A l'occasion de la Supercoupe initialement prévue en août mais reportée pour cause d'intempéries, Frankie Vercauteren avait choisi d'offrir du temps de jeu à quelques jeunes promesses. Certains ont montré de très bonnes choses, même si le contexte du match doit faire relativiser certains jugements. Les performances demandent confirmation dans de véritables matches à enjeu. Les deux entraîneurs ont abordé ce duel avec la volonté de le gagner mais tout porte à croire que le 11 de départ aurait, de part et d'autre, été complètement différent si cette rencontre avait été un affrontement d'une...

A l'occasion de la Supercoupe initialement prévue en août mais reportée pour cause d'intempéries, Frankie Vercauteren avait choisi d'offrir du temps de jeu à quelques jeunes promesses. Certains ont montré de très bonnes choses, même si le contexte du match doit faire relativiser certains jugements. Les performances demandent confirmation dans de véritables matches à enjeu. Les deux entraîneurs ont abordé ce duel avec la volonté de le gagner mais tout porte à croire que le 11 de départ aurait, de part et d'autre, été complètement différent si cette rencontre avait été un affrontement d'une journée de championnat. Les trois changements à la pause effectués par Francky Dury l'attestent totalement. Les entrées conjuguées de Tim Matthijs, de Cédric Roussel et du buteur Wouter Vandendriessche (assist du premier nommé) ont transfiguré Zulte Waregem et la deuxième mi-temps fut beaucoup plus spectaculaire. Malgré les absences de Nicolas Frutos (sur le banc), de Mbo Mpenza, de Serhat Akin et de Mbark Boussoufa, Vercauteren avait quand même préconisé un 4-3-3 avec les positionnements de Lucas Biglia comme soutien d'attaque et d' Ahmed Hassan comme attaquant de pointe central. On peut dire que, sans tirer de conclusion sur une seule rencontre, l'Argentin et l'Egyptien n'ont pas démontré beaucoup d'aisance dans ces rôles quelque peu inédits pour eux. Sur les flancs de l'attaque, le coach avait placé Olufemi à droite et l'ancien Visétois Roland Lamah à gauche. Ces deux jeunes éléments ont montré d'évidentes qualités techniques mais malheureusement pour eux, leur temps de jeu a coïncidé avec la période où Anderlecht a produit un football stéréotypé et peu rythmé. Peu avant l'heure de jeu, Olufemi et Lamah ont été remplacés poste pour poste par SébastienSiani et Sami Allagui et ce double changement a immédiatement dynamisé le jeu anderlechtois. Le jeune Allagui s'est créé quatre réelles occasions de but mais c'est finalement son compère, qui a trouvé le chemin des filets dans les arrêts de jeu, exploit qu'il avait déjà réussi en début de saison en match amical contre le Real Madrid à Santiago Bernabeu ! Le jeune Sébastien profite sur cette phase de l'assist d'un autre juvénile fraîchement monté au jeu, Vadis Odjidja. Celui-ci est plus prompt que Matthieu Verschuere et parvient, de la tête, à lancer en profondeur, son jeune compère. Siani fait parler sa vitesse et, après un contrôle de la cuisse pour emmener le ballon dans sa foulée, il décoche une frappe croisée du pied gauche de la limite du rectangle. Frédéric Dindeleux et Loris Reina sont impuissants face à la rapidité de Siani, qui après s'être vu annuler très justement un but sur hors-jeu, clôture le score de ce match qui aura surtout valu par sa deuxième mi-temps. Tous ces jeunes Anderlechtois méritent d'être revus mais espérons que ce sera dans une rencontre à véritable enjeu pour se faire une idée plus précise de leur véritable valeur. Mais je doute que, dans ce cas-là, Vercauteren agisse de la même manière et en aligne plusieurs en même temps ! par Étienne Delangre