Mario Been a baptisé son duo d'attaque Jenji, contraction des prénoms Jelle et Benjamen 'Benji'. Benji De Ceulaer (29 ans) et Jelle Vossen (23 ans) se sont trouvés d'emblée sur le terrain et forment un duo inséparable en dehors. " C'est fou : les automatismes que d'autres travaillent parfois pendant des années nous sont venus quasi instantanément ", explique De Ceulaer, tandis que son compère opine du bonnet. Nous avons confronté les deux attaquants à quelques déclarations relevées dans la presse en cours d'année passée.
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Mario Been a baptisé son duo d'attaque Jenji, contraction des prénoms Jelle et Benjamen 'Benji'. Benji De Ceulaer (29 ans) et Jelle Vossen (23 ans) se sont trouvés d'emblée sur le terrain et forment un duo inséparable en dehors. " C'est fou : les automatismes que d'autres travaillent parfois pendant des années nous sont venus quasi instantanément ", explique De Ceulaer, tandis que son compère opine du bonnet. Nous avons confronté les deux attaquants à quelques déclarations relevées dans la presse en cours d'année passée. StephanKeygnaert, HetLaatsteNieuws, 22décembreJelle Vossen : Au début, nous avons eu un différend mais j'ai continué à travailler et j'ai poursuivi mon évolution sous ses ordres. Je ne contredirai donc pas cette affirmation. Benji De Ceulaer : Le mérite en revient aussi à Hans Visser, qui effectue un travail technique considérable. La progression d'un joueur dépend étroitement de la qualité du noyau, qui aspire tous ses éléments vers le haut. Troisième paramètre, la confiance. Been nous en insuffle et nous soutient, même après un mauvais match. Vossen : Il est bien humainement. Il nous parle beaucoup et est en bons termes avec tout le monde. C'est un facteur de progression. De Ceulaer : Maes peut être blessant et il tient ses joueurs mais Been sait se faire strict quand il le faut. La différence, c'est qu'on peut discuter plus facilement d'un problème avec lui. Vossen : Le laxisme n'est pas bon. Vercauteren conservait une certaine distance et ça fonctionnait puisque nous avons été champions. De Ceulaer : Tout dépend du groupe. Le nôtre est bon. ElyanivBarda ( La Dernière Heure,15décembre) Vossen : Cela nous a bien fait rire. Je comprends ce qu'il veut dire : il est heureux ici et souhaite rester mais je ne pense pas qu'il irait jusqu'à jouer gratuitement. Vossen : D'emblée, on nous a opposés, affirmant que nous ne pouvions jouer ensemble, peut-être parce que je n'étais pas encore prêt à jouer en pointe. De Ceulaer : Quand Elya joue, je dois glisser sur le flanc car Jelle est un avant-centre, excellent dos au but et dans ses trajectoires alors que Barda est bon entre les lignes. Mais en fait, toutes les combinaisons possibles fonctionnent car chacun permute. DirkDegraen, Le Soir, 24févrierDe Ceulaer : Il est quand même en équipe nationale et il a été brillant en Europa League. Beaucoup d'équipes nous redoutent car Jelle marque aisément et moi, je suis constamment en mouvement. Vossen : On nous tient plus strictement, ce qui est une forme de respect. Vossen : On spécule sur mon avenir à chaque mercato... De Ceulaer : Ça n'a rien à voir avec le championnat. Placez Jelle dans un grand club européen et il marquera encore vingt buts par saison. Vossen : J'ai longtemps pensé que je jouerais ici jusqu'à la fin de ma carrière mais mon passage au Cercle m'a beaucoup plu. PeterVandenbempt, Sporza, 5 septembreDe Ceulaer : Je suis content que Lokeren reste bon sans moi et je lui serai éternellement reconnaissant de m'avoir offert ma chance. Vossen : J'ai été ravi du transfert de Benji car j'aime son style de jeu. Il ouvre des brèches aux autres. Le courant passait déjà très bien aux entraînements de l'équipe nationale. De Ceulaer : Je sais toujours où Jelle se dirige, sans même le regarder. Notre but à Bâle est une belle illustration de notre complémentarité. Quand il a le ballon, je cours en pointe et vice-versa. De Ceulaer : Non. Vossen : Avec Marvin Ogunjimi mais c'était logique puisque nous jouions ensemble depuis les espoirs. C'est la première fois que le courant passe aussi vite. Je trouve Benji les yeux fermés sur le terrain. RudiVossen, papa de Jelle, 31 octobre Sud-PresseVossen : En effet. Les saisons précédentes, je jouais dans le dos de Marvin Ogunjimi ou de Christian Benteke. En perte de balle, je devais donc me replier. Les entraîneurs savaient que j'étais suffisamment discipliné pour m'y astreindre. Je veux aider mes partenaires car si l'entrejeu coule, c'est toute l'équipe qui s'effondre. De Ceulaer : C'est lié à notre rage de vaincre. Quand on perd le ballon, on se bat pour le reconquérir. Notre public veut que nous mouillions notre maillot. Vossen : C'était mon problème au début : je gaspillais mes forces. Maintenant, Benji et moi nous partageons le travail. BenjiDeCeulaer, Sport/Foot Magazine, 16 octobreVossen : Nous sommes très semblables. Nous sommes tous deux du coin, nous sommes collectifs, marquons facilement et avons les mêmes centres d'intérêt. Vossen : Je pense que oui. N'est-ce pas, Benji ? De Ceulaer : Oui, mais si tu pars en Russie, nous perdrons le contact (rit). Vossen : J'étais ami avec Daniel Tözser et même si nous nous téléphonons régulièrement, nos liens se relâchent. C'est la réalité du football de haut niveau. HerbertHouben, Vers l'Avenir, 6 octobreVossen : Non mais nous nous en tirons bien. Les play-offs ont changé la donne. Il faut d'abord veiller à terminer dans le top six. Ensuite, tout est possible. De Ceulaer : Genk est un grand club. Prenez son école des jeunes, son budget, son encadrement médical... Nous avons en permanence trois ostéopathes, un kiné, un masseur et un coach mental. Tous nous accompagnent en stage. Nous sommes constamment screenés. Peu d'autres clubs peuvent en dire autant. ?PAR MATTHIAS STOCKMANS " Mettez Jelle dans un grand club européen et il marquera encore vingt buts par saison. " Benji De Ceulaer