Walter Baseggio. Médian belge, né à Hal le 19 août 1978. Clubs successifs : SC Clabecq (1985-91), RSC Anderlecht.
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Walter Baseggio. Médian belge, né à Hal le 19 août 1978. Clubs successifs : SC Clabecq (1985-91), RSC Anderlecht. J'aurais penché pour le deuxième terme si nous étions repartis du bon pied au Standard. A défaut, je privilégierai donc le premier, associé à la scène peu banale où j'ai été impliqué face à La Louvière. Ce ballon éclaté sur la phase du but égalisateur m'aura valu un coup de pub invraisemblable, puisqu'il a fait le tour du monde. Ce souvenir est, assurément, l'un des plus marquants de ma carrière. Chacun comprendra, dans ces conditions, que j'aie demandé à la firme Adidas de pouvoir récupérer l'objet en guise de relique après son expertise. Il est appelé à occuper une place de choix dans mon armoire à trophées, même si son aspect n'est pas très joli. J'ai toujours juré fidélité à la marque aux trois bandes, hormis un parrainage de trois ans, au début du nouveau millénaire, avec l'équipementier américain, dans le cadre de l'équipe nationale uniquement. Malgré le curieux fait divers auquel je viens d'être mêlé, je ne vois nullement la nécessité de remettre en cause la qualité de cette marque, qui a toujours fait ses preuves en matière de solidité et de fiabilité auparavant. Je resterai à tout jamais l'un de ses fidèles ambassadeurs, c'est sûr. Anderlecht, même si nous ne sommes évidemment pas en position de force pour le moment. Je me rappelle néanmoins qu'il y a quatre ans, le Club comptabilisait six points d'avance sur nous à la Saint-Nicolas et qu'en l'espace de cinq matches à peine à l'entame du deuxième tour, nous avions transformé ce retard appréciable en une avance de quatre points. Aussi, je reste convaincu que tout est possible. Clabecq, où j'ai toujours vécu et où je compte à présent revenir après une parenthèse de trois ans à Oisquercq. Quand on a toujours été habitués, comme mon épouse Rosalba et moi, à une certaine effervescence dans le quartier de notre enfance, il est difficile de s'accommoder du calme plat. Oisquercq, à cet égard, manquait un peu de pétillant. C'est pourquoi je suis en train de faire bâtir une nouvelle maison non loin de l'endroit où nous avons passé tous deux notre enfance et notre adolescence. Le Texas, car il réfère précisément au hameau de Saint-Martin où j'ai grandi et où je me suis solidarisé au football avec des garçons de nationalités diverses : Marocains, Turcs, Italiens. En dépit de nos origines différentes, je tiens à souligner qu'il n'y a jamais eu le moindre problème relationnel entre nous. Le sport était tout simplement le ciment de notre unité. Le Bos, car il a eu l'audace de me lancer dans le grand bain alors que j'accusais tout juste 18 ans. La complicité était franchement totale entre nous. Vu nos gabarits et registres similaires, sans doute le Hollandais se retrouvait-il un peu en moi. Aussi est-ce l'une des raisons pour lesquelles il ne me marchandait jamais son soutien. Avec Aimé Anthuenis, les rapports furent, au départ, un peu plus difficiles. Mais, au fil du temps, l'estime mutuelle n'a fait que grandir. Je n'oublie pas que si je suis devenu un jour Footballeur Pro de l'Année, c'est à lui que j'en suis redevable. Car sous ses ordres, j'ai indéniablement disputé les meilleures rencontres européennes de ma carrière. Et il est certain qu'elles ont influé sur le choix de mes pairs. Zet. C'était déjà un régal, pour moi, de jouer à ses côtés avant son départ pour la Grèce. Et depuis qu'il est revenu, c'est toujours le même enchantement, quoique devenu plus rare en fonction des choix de l'entraîneur. Avec le Roumain, j'ai surtout en mémoire une formidable campagne en Ligue des Champions en 2000-01. Contre le Dynamo Kiev et Leeds United, notamment, il avait su élever le niveau de son jeu à une hauteur insoupçonnée. A Bruges, je ne pense pas qu'il ait atteint un jour les mêmes sommets. Mais je peux me tromper, évidemment. Mon profil de footballeur se rapproche davantage d'un 6 mais je n'en suis pas moins fier de porter le 10 aujourd'hui. Ce chiffre-là est quand même plus mythique qu'un autre. Faire honneur au même numéro que celui attribué à des joueurs aussi prestigieux que Paul Van Himst ou Pär Zetterberg, c'est géant. Je préfère le 4-4-2, qui induit une double occupation des flancs. Mais dans la mesure où ce système ne permet pas, aux dires de certains, une cohabitation harmonieuse entre Pär Zetterberg et moi, va donc pour le 3-5-2 qui autorise, lui, cette association. C'est kif-kif, car Broos est le boss finalement (il rit). Pal Zileri car c'est dans un costume de ce couturier italien que je me suis marié. Mais j'ai déjà porté de l'Armani et du Versace aussi. La Madonne. Comme tout Italien d'origine, je suis très croyant. Il ne me viendrait par exemple jamais à l'idée de monter sur la pelouse sans me signer ou sans avoir embrassé mon pendentif en forme de crucifix. Madonna, j'aime bien aussi. Surtout ses anciennes chansons. Eros Ramazotti, le plus grand chanteur italien du moment à mes yeux. Un artiste qui se double d'un homme au grand c£ur puisqu'il milite en faveur des déshérités. Ce qui ne gâte rien, c'est un grand amateur de football aussi. La perfection au masculin, quoi. Eros Center, par contre, très peu pour moi. Je file le parfait amour avec ma femme. Et je souhaite à tous les hommes d'être aussi heureux que moi. J'ai horreur de la PlayStation. Ce truc-là m'énerve. Dès lors, mon choix est vite fait. Même si je ne suis pas un véritable Play-Boy. Le qualificatif conviendrait nettement mieux à Nenad Jestrovic (il rit). Amateur de tennis, je ne suis pas insensible au talent et au charme de la nouvelle vague russe articulée autour des Maria Sharapova, Anastasia Myskina et autres Elena Dementieva. Mais les poupées italiennes valent le coup d'£il aussi. Je le dis d'autant plus volontiers que Rosalba en fait la collection à la maison (il rit). Zucchero, une double allusion au sucre et au chanteur. Le Nutella ? Non, merci. Avec moi, Sergio Brio n'aurait jamais eu motif à s'emporter, comme il l'a fait à Mons avec Olivier Suray. Les pâtes : des sucres lents qui sont indiqués pour des sportifs. J'apprécie un steak-frites de temps à autre mais j'ai appris à ne pas exagérer en la matière. Pizza napolitaine. Non seulement parce qu'elle fait référence à Naples, la ville dont une partie de ma famille est originaire, mais aussi parce que le fameux spaghetti à la bolognaise, bien connu ici, est une appellation typiquement belge. En Italie, on ne la trouvera sur aucune carte. Là-bas, elle est connue sous le nom de ragù. Osso bucco. Le jarret de veau accompagné de pâtes à la sauce tomate est l'un de mes plats préférés. Je bois très rarement de l'alcool. Mais il m'est déjà arrivé d'en prendre, avec une préférence pour le limoncello. Un petit doigt bien glacé de cette liqueur de citron, c'est bon. Surtout quand elle provient de Capri ou de Sorrente. La grappa, c'est excellent aussi, mais je n'en abuse jamais non plus. Une larme dans un café brûlant, au c£ur de l'hiver, c'est tout. Je suis le cyclisme mais ma priorité demeure le football. A fortiori celui déployé à San Siro par l'AC Milan. Personnellement, je porte davantage les Rossoneri dans mon c£ur que l'Inter, qui partage le même stade Giuseppe Meazza. Milan, pour moi, a toujours été synonyme de beau football. En revanche, avec son approche plus attentiste, l'Inter n'a jamais eu la même cote chez moi. Même si j'avoue avoir été impressionné par la belle démonstration des Nerazzurri au Parc Astrid dans le cadre de la Ligue des Champions, cette saison. C'était du grand art ! J'ai probablement joué mon meilleur match de Ligue des Champions face à la Lazio, en 2000-2001, mais mes faveurs n'en vont pas moins à son ennemi juré, laRoma. C'est dû à la présence dans ses rangs de footballeurs que j'estime beaucoup comme Francesco Totti ou Antonio Cassano. Gianfranco Zola, le meilleur footballeur de Naples de tous les temps après Diego Maradona. Je l'apprécie à la fois pour son style et sa longévité, lui qui sévit toujours à Cagliari, pour l'heure, à 38 ans bien sonnés. Il n'a pas hésité à se remettre totalement en question, à un moment donné, en délaissant le Calcio au profit de la Premier League et Chelsea en particulier. Beaucoup s'accordaient à dire qu'en raison de sa petite taille et de son poids plume, il n'allait pas défrayer la chronique en Angleterre. Mais c'est tout le contraire qui s'est produit puisqu'il a été désigné meilleur étranger de tous les temps du célèbre club londonien. De quoi le faire grandir dans mon estime. J'ai vraiment un faible pour lui La Gazzetta. Tous les jours, à peu de choses près, je fais un détour par le bureau de Robert De Pot, au Sporting, pour en parcourir ses pages roses. Ferrari. Aussi bien la voiture que la monoplace. J'ai déjà eu l'occasion de les voir de près toutes les deux. La première, à Anderlecht, grâce à Gilles De Bilde. Et la deuxième sur le circuit de Jerez de la Frontera, à l'occasion d'un stage avec le Sporting. Jusqu'à présent, malheureusement, je n'ai pas encore eu la chance de m'asseoir au volant de l'une d'entre elles. Aussi bien Michael Schumacher que Gilles De Bilde ne tenaient pas trop à céder leur place (il rit). Marcello Lippi, pour son penchant davantage marqué vers l'offensive que son prédécesseur à la tête de la Squadra Azzurra. Patrick Vieira, devenu un monstre sacré depuis qu'il évolue à Arsenal. Il n'y a pas meilleur demi défensif que lui à l'heure actuelle. Avec lui dans ses rangs, le Real Madrid serait logé à bien meilleure enseigne par les temps qui courent. Ronaldinho, qui représente la nouvelle vague brésilienne. Le but qu'il a marqué au Camp Nou face à l'AC Milan, récemment, était un véritable chef-d'£uvre dans sa conception et sa finition. Déposer Alessandro Nesta sur place comme il l'a fait, au prix d'une accélération sans pareille, c'est du jamais vu. Je suis du signe du lion mais je me pèse tous les jours. Le choix coule donc de source. Obélix, d'autant plus que son rôle a été remarquablement interprété au cinéma par Gérard Depardieu, l'un de mes acteurs favoris. Bonne pâte. J'étais une bonne fourchette jadis, mais je me suis calmé. Sicilia Mafia, dont on ne peut nier l'évidence alors qu'elle reste à prouver concernant l'UEFA. Personnellement, je refuse de croire, en tout cas, à une machination visant à pénaliser les petits face aux grands d'Europe. Même si, à l'évidence, tant Anderlecht que les Diables Rouges n'ont pas toujours été gâtés par l'arbitrage ces dernières années. Peut-être Monsieur Propre, dans la mesure où je m'efforce toujours d'être clean sur le terrain. Monsieur Coup Franc, je l'aurai essentiellement été chez les jeunes lorsque je marquais un nombre incalculable de buts sur phases arrêtées. Ces dernières années, j'ai été moins productif. Il est vrai que le Sporting compte d'autres spécialistes en la matière, comme Pär Zetterberg ou même Michal Zewlakow. Les deux, sans distinction. Car si je possède un tir violent, j'ai aussi un caractère très têtu. Les Diables, avec qui je jouerai gros jeu face à la Serbie & Monténégro. Et dans lesquels j'ai toujours foi, même si notre situation est compromise. Pour toutes sortes de raisons, les grands rendez-vous se sont toujours refusés à moi en sélection. Aussi mettrai-je tout en £uvre pour être de la partie avec la Belgique en Allemagne, dans deux ans. Avec l'espoir, qui sait, de croiser le chemin des Azzurri, qui ne me laissent pas différents non plus pour des raisons évidentes. Bruno Govers" J'ai TOUJOURS FOI DANS LES DIABLES ROUGES, même si notre situation est compromise "