Christian Wilhelmsson. International suédois. Né à Mjällby le 8 décembre 1979. Carrière : Mjällby (Suède, 1996-98), Stabaek (Norvège, 1998-03), Anderlecht.
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Christian Wilhelmsson. International suédois. Né à Mjällby le 8 décembre 1979. Carrière : Mjällby (Suède, 1996-98), Stabaek (Norvège, 1998-03), Anderlecht. J'apprécie tout particulièrement votre capitale, pour son aspect cosmopolite et la bonne humeur communicative de tous ses habitants en général. Mais en tant qu'homme du Nord bon teint, amoureux de la nature, j'ai prioritairement un faible pour le chef-lieu de la Norvège. Les parcs y sont omniprésents, alors qu'ici seuls le Bois de la Cambre et la Forêt de Soignes font office de poumons verts. Oslo présente également l'avantage de se situer non loin de la mer. Et comme j'ai plus qu'un penchant pour toutes les activités nautiques, mon choix est vite fait. Je présume qu'il s'agit de Bergen en Norvège et non de la version flamandisée de Mons. Sans hésiter, j'opte pour Mons, qui est une petite ville très mignonne. J'y ai rendu visite naguère aux parents de mon ancien coéquipier à Stabaek, Tom Stenvall. Tous deux travaillent au SHAPE, situé non loin de la cité du Doudou, à Maisières. Quant à Bergen, sur la côte norvégienne, elle ne me laisse pas vraiment un joyeux souvenir. C'est que j'ai concédé face au Brann local la défaite la plus cuisante de ma carrière : 8-1. Seule note positive : j'avais eu le mérite de sauver l'honneur sur penalty ce jour-là (il grimace). Reste que la petite métropole vaut le coup d'£il. C'est une véritable carte postale. Le trajet en train depuis Oslo est d'ailleurs considéré comme l'une des plus belles lignes ferroviaires du monde avec, comme points de départ et d'arrivée la mer et, entre les deux, la traversée de montagnes. Superbe. Ma copine Caroline, originaire de l'Europe septentrionale, comme moi. L'autre, de Monaco, est trop tape-à-l'£il. Depuis mon arrivée en Belgique, je suis d'ailleurs frappé par toutes ces publications de la presse people dont la famille princière monégasque fait régulièrement la une. Je comprends que ce soit le cas maintenant, suite au drame qu'elle vient de vivre. Mais indépendamment de cette actualité brûlante, Caroline, Albert et Stéphanie sont toujours en couverture quelque part. C'est un phénomène que je n'ai jamais connu en Scandinavie. Les filles ou la bière ? La question ne se pose de toute façon pas chez moi puisque je n'aime pas le jus de houblon. Pour ce qui est de mes préférences du côté féminin, je dirai inévitablement les blondes puisque ma chère et tendre en est une. Si j'osais dire le contraire, j'aurais droit à un fameux savon à la maison. Notre eau-de-vie nationale, je n'y sacrifie que deux fois par an : lors des fêtes de fin d'année, en famille. Le cognac, c'est pas vraiment ma tasse de thé, pas plus que le whisky d'ailleurs. Mais le mot a une signification toute particulière pour moi, dans la mesure où c'est le nom de mon perroquet. Un volatile un peu particulier, puisqu'il a un don d'imitateur. Il miaule, par exemple, parfaitement et parle quelques mots de suédois. Vincent Kompany, qui passe de temps à autre à la maison, a essayé de lui apprendre quelques jurons en néerlandais et en français. Mais il faut croire que la bête est bien éduquée, car elle ne les répète pas (il rit). S'il s'agit de la voiture, je dirai Volvo, comme tout Suédois qui se respecte. Mais si le mot golf a trait au sport également, je désignerai plutôt celui-là. Non pas que je sois Tiger Woods : mon handicap est de 32 actuellement. A ma décharge, je préciserai que je ne joue que quelques fois par an, en vacances. Certains diront que je pourrais m'exercer ici aussi lors de mes temps libres. Mais je préfère taquiner le ballon rond dans mon jardin, histoire d'apprendre ou de perfectionner certains trucs. Chippen, un surnom qui m'a été donné autrefois, en Suède, et qui m'a poursuivi tour à tour en Norvège et à présent ici, en Belgique, puisque mes coéquipiers m'apostrophent de cette manière. Je n'y vois pas le moindre inconvénient. En revanche, j'ai horreur qu'on m'appelle Chris ou Christ. Mon prénom, c'est Christian. Le seul Chris au RSCA, c'est Grégoire (il rit). Flanc droit. C'est sur cette portion de l'aire de jeu que j'ai réalisé mes meilleurs matches, aussi bien en formation de club qu'en sélection suédoise. En raison de la concurrence, il m'est arrivé de devoir coulisser sur l'aile gauche en équipe nationale. Sans être jamais passé à côté de mon sujet, je m'y sens moins à l'aise que de l'autre côté du terrain. Roberto Baggio, dont les posters ont orné pendant des années les murs de ma chambre à Mjällby. Tout comme ceux de Pär Zetterberg d'ailleurs,... j'insiste car je sais qu'il lit votre magazine (il rit). Roberto Carlos m'impressionne par sa puissance et son souffle inépuisable. Mais, comme modèle, je me sens nettement plus attiré par l'Italien qui, sur le terrain, a toujours été un ravissement pour l'£il. Ce n'est pas parce que Roberto Baggio s'est converti au bouddhisme que j'éprouve le besoin de l'imiter. Mes faveurs personnelles vont à Jésus. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un tatouage représentant le Christ sur sa croix orne mon dos. Si je suis croyant, je ne suis pas pratiquant. Je me signe de temps en temps, c'est tout. Peut-être plus par manie que par conviction profonde. Comme bon nombre de joueurs, je suis superstitieux. Avant de monter sur le terrain, je prends toujours la précaution de mettre un tape autour de mes chevilles. Systématiquement, c'est le teammanager de l'équipe, Pierre Leroy, qui doit me le fournir. Sinon, je ne suis pas sûr de réussir mon match. Sur le plan du style, je me rapproche peut-être de Cristiano Ronaldo, que je considère comme le digne successeur de Luis Figo au Portugal. Mais Ronaldo, c'est une pointure supérieure encore. Je ne me lasse jamais de visionner ses matches chez moi. J'ai une prédilection pour quelques morceaux d'anthologie qu'il a réussis au Barça et à l'Inter. Sublime ! Sa finale de Coupe de l'UEFA contre la Lazio Rome, en 1998, constitue une pure merveille. Aujourd'hui, s'il s'est empâté quelque peu, il n'en reste pas moins un tout grand joueur. Même si en raison de mon look et de mes coupes de cheveux surtout, on me compare de temps à autre à Becks, mon modèle c'est Ronaldinho. A mes yeux, il est le meilleur joueur du monde pour le moment. Le Real a beau avoir battu Barcelone récemment, lors du clasico, c'est le Brésilien qui a franchement crevé l'écran à cette occasion. Il est une source d'inspiration continuelle pour moi. A cette nuance près que je ne parviendrai évidemment jamais à la même maestria que lui. Si quelqu'un peut se prévaloir de la paternité d'un dribble qui consiste à faire passer le ballon derrière le pied d'appui, avant de le pousser vers l'extérieur, ce n'est ni Vince ni moi-même mais Ronaldinho, tout simplement. C'est lui qui m'a servi de modèle quand j'ai tenté pour la toute première fois ce truc contre Heusden-Zolder la saison passée. Vince, lui, s'y est pris dernièrement, face à Lokeren. Mais, à l'évidence, avec moins de succès que moi (il rit). J'ai tout de même sursauté un peu en apprenant, à la lecture des journaux, qu'il avait déjà essayé l'astuce avant moi à l'entraînement. Vous pouvez l'écrire : Vince n'était pas encore né que je réussissais déjà ma Ronaldinho(il s'esclaffe). Le Seigneur des Anneaux, c'est à la fois un film qui m'a marqué mais aussi, bien sûr, His Airness, Michael Jordan. Je ne pense pas qu'il existe dans le monde du football un artiste qui, balle au pied, affiche la même dextérité que lui. Alors, va pour le basket. Pär Zetterberg, qui est encore plus chouette en réalité que sur un poster. Et moins statique aussi (il rit). Je lui dois beaucoup, ainsi qu'à son épouse Linda qui ont vraiment facilité mon intégration, tant sur le terrain que dans la vie de tous les jours. Le coach Tommy Söderberg, qui a été à la base de mon incorporation en équipe nationale suédoise. Pendant des années, il a formé un duo en tous points formidable avec l'autre, avant de retourner auprès des Espoirs après l'EURO 2004. Avec lui, on peut être sûr que la transition se déroulera sans hiatus. Car c'est un grand connaisseur du football qui se double d'un personnage très attachant. Au départ de deux styles différents û défensif chez l'un et offensif chez l'autre û ils ont marqué le tennis de mon pays. Même si j'ai un penchant pour les volleyeurs, comme Stef précisément ou encore Pete Sampras ou, à présent, Roger Federer , il est difficile de ne pas s'arrêter au phénomène qu'a constitué Björn Borg en Suède. C'est lui qui a servi de locomotive à des tas de tennismen, non seulement dans la mère patrie mais partout ailleurs. C'est pourquoi je lui voue un immense respect. Je suis plus attiré par la mer que par la montagne. Dès lors, il n'y a pas photo. En été, je m'adonne régulièrement au jet ski, même si ma dernière expérience me laisse toujours des frissons aujourd'hui, puisque j'ai cassé l'engin et que je me suis retrouvé avec mon passager dans une eau à huit degrés loin de la côte. Encore heureux que le GSM existe, sans quoi je ne sais trop ce qui se serait passé avec moi. De manière générale, j'apprécie tous les sports un peu casse-cou : le parachutisme, le benji. Pour le moment, je n'ai pas le droit de m'y adonner. Mais je me rattraperai sitôt ma carrière terminée. Ikea, qui me poursuit davantage dans la vie qu' Oli sur le terrain (il rit). A Mjällby, j'habitais déjà non loin d'une de leurs enseignes et à Oslo, il en allait de même. En m'établissant à Leeuw-Saint-Pierre, je pensais en être quitte. Marquez pas de chance : un nouveau magasin vient d'ouvrir sur le territoire d'Anderlecht, non loin de chez moi, et Zet et moi avons été conviés à l'inauguration. La différence avec le do it yourself de la famille De-schacht, qui ne concerne qu'une frange de la population, c'est que chaque famille suédoise, sans exception, possède chez elle un meuble ou un bibelot d'Ikea. C'est une institution en Suède, comme Volvo ou Saab. Hanna. Elle joue mieux que lui et en plus elle n'est pas mal. J'ai fait sa connaissance lors du Gala du Footballeur Pro en Suède, l'année passée. Zlatan Ibrahimovic avait reçu le ballon d'or chez les hommes et elle, le ballon de diamant chez les femmes. Avec Tina Nordlund, elle est la meilleure joueuse du pays. Elle défend les couleurs d'Umeä en Suède. Pour me racheter vis-à-vis de Fredrik Ljungberg, je suis obligé de répondre Arsenal (ilrit). Mais même sans sa présence là-bas, l'équipe d'Arsène Wenger a mes faveurs. J'aime bien son style et Thierry Henry est l'un de mes joueurs favoris. Ceci dit, je ne cracherais pas sur un transfert à Tottenham... Longtemps, j'ai flashé pour le championnat d'Italie. Mais depuis quelques années, la Liga a mes préférences. Pour un attaquant, l'Espagne c'est le nirvana. La preuve par le récent Real- Barça qui s'est soldé par 4-2. Par contre, je peux comprendre que pour un défenseur, le pied c'est le Calcio. Parc safari. Le Parc Astrid, qui entoure le stade Constant Vanden Stock, est avant tout synonyme, pour moi, de course à pied. Normal, c'est toujours là-bas qu'on effectue des décrassages sans ballon. Or, je ne déteste rien tant que courir sans mon jouet préféré. Le parc safari, en revanche, c'est une idée qui me trotte en tête depuis pas mal de temps. J'ai toujours aimé les animaux et les félins en particulier. Comme ma s£ur est vétérinaire, et qu'elle a les mêmes goûts que moi, je lui ai dit qu'un jour nous nous installerions en Afrique pour assouvir notre passion. En principe, j'aurais d'ailleurs dû participer à un safari l'été passé, au Kenya et en Tanzanie, avant d'observer une plage de repos à Zanzibar. Mais ma participation à la phase finale de l'EURO en a décidé autrement. Ce n'est toutefois que partie remise. Iron Maiden, mon groupe de prédilection. Pour ce qui est des triathlètes participant aux différentes manches de l'Ironman, j'ai de l'admiration pour eux, car leur discipline est exigeante. Mais je ne pourrais les imiter. Nager, rouler, courir, ce n'est pas pour moi. Il me faut un ballon pour être heureux. Abba. Même si je leur ai fait une petite infidélité en n'habitant pas Waterloo. Roxette, c'est le dada de Caroline. Surtout la chanson qui a contribué au succès du film An American Gigolo avec Julia Roberts et Richard Gere. La PlayStation dont je suis un assidu. Il existe d'ailleurs un jeu sur console qui combine les deux : Playboy Mansion. Mais je ne l'ai pas encore essayé. Je laisse le soin aux autres de déterminer si je suis un playboy ou pas. Moi-même, je n'ai pas cette prétention en tout cas. Ibrahimojestrovic (il rit). L'idéal, honnêtement, ce serait un croisement de ces deux-là. Mon coéquipier en sélection suédoise a du génie dans les pieds mais n'est pas vraiment un goal-getter. Jestro, lui, n'a pas la même aisance technique mais est sans conteste un buteur né. Je prends de toute façon beaucoup de plaisir à jouer avec eux. Vercauteren. Je serai toujours reconnaissant envers le premier de m'avoir donné ma chance à Anderlecht et d'avoir savouré la joie d'un premier titre. Mais cette saison, je n'avais plus le sentiment de progresser sous sa direction. C'est pourquoi, lors du mercato, j'avais réellement envie de tenter autre chose. A présent, c'est différent. Son successeur a remis l'équipe sur les bons rails et je me régale à nouveau sur le terrain. Je ne suis plus pressé de partir. Ceci dit, si l'opportunité se présente, pourquoi pas ? Bruno Govers" Kompany n'était pas encore né que JE RéUSSISSAIS DéJà MA RONALDINHO "