La consécration a eu lieu la semaine passée. Après sept victoires d'affilée, Auxerre prenait place à la première place du classement. Ce qui n'était plus arrivé au club bourguignon depuis 2002. Les hommes de Jean Fernandez en profitaient pleinement mais sans bercer dans l'optimisme béat, bien conscients des limites du groupe actuel.
...

La consécration a eu lieu la semaine passée. Après sept victoires d'affilée, Auxerre prenait place à la première place du classement. Ce qui n'était plus arrivé au club bourguignon depuis 2002. Les hommes de Jean Fernandez en profitaient pleinement mais sans bercer dans l'optimisme béat, bien conscients des limites du groupe actuel. Rarement un leader n'a suscité aussi peu d'éloges. " Si la série auxerroise est spectaculaire, l'AJA est rarement bouleversante sur le terrain ", écrivait L'Equipe. Seulement 15 buts en 14 matches, soit une moyenne d'un peu plus d'un but par match. Pas terrible. " On reste très moyen dans le jeu ", concède le médian Benoît Pedretti. " Il faut élever le niveau sinon on va retomber sur terre. " Même l'entraîneur en est conscient. Lui, l'homme qui compte le plus de matches de L1 à son compteur, affirme que son équipe doit progresser sur le plan technique. Mais Auxerre dépend surtout de deux de ses piliers. " Quand Ireneusz Jelen a eu son problème à l'épaule et Pedretti sa pubalgie, la saison passée, on a passé trois mois et demi sans gagner ", ajoutait Fernandez. Les statistiques sont implacables. Depuis trois ans et demi, le baromètre du jeu auxerrois se nomme Jelen (33 buts en 98 matches), joueur du mois d'octobre en Ligue 1. L'attaquant polonais de 28 ans n'a inscrit que quatre buts cette saison en 8 matches mais est l'inspirateur du jeu. Avec lui, l'AJA a remporté sept victoires (et un match nul), soit 88 % de victoires. Sans lui, la moyenne retombe à 16 %. Blessé à la cuisse, Jelen a dû déclarer forfait contre le PSG. Résultat des courses : une défaite pour l'AJA et fin de série. Peu connu en dehors de l'Hexagone malgré des statistiques flatteuses et un profil de buteur, Jelen est freiné par de nombreux pépins physiques et d'un dos capricieux. " C'est un attaquant qui cadre beaucoup ", explique le gardien Olivier Sorin. " Il ne lui faut pas beaucoup d'occasions pour marquer. " Fernandez ne cache pas le manque de possibilités pour le remplacer. " Avec lui, c'est plus facile pour tout le monde. Il est notre seul joueur qui prend la profondeur. " Les adversaires sont prévenus et savent que l'AJA est une équipe très moyenne, voire médiocre une fois que le goleador polonais n'est pas là. " L'absence de Jelen nous a facilité la tâche ", lâchait même Antoine Kombouaré, l'entraîneur du PSG. GRENOBLE aime les séries. Après douze défaites d'affilée, les Isérois ont enregistré leur troisième match nul. LA LIGUE PRO va étudier les banderoles de Marseille-PSG. Les Marseillais avaient déployé un " Auteuil, c'est renversant ", en référence au supporter renversé par une voiture le 25 octobre. Une autre banderole (" trois ans sans Julien, trois ans qu'on est bien ", en référence au supporter parisien tué par un policier en 2006) est également dans le viseur. GRÉGORY COUPET (37 ans), le gardien du PSG, s'est occasionné une fracture de la cheville. Sa saison est compromise. THIERRY HENRY est le premier Français (15e) du classement du Ballon d'Or. Yoann Gourcuff est 20e. LENS a enregistré sa meilleure affluence (41.042) contre Marseille depuis sa rénovation en 1998. LILLE aura quelques retards dans la construction de son stade. Le permis de construire n'a toujours pas été déposé par le maire de Villeneuve d'Ascq. SAINT-ÉTIENNE : CédricVarrault et YohannAndreu, les deux arrières latéraux, ont dû quitter le jeu avant la fin du match sur blessure. LOÏC RÉMY, l'attaquant de Nice sorti après 20 minutes de jeu à Sochaux, s'est occasionné une petite entorse à la cheville droite. KEVIN MIRALLAS, qui était titulaire au Mans ( Roland Lamah a joué 90 minutes), est une des deux pistes que Sochaux explore pour remplacer son attaquant américain Charlie Davis, blessé dans un accident de voiture. L'autre piste mène au Lensois Toifilou Maoulida. EDEN HAZARD, remplaçant, est à l'origine du quatrième but lillois puisqu'il fut à la base du penalty accordé. STÉPHANE VANDE VELDE