Avant le début du championnat, personne n'imaginait qu'une équipe puisse regarder Lyon dans le blanc des yeux en championnat. C'est pourtant bien ce qui s'est passé avant que Marseille et Lyon ne se retrouvent au Stade Vélodrome à l'occasion d'un duel qui a fait plus de bruit que la présence de Nancy près des sommets et des neiges éternelles du football français. Marseille et Lyon ont des politiques différentes. En gros, l'OM est plus populaire que Lyon. Mais ce sont les Lyonnais qui gèrent le mieux leurs finances et préparent le plus attentivement l'avenir. Ils sont présents depuis huit ans en Ligue des Champions alors que Marseille est plus un habitué de la Coupe de l'UEFA.
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Avant le début du championnat, personne n'imaginait qu'une équipe puisse regarder Lyon dans le blanc des yeux en championnat. C'est pourtant bien ce qui s'est passé avant que Marseille et Lyon ne se retrouvent au Stade Vélodrome à l'occasion d'un duel qui a fait plus de bruit que la présence de Nancy près des sommets et des neiges éternelles du football français. Marseille et Lyon ont des politiques différentes. En gros, l'OM est plus populaire que Lyon. Mais ce sont les Lyonnais qui gèrent le mieux leurs finances et préparent le plus attentivement l'avenir. Ils sont présents depuis huit ans en Ligue des Champions alors que Marseille est plus un habitué de la Coupe de l'UEFA. Mais il y a surtout la différence de style qui sépare les deux grands patrons de ces clubs. Robert Louis-Dreyfus ne vient pas souvent à Marseille et il délègue de plus en plus ses pouvoirs. A Lyon, c'est le contraire : le président Jean-Michel Aulas est constamment sur la balle et sur place. Les deux clubs sont très présents, mais à perte, sur le marché des transferts. En dix ans, l'OM a acquis 115 joueurs et en a vendu 100 avec un déficit à la clef de 153 millions en faisant la différence entre les sorties et les entrées. Lyon a acheté 38 joueurs (190 millions d'euros) lors de ces six dernières saisons et en a cédé 50 pour un montant de 158 millions d'euros. En 2005-2006, Marseille a généré des revenus (droits de télé, pub, billetterie, etc.) de l'ordre de 7 millions d'euros lors de son passage en C 3 (huitièmes de finale) et Lyon (quart de finaliste de la Ligue des Champions) a encaissé 30,6 millions d'euros. Les deux clubs tentent de réaliser de plus en plus de revenus via les produits dérivés. Marseille compterait plus de 10 millions de supporters à travers le monde et ces fans achètent beaucoup de produits marqués aux armes de leur club. En dix ans, deux millions de personnes ont acquis l'un ou l'autre objet de la gamme marseillaise. Le merchandising a rapporté 50 millions d'euros en 2005-2006 et 15 millions à Lyon. L'OM veut s'inspirer de l'exemple des grands clubs anglais qui proposent des produits inhabituels à leurs supporters, même du lait. Les deux clubs auront un nouveau stade. Lyon disposera d'une nouvelle enceinte de 60.000 places en 2010-2011. Marseille en veut un de 80.000 places qui coûterait 140 millions d'euros et RLD est certain de trouver 100 millions d'euros auprès de fonds de pensions américains. Le troisième âge aime le football... MONACO : Laszlo Bölöni a été indiqué du doigt dès samedi passé suite aux mauvais résultats du club. Jan Koller a secoué un panneau publicitaire après son changement. Avec un seul but en L1 à son actif, il ne trouve pas assez souvent le chemin des filets à Monaco alors qu'il cartonne en équipe nationale tchèque. NICE : le coach, Frédéric Antonetti, est en colère et estime que l'arbitrage favorise les grosses équipes, qui usent de leur influence pour fausser le championnat. Le Syndicat des arbitres du football d'élite (SAFE) a réagi et a précisé qu'elle " ne saurait tolérer plus longtemps que soient mises en cause à la fois les compétences des arbitres et leur honnêteté. Les amalgames avec les affaires étrangères de corruption sont dangereux et relèvent de procédés indignes ". Ce à quoi l'ancien entraîneur de Bastia, qui avait fait allusion au scandale du Calcio, a pris la menace avec humour : " Les problèmes ne s'arrêtent pas à Vintimille ", soit à la frontière entre l'Italie et la France. STEPHANE GRICHTING (le défenseur suisse d'Auxerre) a été écarté par Jean Fernandez car son équipe encaisse trop de buts. NATIONAL : les clubs de L1 ont redécouvert les richesses du championnat de National (L3). Cette saison, 19 représentants de cette série ont effectué le saut vers la prestigieuse L1. Le mouvement devrait s'accentuer dans les années à venir car on y découvre des footballeurs de qualité mais aussi des sportifs professionnels humbles qui ont mûri loin des paillettes. P. BILIC