Pär Zetterberg. Footballeur suédois, né à Falkenberg le 14 octobre 1970. Particularité : a passé plus de la moitié de sa vie et de sa carrière à l'étranger : 15 ans en Belgique, au Sporting d'Anderlecht et au Sporting Charleroi, et trois en Grèce, à l'Olympiakos d'Athènes. Marié à Linda et père de deux enfants : Erik et Emmy. Propriétaire d'un Golden Retriever : Eda.
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Pär Zetterberg. Footballeur suédois, né à Falkenberg le 14 octobre 1970. Particularité : a passé plus de la moitié de sa vie et de sa carrière à l'étranger : 15 ans en Belgique, au Sporting d'Anderlecht et au Sporting Charleroi, et trois en Grèce, à l'Olympiakos d'Athènes. Marié à Linda et père de deux enfants : Erik et Emmy. Propriétaire d'un Golden Retriever : Eda. Pär pour mes parents et amis suédois et Zett pour les autres. Avant mon départ pour l'Olympiakos, ce diminutif était écrit partout avec un seul " t ". Mais à l'occasion de mon retour, un tee-shirt a été conçu spécialement à mon attention avec l'inscription " Zett is back ". Durant mes premiers jours ici, faute de vêtements de rechange en suffisance, j'y ai souvent fait honneur. Dans toutes les couleurs (il rit). J'avoue que cette orthographe avec deux t me plaît. Car de Zet, avec un seul t à zot ou zat ou zut, il n'y a qu'un pas. Alors, va pour Zett avec deux t. Quant à Mister Z, ce sera pour après ma carrière active. Si j'ai la chance de travailler aussi bien que Mister Michel, du moins. Mauve et Blanc, dans la mesure où j'ai joué davantage sous le maillot du Sporting que sous celui de mon pays. Mais du Mauve et Blanc au Jaune et Bleu, la distance n'est pas si grande que cela, finalement, puisqu'en Ligue des Champions, dans un passé récent, le RSCA s'est produit sous ces deux couleurs en 2000-01 d'abord, avec une vareuse dorée et la saison suivante avec une tunique bleu clair. C'est quand même tout un symbole, non ? Moustache de Velours, autrement dit Luka Peruzovic. Je garde un excellent souvenir de ma collaboration avec lui et j'imagine que la réciproque est tout aussi vraie, sans quoi il ne m'aurait pas proposé, plus de dix ans après nos premiers contacts, de travailler à nouveau sous sa coupe à Al Saad, le club qu'il dirige au Qatar. Moustache de Fer, lisez Aad De Mos, me laisse, lui, un souvenir nettement plus mitigé : c'est le Néerlandais qui a décrété, un jour, que j'étais inapte au football de haut niveau en raison de mon diabète. Avec le recul, je lui ai adressé un fameux pied de nez. Mais il n'empêche qu'à l'époque, ces paroles m'avaient fait mal car il me restait évidemment encore tout à prouver. Jean Dockx, que j'ai toujours considéré comme mon deuxième père. Il a été à la base de mon arrivée en Belgique et, depuis ce jour-là, un fluide spécial est toujours passé entre nous. Chaque fois que je repense à lui, je songe automatiquement à la saison 1998-99, quand, sous sa férule et celle de Franky Vercauteren, Anderlecht avait réalisé plusieurs matches d'anthologie : un 0-6 au Standard et un 2-5 à Genk, notamment. Pour moi, plus jamais le Sporting n'a atteint ce nirvana depuis lors. Mais mon jugement n'est peut-être pas tout à fait pertinent, en ce sens que j'évoluais en Grèce au moment où le Sporting a réalisé ses campagnes mémorables en Ligue des Champions avec Aimé Anthuenis. Et, d'après ce que j'ai pu comprendre, les prestations contre Manchester United et le Real Madrid valaient le détour, elles aussi. Le Bos(s). Avec un s ou deux car il fallait quand même être un fameux patron pour diriger des vedettes du calibre de Luc Nilis, Marc Degryse ou Philippe Albert à ce moment-là. Personnellement, il m'avait à la bonne et je le lui rendais bien. Aujourd'hui encore, on se téléphone régulièrement. En revanche, c'est le silence radio avec Arie Haan. Il ne m'a jamais porté dans son c£ur et je n'ai jamais eu d'atomes crochus avec lui. Il a toujours soutenu qu'avec moi dans ses rangs, Anderlecht n'empocherait jamais le moindre titre. A l'image d'Aad De Mos, il s'est donc blousé complètement et je n'en suis pas peu fier. Marc Degryse ET Enzo Scifo. Désolé, mais je ne peux faire de distinguo entre ces deux grands joueurs que j'ai connus à des périodes différentes. En ce temps-là, je remarquerai tout de même que la cohabitation entre éléments créatifs posait moins de problèmes qu'à l'heure actuelle... Si j'ai bonne souvenance, nous l'avions emporté à Sclessin, lors du fameux 0-6 que je viens d'évoquer, avec un entrejeu composé d'Enzo Scifo, Walter Baseggio, Oleg Iachtchouk, Bart Goor et moi-même. Mais comparaison n'est pas raison pour tout le monde... Robert Waseige, sous les ordres duquel j'ai acquis la taille patron au Mambourg. Avec le coach liégeois aussi, le contact est resté. Mais je tiens à souligner les mérites de Georges Heylens également, car c'est lui qui a été à la base de mon arrivée au Mambourg, alors que je me morfondais en Réserve à Anderlecht. Dante Brogno. Il savait enflammer un public comme nul autre. Personne ne symbolise davantage le Sporting de Charleroi que lui. Pour ceux de ma génération, s'entend. Footballeur Pro de l'Année. Non pas parce que j'ai remporté votre trophée trois fois, pour deux consécrations seulement au Soulier d'Or, mais tout simplement parce que j'estime que le choix des joueurs est bien plus crédible que celui des journalistes. Le passé a prouvé qu'il y avait parfois des votes très farfelus à ce niveau, alors que les joueurs se prononcent toujours en pleine connaissance de cause. Va pour le premier tube d'Abba, qui est aussi celui de l'entité où j'ai élu domicile au beau milieu des années 90 après avoir séjourné d'abord à Anderlecht, dans une famille d'accueil, puis à Dilbeek. J'aime beaucoup l'endroit réputé pour sa bataille, sa butte du Lion et, à présent, le resto 1815 d'Enzo Scifo (il rit). Ce qui ne gâte rien : une importante communauté scandinave y est implantée, composée majoritairement de Suédois. Pour entretenir la langue, c'est facile. Pour en revenir à l'autre succès du quatuor, je dirai que l'argent est, bien sûr, important. Mais que la santé prime tout. Je suis bien placé pour en parler. Nokia, pour sa facilité d'utilisation. Même si son origine est finlandaise alors qu'Ericsson est suédois. J'ai privilégié ma patrie d'abord mais j'ai viré de bord au fil des ans. Je suis collectif : j'ai voulu faire plaisir à Hannu Tihinen (il rit). Le titre national. Il est synonyme d'euros que je peux échanger, au besoin, contre des couronnes suédoises. Vous n'avez pas une autre question ? A l'instar de ce que j'ai dit plus haut, concernant Marc Degryse et Enzo Scifo, ces deux personnages représentent des étapes différentes de mes années anderlechtoises. Le Président d'Honneur a été très important pour moi, à mes débuts, car c'est lui qui a veillé à ce que le cordon ombilical ne soit pas rompu entre le club et moi-même, au moment où je n'étais pas encore entré de plain-pied en équipe Première. Son fils, pour sa part, aura été à l'origine de mon retour. Les deux faits sont tout aussi importants à mes yeux. Les matches entre l'Olympiakos et le Panathinaïkos, car ils sont synonymes d'une effervescence à nulle autre pareille. C'est dingue : j'ai peut-être risqué ma peau lors de chaque affrontement chez l'ennemi, pour avoir été à la fois matraqué par l'opposant et bombardé des projectiles les plus divers de la part des supporters adverses. Mais je suis content, malgré tout, de l'avoir vécu à diverses reprises. A côté de ce derby-là, une rencontre entre Anderlecht et Molenbeek oppose, sur le terrain et dans les tribunes, de gentils enfants de ch£ur. Zé Elias. Un Brésilien charmant, très cultivé, qui présentait l'énorme avantage de parler couramment l'anglais. Par là même, il était mon interlocuteur privilégié à mes débuts à l'Olympiakos. D'un commerce agréable dans la vie de tous les jours, il devenait une véritable canaille dès qu'il enfilait son équipement. Dans ce cas-là, mieux valait l'avoir avec que contre soi. Titulaire à l'Olympiakos. Je pouvais m'accommoder d'une place sur le banc en Grèce, à mes débuts surtout, compte tenu des circonstances. Au Sporting, c'est déjà plus dur à encaisser. Pendant des années, la Grèce a été pour moi synonyme de vacances, puisque j'y rechargeais invariablement les accus entre deux saisons. Mes destinations favorites étaient la Crète et Saketos, à côté de Patras. Par la suite, j'ai appris à connaître le football grec et, à choisir, cet aspect-là est, sans doute, plus fort encore. Ni l'un ni l'autre car je ne suis pas branché du tout sur l'alcool. J'aime davantage le sucré mais je me dois d'être extrêmement prudent, vu mon diabète. Mais j'ai ma maladie sous contrôle depuis plus de 15 ans et je sais à quoi m'en tenir. Ça dépend de quel côté on regarde (il rit). Christian a été mon compagnon de chambre pendant deux ans à Athènes mais, comprenne qui pourra, il n'a jamais emmené son épouse dans ses bagages (il rit). Adriana, je l'ai davantage vue à la une de la presse people que live. Il est vrai qu'elle avait souvent des obligations à l'étranger et que ce couple glamour préservait nettement mieux sa vie privée que les Beckham. Blond(e). Comme ma femme, mes enfants, mon chien. Sans oublier Adriana Karembeu, évidemment (il rit). J'accepte tout hormis le 7 et toutes ses composantes - 17, 27, etc... - car ce chiffre réveille toujours de douloureux souvenirs en moi. Je portais effectivement le 7 au Sporting quand mon diabète s'est déclaré et que j'ai subi plusieurs opérations aux genoux. Predrag Djordjevic. C'est le meilleur joueur que j'aie côtoyé jusqu'ici durant ma carrière. L'ancien joueur de l'Etoile Rouge Belgrade a tout : puissance, technique, intelligence. Nenad Jestrovic, je dois encore le découvrir, entendu qu'il a été longtemps blessé cette saison. Thomas Brolin. Il a été sélectionné dans le onze idéal après la Coupe du Monde 94, c'est tout dire. Ceci dit, Henke constitue une référence aussi, lui qui a été désigné meilleur joueur étranger de tous les temps en Ecosse. Des deux sélectionneurs suédois, c'est avec Lars Lagerbäck que j'ai eu le plus de rapports, sans que nos opinions concordent pour autant. C'est d'ailleurs à cause de divergences de vue avec ce tandem que j'ai loupé la Coupe du Monde 94. C'est le gros point noir de ma carrière. Je possède les deux. Le break Volvo est pratique quand on a des enfants et un chien. Mais je ne me suis jamais senti autant en sécurité que dans la jeep Mercedes. Björn Borg, qui a été mon modèle à l'époque où je me solidarisais encore à la fois au football et au tennis. A 14 ans, j'ai fait un choix définitif. Je ne le regrette pas. 3-5-2. Il en va là du seul système où je suis plus ou moins assuré de jouer pour le moment avec les Mauves. Ce n'est pas que je prêche pour ma chapelle, mais c'est dans cette configuration qu'Anderlecht a livré ses meilleurs matches cette saison. Liverpool. J'ai réalisé un rêve en jouant avec l'Olympiakos face aux Reds, en Coupe de l'UEFA. La fameuse grille avec l'inscription You'll never walk alone, le couloir menant au terrain frappé du sigle This is Anfield et le vacarme assourdissant du Kop, voilà trois détails qui resteront à tout jamais gravés dans ma mémoire. Le Real et le football espagnol en général, plus généreux que le Calcio. Même si les Rossoneri ne manquent pas d'allure non plus pour l'instant. Dubaï. J'ai des amis qui habitent là-bas et ils m'en disent le plus grand bien. Tôt ou tard, j'irai les saluer sur place. Le Qatar, j'aurais pu le découvrir en cette fin de saison si la direction m'avait permis de rejoindre Luka Peruzovic à Al Saad. Mais je me suis heurté à une fin de non-recevoir de ce côté... Ikea. Aussi loin que je me souvienne, on a toujours eu l'une ou l'autre pièce de mobilier de cette firme suédoise à la maison. Ce que je ne possède pas, en revanche, c'est la fortune personnelle de son concepteur, Ingvar Kamprad. Je suis loin, très loin, de ses 71,1 milliards de dollars avec lesquels il a dépassé Bill Gates aujourd'hui (il rit). La meilleure pour la fin, c'est ça (il rit) ? Oleg Protassov, qui aura été mon cinquième et ultime coach à l'Olympiakos. Sous ses ordres, j'ai disputé mes meilleurs matches pour le compte des Athéniens. En 4-4-2, avec Christian Karembeu à mes côtés. Comme quoi, même dans ce système-là j'avais ma place sur le terrain. Et cela ne remonte pas aux calendes grecques ! Bruno Govers" Fier d'avoir adressé un PIED DE NEZ à DE MOS ET HAAN "