L' International Board tient sa réunion annuelle samedi prochain, le 10 mars, à l'hôtel Balmoral d'Edimbourg. Le Board, comme l'appellent les connaisseurs de football, est la cellulle la plus ancienne du ballon rond. Elle veille au respect de ses règles. Elle a été fondée en 1882, deux ans avant le premier championnat britannique.
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L' International Board tient sa réunion annuelle samedi prochain, le 10 mars, à l'hôtel Balmoral d'Edimbourg. Le Board, comme l'appellent les connaisseurs de football, est la cellulle la plus ancienne du ballon rond. Elle veille au respect de ses règles. Elle a été fondée en 1882, deux ans avant le premier championnat britannique. Dès le début, elle a rassemblé des représentants des fédérations anglaise, écossaise, irlandaise et galloise, jusqu'à ce que la FIFA s'en mêle, en 1913, à Portrush, en Irlande. Après une interruption, à cause de la première guerre mondiale, Jules Rimet, le président de la FIFA, a rassemblé les divers partenaires, en 1926. Depuis lors, on n'a manqué aucune réunion annuelle. La FIFA y est représentée par quatre personnes, dont son président et son secrétaire-général, et chacune des quatre fédérations britanniques délègue quelqu'un. La réunion de samedi prochain en Ecosse est l'occasion d'entériner une série de décisions déjà prises. Comme:- Le fait qu'on ne peut montrer de cartes rouges ou jaunes qu'aux joueurs, titulaires et réservistes, et non aux officiels. - Le gardien peut garder le ballon dans ses bras pendant six secondes maximum. - Un joueur blessé à la tête ne peut remonter sur le terrain qu'après un contrôle rigoureux de l'arbitre. - Tous les officiels d'une équipe, et non seulement l'entraîneur, peuvent donner des instructions aux joueurs mais ils doivent ensuite reprendre leur place sur le banc sans tarder.On va discuter d'éventuelles nouvelles modifications aux règles du jeu et tirer les conclusions des expériences déjà réalisées. On mettra un terme définitif aux tests de double arbitrage réalisés dans certains pays, essentiellement en Italie et au Brésil. La FIFA et la Board sont revenues sur leur décision et estiment qu'un seul arbitre doit rester maître de la totalité du terrain. Toutefois, à l'avenir, on demandera certainement à ses adjoints, les juges de touche, un soutien accru. Ils devront notamment se poster plus près du but sur les coups francs et les coups de coins afin de mieux repérer les irrégularités (poussées, etc.) qui s'y produisent souvent.La fédération du Pays de Galles a introduit une propositon qui tend à pénaliser ce genre de fautes par un coup franc ou une carte jaune. Il est en effet urgent que les arbitres interviennent plus sévèrement. Les derniers matches internationaux, et surtout France-Allemagne, ont montré que les joueurs usaient abondamment de leurs bras et de leurs mains. Si la proposition galloise avait été d'application, une demi-douzaine d'Allemands n'auraient pas achevé le match.Autre idée : lorsqu'on ne respecte pas la distance de dix yards, soit 9,15 mètres, sur un coup franc, ou qu'un joueur tarde à s'exécuter, les coupables recevront un avertissement et on avancera de 9,15 mètres l'endroit du coup franc, sans toutefois pénétrer dans la surface de réparation.D'autres points intéressants figurent à l'agenda d'Edimbourg, comme le choix entre une décision par la mort subite, le botté des penalties ou des alternatives, la présence de publicités sur les filets des buts et le long des lignes de touche, les règles du football en salle et du Beach Soccer. Cette dernière forme de football connaît un succès grandissant en Amérique du Sud. Beaucoup d'anciens joueurs s'y adonnent. Eric Cantona, par exemple, est devenu un spécialiste et gagne beaucoup d'argent sur les plages. Un observateur de la FIFA, le Chilien Alfredo Asfura, a d'ailleurs été envoyé au tournoi de Bahia, le mois dernier, et a transmis un rapport détaillé. La FIFA ne tient pas à ce que cette nouvelle forme de football échappe à son contrôle. Elle est susceptible de rapporter trop d'argent. Mick Michels