On n'a pas fini de parler du problème d'arbitrage dans le match Cercle Bruges-Charleroi. Le but des Carolos est clair : que cette rencontre (perdue 3-2) soit rejouée. La semaine dernière, le dossier a été traité par le comité d'appel de l'Union Belge, après la décision négative (pour le Sporting) rendue par la CCA : plainte recevable mais non fondée. Le comité d'appel est arrivé à la même conclusion. Charleroi et son avocat, Jean-Pierre Deprez, vont donc aller frapper à une troisième p...

On n'a pas fini de parler du problème d'arbitrage dans le match Cercle Bruges-Charleroi. Le but des Carolos est clair : que cette rencontre (perdue 3-2) soit rejouée. La semaine dernière, le dossier a été traité par le comité d'appel de l'Union Belge, après la décision négative (pour le Sporting) rendue par la CCA : plainte recevable mais non fondée. Le comité d'appel est arrivé à la même conclusion. Charleroi et son avocat, Jean-Pierre Deprez, vont donc aller frapper à une troisième porte : ils vont en évocation. Jean-Pierre Deprez : Sur diverses erreurs de droit constatées lors de la séance du comité d'appel. Certaines règles de la procédure ont été bafouées. Les juges n'ont par exemple pas entendu les avocats des deux clubs avant de décider que la cassette de la phase litigieuse ne serait pas visionnée. On a aussi essayé de nous faire croire que la FIFA interdisait de regarder des images : c'est faux, ce n'est écrit nulle part. Et, même si c'était le cas, l'UB ne serait pas obligée de se plier à une directive pareille. Autre élément qui nous permet d'aller en évocation : les juges du comité d'appel n'ont même pas motivé leur décision. C'est un vrai cirque ! Et c'est en tout cas malheureux pour notre football. Je ne suis pas sûr du tout qu'un seul de ces juges ait une quelconque formation juridique. C'est aberrant. Il n'est pas normal que des footballeurs professionnels ne bénéficient pas de la même qualité de juridiction que les travailleurs d'autres secteurs. Le procureur fédéral était d'ailleurs furieux à la sortie de l'audience : il sait que tout ce qui se passe depuis le début de cette affaire n'est pas sérieux du tout. Le dossier repartira devant un comité d'appel composé d'autres juges. S'il reconnaît enfin qu'il y a eu erreur d'interprétation dans le chef de l'arbitre, il transmettra l'affaire au comité sportif, qui décidera s'il y a lieu de rejouer le match. Mais le Cercle aurait alors l'occasion d'aller en appel, à son tour. Je prévois que le chemin sera encore très long et je ne sais pas comment il sera possible de clôturer cette affaire avant la fin du championnat. Non ! Nous en avons fait une question de principe. Il était officiellement malade. Les images prouvent clairement qu'il ment quand il dit qu'il avait la vue masquée sur l'action litigieuse. Pour nous, c'est facile à prouver. Maintenant, il faut que l'on nous croie quand nous disons que l'arbitre ne connaissait pas son règlement. (P. Danvoye)P.Danvoye