Johan Vermeersch était absent, samedi passé, pour le premier match du "nouveau RWDM" au Stade Edmond Machtens de Molenbeek. L'ex-propriétaire du RWDM Brussels FC, mis en liquidation en juin 2014, dit ne plus vouloir être mêlé à tout cela. " Je suis déçu par les politiciens. J'ai toujours travaillé en étroite collaboration avec Philippe Moureaux mais fin 2012, une coalition s'est formée contre lui et ce fut la fin du club. La chasse aux sorcières a été d'une telle importance qu'ils ont voulu toucher tous ceux qui avaient travaillé avec lui. Ils ont commencé par proposer un bail de neuf ans à John Bico et au WS Brussels pour la location du stade Edmond Machtens. Aujourd'hui, ils le payent cher car la justice les oblige à y laisser jouer le ...

Johan Vermeersch était absent, samedi passé, pour le premier match du "nouveau RWDM" au Stade Edmond Machtens de Molenbeek. L'ex-propriétaire du RWDM Brussels FC, mis en liquidation en juin 2014, dit ne plus vouloir être mêlé à tout cela. " Je suis déçu par les politiciens. J'ai toujours travaillé en étroite collaboration avec Philippe Moureaux mais fin 2012, une coalition s'est formée contre lui et ce fut la fin du club. La chasse aux sorcières a été d'une telle importance qu'ils ont voulu toucher tous ceux qui avaient travaillé avec lui. Ils ont commencé par proposer un bail de neuf ans à John Bico et au WS Brussels pour la location du stade Edmond Machtens. Aujourd'hui, ils le payent cher car la justice les oblige à y laisser jouer le "nouveau RWDM. " " Il en conclut qu'un deuxième club professionnel dans la région de Bruxelles-Capitale, c'est pratiquement impossible. " Le RWDM intéresse peut-être encore 700 supporters, c'est insuffisant. En 1974, lorsqu'il a été champion, la moyenne était de 8.500 personnes et la perte d'exploitation se chiffrait déjà à plusieurs millions de francs belges. En 1996, il n'y avait que 6.000 personnes pour le match de Coupe d'Europe face à Besiktas. Du Daring au RWDM Brussels, tout le monde aura essayé. Il y a eu de bons moments mais il a toujours fallu sauver les meubles et renflouer. Il n'y a pas suffisamment d'amateurs de football à Bruxelles. Ce n'est pas pareil à Gand, par exemple, où on jouait déjà devant vingt mille personnes dans les années 80. Par contre, aucune ville belge n'a un tel potentiel que la région de Bruxelles-Capitale en matière de jeunes. C'est pourquoi je me suis tellement impliqué dans la lutte pour la subsidiation totale de l'aménagement de terrains synthétiques pour les 8.200 jeunes affiliés dans les 34 clubs des 19 communes. Mais le plus grand problème de la viabilité de ces petits clubs, c'est l'absence de réglementation en matière de protection des jeunes. On y investit à fonds perdus car on se fait plumer. Januzaj et Boyota ne sont que deux exemples parmi des dizaines d'autres. Je vois qu'Aoulad et Gounongbe sont à Westerlo. Je pense que, dans tous les clubs de Belgique, il y au moins un gamin originaire de Bruxelles. En 2010, les clubs de D2 se sont adressés à François De Keersmaecker. Il m'avait promis de prendre contact avec la Ligue Pro et de revenir vers moi. Voilà cinq ans que j'attends son appel. On ne peut quand même pas mettre l'avenir de notre football dans les mains de tous ces étrangers qui débarquent ici avec toutes sortes de montages. " A quoi Vermeersch (63) occupe-t-il ses temps libres, dès lors ? " Je rends un peu plus souvent visite à mes filles. Une d'entre elles habite à Langemark, une autre est enseignante à Dilbeek et la troisième étudie le journalisme et le management d'entreprise à Amsterdam. " Il nous apprend que le journaliste et auteur Stijn Vanderhaeghe est son beau-fils. " Et j'ai déjà quatre petits-enfants, dont deux qui jouent à Ypres. La saison dernière, je suis allé les voir à Zonnebeke. " Il travaille également encore beaucoup dans son entreprise Vermeersch Construct de Ternat. " Vous ne pensez pas que les bâtiments se construisent tout seuls, non ? Actuellement, nous travaillons sur un projet de construction de 135 appartements à Koekelberg. Je m'occupe aussi de mettre au point un projet d'habitation quasi-passive. Ce ne sera obligatoire qu'à partir du 1re janvier 2021 mais je veux avoir cinq ans d'avance. Nous construirons ainsi cinq villas à Woluwé-Saint-Etienne. Et j'ai encore des terrains pour bâtir 200 appartements à Molenbeek mais vu la situation politique de la commune, je vais les vendre. " PAR BRUNO GOVERS" Voilà cinq ans que j'attends un appel de De Keersmaecker. "