Vainqueur de la Coupe Korac avec Malaga la saison dernière, il a décidé, après une longue attente, de lier sa destinée à l'Apollon Patras, un club grec de D2 ambitionnant de retrouver l'élite dans les plus brefs délais. Il était accompagné là-bas de Daniel Goethals. Mais les premières semaines ne se sont pas passées comme il l'avait espéré.
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Vainqueur de la Coupe Korac avec Malaga la saison dernière, il a décidé, après une longue attente, de lier sa destinée à l'Apollon Patras, un club grec de D2 ambitionnant de retrouver l'élite dans les plus brefs délais. Il était accompagné là-bas de Daniel Goethals. Mais les premières semaines ne se sont pas passées comme il l'avait espéré.La semaine dernière, Daniel Goethals et vous aviez posé un ultimatum à vos dirigeants.Jean-Marc Jaumin: La situation était devenue inacceptable. Nous ne disposions toujours pas de l'appartement qu'on nous avait promis. Avec ma petite fille de deux ans, je ne pouvais pas rester à l'hôtel indéfiniment. En outre, nous n'avions toujours pas touché le moindre drachme. Sportivement, comment cela s'était-il passé jusqu'ici?En fait, le championnat ne commençait que samedi dernier. Nous n'avions encore disputé que des matches amicaux et deux matches de coupe. Le deuxième nous a été fatal: nous avons été éliminés. Le président ne l'a pas accepté, il est devenu de très mauvaise humeur et a congédié l'entraîneur Minas sur-le-champ. C'est lui qui nous avait fait venir, Daniel et moi. Le nouvel entraîneur, Diamantopoulos, connaît bien la maison: c'est sous sa direction que Patras a obtenu ses plus beaux succès, autrefois. Il a immédiatement tenu à nous rassurer: il comptait sur nous autant que son prédécesseur. Il n'y a pas d'Américains en D2 grecque. Comme joueurs étrangers à Patras, il y avait Daniel et moi, et un joueur brésilien au passeport portugais, Fabio Ribeiro. Nous étions donc des joueurs importants. C'était un challenge motivant, mais nous n'allions évidemment pas jouer gratuitement. Queenam et Ellis nous avaient avertis que les Grecs étaient de mauvais payeurs mais nous pensions avoir pris toutes nos précautions lors de la signature du contrat.Ne regrettez-vous pas l'Espagne?Si, bien sûr. L'Espagne, c'est le top. Je savais que je ne retrouverais pas ailleurs ce que j'avais à Malaga. Mais, deux ans avec Bozidar Maljkovic, cela suffit. Il n'avait plus envie de travailler avec moi et c'était réciproque. J'ai eu des contacts avec d'autres clubs espagnols, mais ils n'avaient pas les mêmes moyens financiers. Les conditions que l'on me proposait à Patras, sans être équivalentes à celles que j'avais connues à Malaga, étaient très intéressantes.Et si cela ne s'arrange pas?Je rentre en Belgique et j'attends que des opportunités se présentent.