1 Qu'est-ce qu'il a de si délicat, ce poste de coach des Espoirs ? Tu l'avais abandonné l'année dernière, Enzo Scifo vient de faire la même chose. Comme si personne n'en voulait.

On ne peut pas comparer les situations. Enzo Scifo dit qu'il est parti par solidarité avec Marc Wilmots, il dit ce qu'il veut. De mon côté, on ne pouvait pas expliquer mon départ uniquement par mon conflit avec Wilmots. D'autres critères étaient entrés en jeu, il y avait par exemple une opportunité de travailler à Courtrai. A côté de ça, encore au moment de mon départ de la Fédération, j'avais insisté sur le fait que j'adorais travailler pour eux. On a depuis longtemps des idées communes. Si je n'en étais pas convaincu encore aujourd'hui, je n'aurais pas postulé pour reveni...

On ne peut pas comparer les situations. Enzo Scifo dit qu'il est parti par solidarité avec Marc Wilmots, il dit ce qu'il veut. De mon côté, on ne pouvait pas expliquer mon départ uniquement par mon conflit avec Wilmots. D'autres critères étaient entrés en jeu, il y avait par exemple une opportunité de travailler à Courtrai. A côté de ça, encore au moment de mon départ de la Fédération, j'avais insisté sur le fait que j'adorais travailler pour eux. On a depuis longtemps des idées communes. Si je n'en étais pas convaincu encore aujourd'hui, je n'aurais pas postulé pour revenir. Bien sûr qu'il y a eu de la nostalgie. Les Jeux, c'est hyper motivant, ça a l'air génial. Je me souviens des émotions que j'ai ressenties quand les Belges étaient à Pékin en 2008, notamment pendant le match contre l'Italie. Jean-François Remy était déjà adjoint et il m'en a parlé plus d'une fois. J'ai rêvé de Rio, ça n'a pas marché mais on est passés tout près. Si on avait fini à une des deux premières places du groupe éliminatoire, on aurait fait l'EURO, avec des chances d'aller jusqu'à Rio. On a terminé avec le même nombre de points que le deuxième, la Serbie, et on n'y est pas allés. Aujourd'hui, les prochains Jeux ne sont pas un argument pour motiver mes joueurs parce qu'ils ne pourront pas y aller. Ils seront trop âgés à ce moment-là. C'est la prochaine génération qui aura une chance de connaître cette expérience. Je ne sais pas... Il y a énormément de talent, ça c'est clair. On peut comparer la qualité du groupe des Espoirs à celle du noyau des Diables. Maintenant, il faut voir dans quel état d'esprit sont les Espoirs. Où en sont-ils au niveau de la mentalité ? Ce sont des questions que je leur pose, en tête à tête, je n'ai pas peur. Je vois que malgré tout ce talent, ils ont déjà perdu deux matches. On peut toujours se qualifier pour l'EURO 2017, on terminera d'office en tête du groupe si on gagne les quatre matches restants. Mais il faudra s'arracher. On commence par aller à Malte, moi je sais que c'est seulement Malte mais que ce ne sera pas simple. Malte, Tchéquie, Monténégro, Lettonie : on a quatre rendez-vous pour que ça se termine bien. Ça n'a pas été un enfer. J'en retiens des choses positives, je préfère repenser à ce qui a marché. J'ai vu ce qu'était la D1, j'ai pris de l'expérience, j'ai beaucoup appris. Et ce n'était pas si mauvais quand on m'a mis dehors, hein ! Courtrai n'était pas dernier du classement ! Simplement, on n'était peut-être pas faits l'un pour l'autre. Et je n'avais pas tous les paramètres en mains, ça c'est incontestable. Non. C'est aussi une question d'agendas, sans doute. J'ai été fort occupé à Courtrai, et quand j'ai eu plus de temps, il était en pleine préparation de l'EURO. PAR PIERRE DANVOYE" On peut comparer la qualité du groupe des Espoirs à celle du noyau des Diables. Maintenant, il faut voir dans quel état d'esprit sont les Espoirs. "