Les élections visant à désigner le nouveau président n'auront pas lieu le 3 septembre prochain. JoanLaporta restera à la tête de Barcelone jusqu'en 2010, sans avoir à affronter le scrutin. En effet, ses adversaires, JaumeGuixa, JordiMedina, FerranEstrada et FrancescLinanSerra, se sont retirés de la course à la présidence parce qu'ils n'ont pas obtenu le support nécessaire de 1.804 socios. Les deux ...

Les élections visant à désigner le nouveau président n'auront pas lieu le 3 septembre prochain. JoanLaporta restera à la tête de Barcelone jusqu'en 2010, sans avoir à affronter le scrutin. En effet, ses adversaires, JaumeGuixa, JordiMedina, FerranEstrada et FrancescLinanSerra, se sont retirés de la course à la présidence parce qu'ils n'ont pas obtenu le support nécessaire de 1.804 socios. Les deux derniers cités n'apportaient qu'une candidature symbolique : ils n'ont présenté que 13 et une signature à la commission électorale. Si, le 22 juin 2003, Laporta avait été élu, contre tout pronostic, à la tête du Barça avec 52,8 %, devenant à 40 ans le plus jeune président, cette fois, il était considéré comme le grand favori d'élections devant obligatoirement être organisées cet été, conformément aux statuts du club. La semaine dernière, avant le coup d'envoi du Trophée JoanGamper, Laporta a confirmé qu'il était prêt à assumer la charge jusqu'en 2010. Contrairement à ses adversaires, le président n'a eu aucun mal à réunir le quota de signatures nécessaire pour que sa candidature soit entérinée : 8.636 socios lui ont accordé leur confiance. Ils adhèrent à ce projet qui a permis à leur club de retrouver une situation financière plus saine et surtout d'enlever deux titres nationaux et une Ligue des Champions. Les fans du Barça ont oublié que, lors de sa précédente élection, Laporta leur avait promis la venue de DavidBeckham, qui allait signer au Real Madrid. Il leur amena alors Ronaldinho, qui ne brillait pas vraiment au PSG. Depuis, le Brésilien a largement contribué à la renaissance du club catalan. La prolongation de quatre ans du contrat, courant jusqu'en 2010, du joueur constituait l'argument principal de Jaume Guixá, Ce dernier avait annoncé qu'il garderait FrankRijkaard au poste d'entraîneur mais qu'il était opposé aux contrats à longue durée et aux prolongations faites bien avant le terme du bail. Pendant le mois consacré à la campagne électorale, le club a vécu une sorte de vide au niveau décisionnel, le président ayant démissionné de son poste. Ronaldinho, dont la clause de rupture est de 125 millions, refusa la proposition qui lui avait été faite de rempiler jusqu'en 2014. La direction lui a proposé d'augmenter son salaire actuel (14 millions bruts, 7 nets) mais, en échange, le joueur devait céder ses droits d'image au club. Quand on sait que le salaire versé par Barcelone ne représente que 29 % des gains déclarés par Ronaldinho en 2005, on comprend pourquoi il n'est pas pressé de signer. N. RIBAUDO