1 Courtrai fait aussi bien que la saison passée en ayant perdu Matton, Chevalier et Santini. Tu es toi-même surpris ?

Tu oublies Capon... Il y a eu des départs flagrants mais aussi la perte d'autres joueurs qui apportaient de l'équilibre à l'équipe. Tout le monde doit être conscient que tout a changé à Courtrai. On a une quinzaine de nouveaux joueurs, avec certains qui viennent des séries inférieures, d'autres qui doivent découvrir le football belge. Le staff est nouveau, je suis nouveau dans le métier et j'ai un T2 sans expérience. Le propriétaire a changé, le style du club aussi. Donc, je suis très content de ce qu'on a produit jusqu'à présent.
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Tu oublies Capon... Il y a eu des départs flagrants mais aussi la perte d'autres joueurs qui apportaient de l'équilibre à l'équipe. Tout le monde doit être conscient que tout a changé à Courtrai. On a une quinzaine de nouveaux joueurs, avec certains qui viennent des séries inférieures, d'autres qui doivent découvrir le football belge. Le staff est nouveau, je suis nouveau dans le métier et j'ai un T2 sans expérience. Le propriétaire a changé, le style du club aussi. Donc, je suis très content de ce qu'on a produit jusqu'à présent. Tout le monde sait que je suis un coach qui aime jouer au foot. Mais il faut pouvoir s'adapter aux circonstances du moment. Avec Santini et Chevalier, Courtrai avait le meilleur duo offensif de D1, ça ne se remplace pas d'un claquement de doigts. Mes attaquants ne sont pas habitués à jouer ensemble. Papazoglou a eu la poisse : une blessure, la nostalgie, une baisse de régime. Kagé sortait d'une période sans jouer. Camara doit s'adapter. De Smet a été blessé. Ça fait beaucoup. Offensivement, je reconnais qu'on n'a pas encore montré ce que je veux. Mais, petit à petit, ça commence à le faire ! Et une bonne organisation défensive, ça peut être beau à voir aussi. En début de saison, seulement en début de saison, tu trouves ? (Il rigole). Je ne vais pas dire que ça ne me fait rien. Je suis sensible aux commentaires. Quand ça va trop loin, je me force à prendre un peu de distance. Et je me dis que c'est à moi de changer la perception des gens, mais sans me renier parce que je ne modifierai jamais ma personnalité. Je suis comme je suis, je reste moi-même. Mais bon, les critiques s'estompent quand même avec le temps, les gens commencent probablement à voir que mon travail suit son cours. Je répète ce que j'ai dit pendant l'été : tant mieux pour Mouscron si ça marche. Ils ont eu beaucoup de mal au début, maintenant ils ont les idées plus claires. On m'a rappelé cet épisode quand on est allés jouer là-bas, avec la fameuse banderole sur la route vers le stade. Je l'ai bien prise, je trouvais ça sympathique, ça voulait dire que des gens avaient envie que j'aille absolument dans ce club. J'ai simplement fait un choix, et pour moi, la page est tournée. Oui, il y a parfois un peu de nostalgie. L'équipe qui gagne aujourd'hui est quand même celle que j'ai mise en place. Mais, encore une fois, j'ai fait un choix et je l'assume. Le plus facile pour moi aurait été de rester à l'Union Belge. J'avais une place en or, on faisait des progrès énormes en matière d'organisation à tous les étages et je m'entendais bien avec 99 % des gens. Mais, depuis que j'entraîne, je fais des choix qui ne sont pas faciles. Quitter Anderlecht pour l'Udinese, ce n'était pas simple. Même chose quand j'ai abandonné mon travail en Italie pour reprendre les Espoirs. Ce sont chaque fois des challenges différents qui t'enrichissent. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE" Quand les critiques vont trop loin, je me force à prendre un peu de distance. Mais je ne vais pas dire que ça ne me fait rien. Je suis sensible. " JOHAN WALEM