Etre arbitre, c'est inévitablement s'exposer à la critique. Et dans ce domaine, Joeri Van De Velde a déjà donné. Alors que personne n'a oublié le match Gantoise-Standard d'il y a deux ans (il avait refusé un penalty flagrant à Emile Mpenza, ce qui avait provoqué un accès de colère dans le clan liégeois), le voici à nouveau sous le feu des projecteurs suite à la façon dont il a dirigé...

Etre arbitre, c'est inévitablement s'exposer à la critique. Et dans ce domaine, Joeri Van De Velde a déjà donné. Alors que personne n'a oublié le match Gantoise-Standard d'il y a deux ans (il avait refusé un penalty flagrant à Emile Mpenza, ce qui avait provoqué un accès de colère dans le clan liégeois), le voici à nouveau sous le feu des projecteurs suite à la façon dont il a dirigé le match entre Anderlecht et le Lierse : une faute de main pardonnée à SilvioProto, un penalty non sifflé d' OlivierDeschacht et une exclusion abusive de KarelSnoeckx. " On oublie que je n'ai pas de ralenti ", dit-il, pour se justifier, dans Het Belang van Limburg. Une excuse généralement acceptable mais, dans le cas présent, on parle tout de même de trois phases discutables. Van De Velde reconnaît qu'il y avait bien faute de Deschacht sur BradanMrdja. " Mais comme il avait les bras en l'air, je ne pouvais pas imaginer une poussée. Il a fallu huit ralentis pour que ce soit clair ". Il refuse, par contre, de donner raison à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir exclu Proto. " Il n'avait pas l'intention de jouer le ballon de la main ". Et il affirme que Snoeckx méritait une deuxième carte jaune " parce que, même s'il n'a pas touché le joueur, il n'avait pas l'intention de jouer le ballon ". Bref, Van De Velde se retranche derrière le fait qu'il a rempli sa tâche, celle-ci étant " de diriger le match en son âme et conscience ". Il affirme également qu'il se fiche de savoir s'il a une étiquette ou pas. Car voici peu, il avait encore refusé un penalty à Tosin Dosunmu (GBA) contre... Anderlecht. Et il dit même que les reproches ne le touchent pas. Pourtant, quelques jours après l'interview, Van De Velde a lui-même demandé à être relevé de deux matches qu'il devait diriger : Bruges - Charleroi (le week-end dernier) et Standard - Genk. " Je veux démontrer que je prends mes responsabilités ", affirme-t-il. " Pour diriger un match, il faut d'abord en avoir envie et ce n'est pas le cas pour le moment. Pour moi, c'est une forme de professionnalisme ". D'autres diront sans doute qu'il s'agit d'une fuite en avant... P. SINTZEN