Pourquoi avez-vous voulu obtenir ce diplôme ?

J'avais suivi les formations pour l'UEFA B et A et c'était dans la logique des choses. Je suis entraîneur adjoint de l'équipe nationale espoirs depuis 8 ans et, à un moment, il est important de remettre en perspective ses connaissances, d'échanger des opinions avec des gens qui pensent autrement. Quand on ne se nourrit plus, on s'assèche intellectuellement ! J'ai eu l'occasion de croiser Vital Borkelmans, Philippe Clément, Yannick Ferrera, Sven Vermant, Felice ...

J'avais suivi les formations pour l'UEFA B et A et c'était dans la logique des choses. Je suis entraîneur adjoint de l'équipe nationale espoirs depuis 8 ans et, à un moment, il est important de remettre en perspective ses connaissances, d'échanger des opinions avec des gens qui pensent autrement. Quand on ne se nourrit plus, on s'assèche intellectuellement ! J'ai eu l'occasion de croiser Vital Borkelmans, Philippe Clément, Yannick Ferrera, Sven Vermant, Felice Mazzu, etc. Se retrouver devant une feuille à compléter a été un exercice intéressant et m'a obligé à me remettre en question. Une bonne dizaine de sessions réparties sur plusieurs jours a été organisée durant l'année par la Fédération. Nous avons notamment dû travailler sur des rencontres de Ligue des Champions, nous avons accueilli des orateurs venus présenter des nouveautés surprenantes (comme l'utilisation des nouvelles technologies) ou nous avons suivi des séminaires organisés par l'UEFA. C'était très condensé et complet. Parfois, on travaillait jusqu'à minuit avant de reprendre à 8 h 30 le lendemain. Des visites dans des clubs comme Schalke, Valenciennes ou le Cercle Bruges ont été planifiées. Dans le cadre du mémoire, je me suis rendu au foot-élite de Mons et j'ai effectué un stage à Zulte Waregem avec Yannick Ferrera. Nous avons pu observer les contours du métier de coach, discuter avec l'entraîneur, etc. Je suis aussi parti en compagnie de Stéphane Demets à Marseille, où nous avons rencontré José Anigo. A cette occasion, je me suis rendu compte que la Belgique n'avait pas à rougir de ses méthodes d'entraînement. Non, ce diplôme est une corde supplémentaire à mon arc. J'ai un profil un peu atypique et cette formation est un élément positif dans mon métier de journaliste car cela m'ouvre l'oeil sur de petits détails. Mais mon rôle est de partager l'émotion, pas de donner un cours magistral aux téléspectateurs. Quant à mon job actuel d'adjoint de Johan Walem, je suis très bien à la Fédération, où je prends beaucoup de plaisir à travailler avec les espoirs. Je ne vois pas de raison fondamentale d'embrasser une carrière d'entraîneur, même si je reste ouvert à ce que les gens proposent. Qui peut dire de quoi le futur est fait ? On verra bien... PAR SIMON BARZYCZAK" La Licence Pro ne va pas me pousser à devenir entraîneur. "