Elle se souviendra toujours de 2019, a déclaré Katarina Johnson-Thompson au journal The Guardian. Elle a remporté le Championnat d'Europe indoor à Glasgow et le Championnat du Monde à Doha avec un nouveau record personnel de 6.981 points. Elle s'est donc approchée de Nafi Thiam, qui avait accumulé 7.013 points à Götzis en mai 2017, mais qui, souffrant de douleurs au bras droit, était restée loin en dessous de son niveau aux Mondiaux de l'an passé (6.677 points). L'athlète de Liverpool l'a reconnu.
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Elle se souviendra toujours de 2019, a déclaré Katarina Johnson-Thompson au journal The Guardian. Elle a remporté le Championnat d'Europe indoor à Glasgow et le Championnat du Monde à Doha avec un nouveau record personnel de 6.981 points. Elle s'est donc approchée de Nafi Thiam, qui avait accumulé 7.013 points à Götzis en mai 2017, mais qui, souffrant de douleurs au bras droit, était restée loin en dessous de son niveau aux Mondiaux de l'an passé (6.677 points). L'athlète de Liverpool l'a reconnu. En été 2014, elle avait signé la meilleure performance mondiale de l'année avec 6.682 points, mais l'athlète britannique avait dû declarer forfait pour les Jeux du Commonwealth et le Championnat d'Europe en raison d'une fracture de stress. Le début d'une période sombre. L'année suivante, elle s'était occasionné une importante déchirure au quadriceps et avait été opérée au genou, et durant l'année olympique, elle doutait énormément. " L'heptathlon de Rio était le premier que j'avais pu disputer d'une manière plus ou moins décente. Lors de mon départ, j'avais entendu que je n'aurais aucune chance. Ce n'était pas faux, car je manquais totalement de confiance. Je n'osais pas y aller à fond à l'entraînement, de peur de me blesser à nouveau. Dans ma tête, c'était le chaos, avec un résultat décevant que l'on pouvait prévoir. Je n'avais rien à espérer à Rio. " La Britannique n'avait terminé que 6e avec 6.523 points et avait même été devancée par sa compatriote Jessica Ennis-Hill (médaillée d'agrent). Elle a rompu avec son coach Mike Holmes, avec lequel elle collaborait depuis 2008, et a déménagé à Montpellier, où elle a pu se joindre au petit groupe d'entraînement de Bertrand Valcin, qui allait mener le décathlonien Kevin Mayer vers le titre mondial et un nouveau record du monde à Londres en 2017. Dans la capitale britannique, devant un public déchaîné, Johnson-Thompson était passée complètement au travers. Dans l'une de ses disciplines de prédilection, le saut en hauteur, elle était restée loin en dessous de ce qu'elle espérait (1m80, 18 centimètres de moins qu'à Rio), et n'était pas montée sur le podium. Elle avait dû assister, pour la deuxième année consécutive, au couronnement de Thiam qui s'était emparée de la médaille d'or de façon autoritaire. " Lors du décès de mon père, quelques mois plus tard, j'ai même envisagé d'arrêter, mais ma mère m'a encouragée et m'a exhortée à ne pas abandonner. Je devais commencer une deuxième carrière à Montpellier. Ce fut un tournant pour moi. " Elle a vaincu ses démons, a repris du plaisir dans la pratique de son sport, et les succès ont suivi presque naturellement. Elle est devenue championne du monde indoor du pentathlon en 2018 à Birmingham et l'an passé championne du monde à Doha, où elle a, pour la première fois, réalisé un meilleur score que sa rivale belge. Cet été, à Tokyo, on risque fort d'assister au même duel. " Je suppose que je serai obligée d'améliorer mon record national de 6.981 points, car Nafi a déjà dépassé à plusieurs reprises les 7.000 points dans le passé, et j'ai l'impression qu'elle sera encore plus forte aux Jeux. Mais je suis prête. "