Des rumeurs contradictoires ont circulé sur Johan Walem (32 ans) et sa situation à Catane, en Serie B, club où joue également Luis Oliveira. L'ancien Diable Rouge jouait bien mais souhaitait rentrer en Belgique pour s'occuper davantage de sa fille. L'Ecaussinois devra sans doute effectuer un choix définitif d'ici quelques mois.
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Des rumeurs contradictoires ont circulé sur Johan Walem (32 ans) et sa situation à Catane, en Serie B, club où joue également Luis Oliveira. L'ancien Diable Rouge jouait bien mais souhaitait rentrer en Belgique pour s'occuper davantage de sa fille. L'Ecaussinois devra sans doute effectuer un choix définitif d'ici quelques mois. Johan Walem : En effet. Je ne suis pas mécontent de mon niveau actuel mais ça n'aurait aucun sens de qualifier ça de sensationnel pour la cause. Cela va de mieux en mieux chaque semaine. Dommage que nous ayons perdu tant de temps et de points sous Matricciani. Cet entraîneur était une catastrophe. Il venait de D3, n'avait aucune discipline et laissait tout se détériorer. Avec lui, on perdait le plaisir de jouer. Nous avons été très soulagés quand Nedo Sonetti l'a remplacé. Il y a un monde de différence. Dès le début, tout a été clair. Il a introduit des règles strictes. Nous retravaillons avec rigueur. C'est un fameux soulagement. On l'a remarqué immédiatement à notre jeu. Nous sommes moins crispés. Nous sommes à nouveau motivés, avides de faire nos preuves. Il donne confiance à ses joueurs, discute beaucoup avec eux. Cela fait toujours plaisir. Généralement derrière les deux avants. Ce rôle offensif me plaît. C'est une renaissance. J'ai toujours été un élément créatif. Cela n'a pas échappé à l'entraîneur, qui essaie d'aligner chacun à sa meilleure place. Je peux courir où je veux, pour autant que je serve bien les attaquants et que je marque de temps en temps, ce que je n'ai pas encore réussi à faire mais nul ne se tracasse. Le club est content de mon apport. A terme oui mais notre place actuelle reflète notre valeur. Nous ne sommes pas un grand club mais plutôt une équipe qui veut grandir progressivement, avec la saine ambition de figurer dans le premier peloton la saison prochaine. Il n'y a pas de miracles. Ici, nous avançons pas à pas. Empoli, Genoa et le Torino ont un tout autre calibre. Peut-être pouvons-nous atteindre les playoffs, avec un peu de chance. Pas du tout. Je l'ai fait pour le directeur sportif, Pietro Lo Monaco, qui m'avait transféré à Udine autrefois. Il orchestre à merveille la restructuration et la professionnalisation du club. Je l'admire beaucoup. Quand il m'a téléphoné, je n'ai pas dû réfléchir longtemps. Considérez ça comme un retour. Je lui voue une confiance sans bornes. En effet. Je veux offrir quelque chose à ma fille, m'occuper de son éducation. Elle a dû m'attendre trop longtemps. C'est dur de l'entendre me demander au téléphone, quand je reviens. Mon c£ur saigne. Je suis maintenant un homme adulte, plus un égoïste qui ne pense qu'à sa propre carrière. Face à ma fille, mes gains financiers n'ont aucun poids. Oui, surtout que les gens, ici, sont très contents de moi et que je suis sous contrat pour deux ans et demi. Cela montre l'ampleur de leur confiance. Heureusement, ils comprennent ma situation, même s'ils seraient déçus que je parte. Je n'ai pas encore pris ma décision. J'essaie de me concentrer le plus possible sur le football. Dans un mois, j'en saurai davantage. Eventuellement. Je peux encore jouer trois ou quatre ans parmi l'élite, dans ma forme actuelle. J'ai eu des contacts. Jouer contre la relégation ne me pose pas problème. D'ailleurs, j'ai commencé ma carrière au RWDM. Ce serait un beau retour. Mais je n'ai encore rien décidé. par Fréderic Vanheule