Négatif

Avec 8 buts inscrits en 2 saisons à Malines (61 matches de championnat), on ne peut pas dire que le joueur qui a commencé son écolage footballistique à Ottignies soit un véritable buteur. Il manque de sang-froid devant le but et son jeu dans les 16 mètres repose davantage sur la puissance que sur la finesse. Il manque de précision dans la finition et dans les face à face avec le gardien.
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Avec 8 buts inscrits en 2 saisons à Malines (61 matches de championnat), on ne peut pas dire que le joueur qui a commencé son écolage footballistique à Ottignies soit un véritable buteur. Il manque de sang-froid devant le but et son jeu dans les 16 mètres repose davantage sur la puissance que sur la finesse. Il manque de précision dans la finition et dans les face à face avec le gardien. Son jeu de tête dans le grand rectangle est insuffisamment efficace par rapport à ses qualités athlétiques et à son timing. Autant son jeu de tête en déviation dos au but est de très bon niveau, autant son jeu de tête en duel face au but manque de rendement pur et simple. A sa décharge, quand il évolue sur un flanc, il est peu impliqué dans le jeu aérien face au but. La qualité de ses centres n'est pas digne d'un ailier de débordement. Son jeu de l'intérieur du pied manque de force et de précision, ce qui l'empêche de délivrer de bons ballons tournants avec beaucoup de force quand il a pris le meilleur sur son arrière latéral. Il a plutôt tendance à centrer du cou du pied, surface avec laquelle le joueur a moins de contrôle. Sa mentalité et son envie de bien faire sont rarement prises en défaut. Par contre, il ne parvient pas encore à doser ses efforts pour évoluer à très haut niveau 90 minutes durant. Il se lance dans d'incessants raids pendant une période de match, il s'émousse et devient invisible pendant plusieurs minutes. L'expérience va le faire progresser à ce niveau. Sa technique et ses dribbles s'appuient plus sur ses qualités athlétiques que sur une très grande finesse. Il élimine plus ses adversaires sur sa vitesse et sa puissance que sur des enchaînements dignes des plus grands artistes. Ce type de joueur a besoin d'espaces pour un rendement optimal. Malgré le fait qu'il évolue souvent sur un flanc, on ne peut pas dire qu'il soit un vrai ailier de débordement. Quand il efface le défenseur latéral et se retrouve en position pour centrer, il le fait rarement en première intention. Il préfère continuer son action en coupant en diagonale vers le but. Dans cette situation, il hésite souvent entre tenter sa chance lui-même ou chercher l'assist. Son jeu tout en puissance l'amène à provoquer l'adversaire à commettre de nombreuses fautes sur sa personne. Toutefois, il a tendance à en remettre pour influencer l'arbitre. Cela se retourne contre lui, l'homme en noir assimilant cela à de la simulation. Contre Bruges, en fin de match, le referee Johan Verbist lui a refusé trois fautes évidentes car il a exagéré ses chutes de façon outrancière. Cette manière d'agir risque de pousser les directeurs de jeu à ne plus siffler en sa faveur. Joachim a tendance à s'énerver dans les situations chaudes et à rouspéter contre les décisions arbitrales injustes. Son nouveau coach lui a offert le capitanat pour qu'il serve d'exemple et apprenne à se maîtriser en toutes circonstances. Joachim est un athlète d'1m79 pour 79 kilos, un ratio poids-taille dû exclusivement à une masse musculaire particulièrement développée. C'est un véritable roc, très solide sur ses appuis, qui résiste aux chocs. Sa robustesse fait qu'il n'a peur de rien. Ce n'est pas lui qui va se retirer face à un défenseur, qui met le pied. Il s'appuie sur une vitesse de très haut niveau. Très véloce sur les premiers mètres, il développe toute sa puissance lorsqu'il est lancé. Et que dire des situations où il est dos au but ? Il se retourne à la vitesse de l'éclair en utilisant son corps et ses bras pour éliminer son opposant, qui éprouve des difficultés à rivaliser avec lui au niveau des courses. Il est doté d'une très bonne polyvalence offensive. Depuis l'entame du championnat, Brys l'utilise comme flanc droit, flanc gauche ou en soutien de Nong. Contre Bruges, il a joué dans l'axe pour contrer les incursions de Vadis Odjidja. S'il s'est très bien acquitté de sa mission, c'est sur les flancs qu'il exprime le mieux sa vélocité. Il serait intéressant de le voir seul en pointe dans un match où son équipe ne domine pas trop car il a besoin d'espaces pour donner la pleine mesure de son talent. Sa frappe de balle du cou de pied est excellente aussi bien du droit que du gauche. Il envoie de véritables missiles en s'appuyant sur une musculature hyper développée, principalement dans les quadriceps. Quand il se retrouve en position de shoot, il met tout son poids et toute sa force mentale pour frapper le plus fort possible. Il joue très bien dos au but, dans un rôle de pivot. Dans cette situation, son jeu de tête est excellent. D'ailleurs, Renard essaie de le rechercher systématiquement. Ses déviations sont précises et profitent à Nong, qui raffole plonger dans la profondeur. Il empêche, grâce à son gabarit, son adversaire de jouer l'anticipation et son timing ainsi que sa détente lui permettent de gagner beaucoup de duels aériens sur les longs ballons. A 22 ans, l'ancien Standardman (et oui !) possède encore une grande marge de progression d'autant qu'il ne joue en D1 que depuis deux ans. Il a beaucoup progressé dans la lecture du jeu. Il effectue de plus en plus les bons choix dans les moments où il doit conserver le ballon plutôt que de jouer en déviation et inversement. Il est également très disponible pour ses partenaires car il sollicite constamment le cuir en étant continuellement en mouvement. Ses démarquages se font le plus souvent dans la verticalité et il permet ainsi au bloc-équipe de remonter. Son volume de jeu est de très bon niveau et il ne rechigne pas sur son travail défensif, qu'il évolue dans l'axe ou sur un flanc. Contre Bruges, il a décroché assez bas pour contrer Vadis, laissant Nong s'occuper des deux défenseurs axiaux. Ce jour-là, il a peu plongé dans la profondeur car les consignes étaient de rester le plus souvent possible dans la zone du demi défensif brugeois, même après l'exclusion de Blondel. Né en 1963, Etienne Delangre joua comme défenseur au Standard de 1981 à 1992 (267m en D1 et 6b, champion en 82 et 83). Ex-chargé de cours à l'Ecole du Heysel, il coacha de la P1 à la D1 (Charleroi).