien mais ensuite, il m'a beaucoup déçu sur le plan humain. Je respecte les efforts qu'il a consentis pour amener La Louvière où elle est. La vente de Manaseh Ishiaku était logique mais je trouve grave d'avoir vendu d'un coup huit joueurs et d'avoir ainsi délibérément affaibli l'équipe. A Metz ! Il m'a remarqué alors qu'il effectuait du scouting en Belgique, comme entraîneur adjoint. Il a vu deux matches de Gand, par hasard : contre Lommel et Genk. Devenu entraîneur principal, il m'a fait pleinement confiance. Il était plutôt une figure paternelle, à mes yeux. A son arrivée en Belgique, il a marqué l'équipe de son sceau, avec calme. On s'entraînait plus et à un rythme plus intense à Metz qu'en Belgique. Quand on parle de football avec Cartier, on a envie d'en savoir plus. Aucun club ne pourra jamais lui reprocher de ne pas bien faire son travail. Il ouvre le stade le matin et referme la porte le soir. J'ai joué plusieurs fois contre Vairelles mais je prends Jestrovic car j'ai joué quelques années avec lui et nous avions aussi un bon contact en dehors du terrain. Il a plus de qualités dans le rectangle que Vairelles. Je ne sais pas si le Français est encore en forme. Quand j'évoluais en France, il était un adversaire redoutable, avec une course spéciale. Il ne fait pas dans la dentelle. Il tourne et tire. Il réalise facilement une action et la conclut lui-même. Il a besoin de courir. Gamin, j'étais supporter d'Anderlecht. C'était facile, puisqu'il gagnait tout le temps. A cette époque, le Club était l'ennemi. Même avec l'âge, je suis plus euphorique quand je vais à Anderlecht. J'ai toujours admiré Marc Degryse, avec lequel j'ai eu la chance de pouvoir jouer quelques semaines. C'était un très grand honneur pour moi. Il a toujours la même classe dans son costume à Bruges qu'avant sur le terrain. Quand Marc vous raconte quelque chose, vous avez envie de l'écouter. Avant notre match de Coupe au Club, je lui ai téléphoné pour demander si je pouvais acheter des billets. Il n'a pas voulu que je les paie, à condition que nous mettions la pédale douce. (Il sourit). C'est pour ça que nous les avons laissé revenir à 2-2 alors que nous menions 0-2. Je ne suis pas un suiveur. Ce n'est pas dans ma nature. Dans tout ce que j'entreprends, je tente de ne pas l'être. Je prends l'initiative de mettre de l'ambiance. Je n'ai pas besoin de brassard pour remplir ce rôle. J'étais capitaine en équipe nationale aussi. J'ai un contact facile avec les autres cultures. Quand Cartier m'a nommé capitaine à La Louvière, j'ai donné mon numéro de téléphone à tous les joueurs. Ils pouvaient m'appeler au moindre problème. Cela ne m'a jamais pesé, ni quand un jeune joueur n'osait pas dire qu'il était légèrement blessé, ni quand j'ai dû m'adresser au manager à cause des problèmes financiers. C'est devenu difficile après le départ de Stéphane Pauwels. Le nouveau, Chris Benoît, n'était au courant de rien. Si des gens trouvent embêtant que je leur pose cinq fois par jour la même question, faute d'avoir obtenu une réponse satisfaisante alors qu'ils occupent le poste requis, c'est leur problème, pas le mien. Si c'est pour ça que je n'ai pas prolongé mon contrat ? Avant le début de la saison, le président m'avait dit, littéralement : -Si tout va bien, on se revoit en octobre ou en novembre pour un nouveau contrat. Nous avons scellé notre pacte d'une poignée de mains. Pour moi, elle avait la valeur d'une signature. Durant ces mois-là, ne voyant rien venir, j'ai compris ce qui s'annonçait. Au printemps, n'ayant toujours pas de nouvelles, j'ai annoncé que je ne resterais pas, à six semaines de la fin du championnat, alors qu'en décembre déjà, je savais que c'était fini. Mais je ne voulais pas donner l'impression de quitter le navire prématurément, comme capitaine. On me demande souvent si je ne suis pas parti trop tôt en France. Parce qu'on ne me connaît pas en Belgique. Cela ne m'intéresse pas. Je ne veux pas qu'on me reconnaisse en rue mais qu'on reconnaisse mon talent. Je m'adapte facilement à tout et Metz est une très belle ville. Je n'y ai absolument pas souffert du mal du pays. Si c'était à refaire, je retournerais en France. A 19 ans, j'ai disputé la moitié des matches pour le vice-champion d'un championnat relevé. Sans blessures, j'aurais joué encore plus souvent. J'ai atteint en France un niveau que je n'ai pas encore montré en Belgique. J'espère que le meilleur Gunter Van Handenhoven va arriver maintenant. Qu'on me les rase courts, pour ne plus devoir passer une demi-heure avec un flacon de gel. Je ne regrette pas cette crête de coq. C'était chouette. Je n'ai pas peur d'essayer des trucs. Je me suis teint les cheveux, je les ai défrisés, j'ai eu les cheveux rasta. En équipes d'âge, je portais des chaussures de couleur car je trouvais ça chouette. Pas pour voir la réaction des autres. Elle ne m'intéresse pas. L'opinion des autres me laisse froid. Geert Foutré" Quand on parle de foot AVEC CARTIER, ON A ENVIE D'EN SAVOIR PLUS " " JE N'AI PAS ENCORE MONTRÉ EN BELGIQUE ce que j'ai réussi en France "