VOO diffuse maintenant tous les matches de D1 belge : qu'est-ce que cela change ?

Si on ajoute les matches européens, nous avons 18 rencontres à couvrir par week-end. Mais c'est juste une question d'organisation. Pour ce qui est de la couverture, les mi-temps des matches belges sont enrichies par des reportages. Nous sommes donc de retour dans les clubs pour tourner des sujets. Cela renforce notre implication dans le foot belge.
...

Si on ajoute les matches européens, nous avons 18 rencontres à couvrir par week-end. Mais c'est juste une question d'organisation. Pour ce qui est de la couverture, les mi-temps des matches belges sont enrichies par des reportages. Nous sommes donc de retour dans les clubs pour tourner des sujets. Cela renforce notre implication dans le foot belge. Notre identité sera encore plus marquée. Nous sommes dans un paysage audiovisuel où tout le monde a l'occasion de parler de foot. Sans entrer dans le jeu des comparaisons, nous cherchons à nous démarquer. Nos points forts, c'est l'analyse du jeu dans sa dimension tactique, mentale, etc. avec des consultants (Philippe Albert, Olivier Doll, Dominique D'Onofrio) qui apportent un vrai plus. C'est difficile à estimer. Nous avions la quantité, mais pas toujours la qualité : les plus belles affiches étaient diffusées par Club RTL. De ce point de vue, l'abonné VOO ne perd pas grand-chose. La Champions League était un bonus et non pas l'essentiel de notre offre. Nous restons présents dans les grands stades le week-end. Ce que je regrette, c'est la disparition de notre expertise. Avec l'interaction entre nos consultants et nos journalistes, nous avions une dynamique intéressante en plateau. Enzo Scifo quand il a arrêté sa carrière. C'est un ami, j'ai joué avec lui quand il avait 15 ans. Pour l'occasion, nous avons retracé ensemble les grandes étapes de sa carrière. Nous avons bu un Chablis en Bourgogne avec Guy Roux, rencontré Arsène Wenger à Londres,... Je me souviens que les Anglais se retournaient en rue quand ils apercevaient Enzo. Autre étape : Turin, où nous avions rencontré Lilian Thuram et mangé dans le restaurant de Luciano Moggi. A La Louvière, Ariel Jacobs m'avait autorisé à réaliser un reportage dans le vestiaire lors du match de Coupe d'Europe contre Benfica. A la mi-temps, nous étions dans les douches, près des joueurs. C'était inédit. Bien entendu, cela n'a plus été possible quand Ariel est devenu coach d'Anderlecht. Autre rencontre sympa : Ronaldinho. Nous avions discuté après un match de Coupe d'Europe. Trois mois plus tard, aux Jeux Olympiques de Pékin, il m'a vu et il s'est levé pour venir me saluer ! Sans citer de nom, quelques Français donnent l'impression de marcher sur l'eau. En Belgique, je déteste les silenzio stampa imposés par les joueurs, comme celui des Mauves la saison dernière après le match contre le Standard. Je ne peux pas admettre qu'on mette toute la presse dans le même sac. Lors d'une émission de L'Europe des 11, Julien Courtois avait sorti une expression bruxelloise pour décrire une frappe dans la lucarne. Quelques regards en coin vers les autres et c'est parti ! Dans ces cas-là, la température monte et, en dix secondes, je me suis retrouvé trempé de la tête aux pieds ! PAR SIMON BARZYCZAK