Une interview de José Mourinho ou d'Emmanuel Adebayor en direct après un match de Ligue de Champions ? Impossible pour n'importe quelle chaîne belge, sauf pour Be TV. Dans les couloirs des vestiaires, Frédéric Waseige et Jean-François recueillent les secrets des stars.
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Une interview de José Mourinho ou d'Emmanuel Adebayor en direct après un match de Ligue de Champions ? Impossible pour n'importe quelle chaîne belge, sauf pour Be TV. Dans les couloirs des vestiaires, Frédéric Waseige et Jean-François recueillent les secrets des stars. Comment réussit-on à interviewer de telles personnalités ? J.-F. Remy : A 18 h, le jour des matches, les journalistes de toutes les chaînes participent à une réunion. On nous explique quels sont les moyens techniques mis à notre disposition, quelle sera notre place dans le stade... Puis, nous remplissons une liste où nous inscrivons les joueurs qui nous intéressent. Tout dépend des matches et des clubs. A Arsenal, six ou sept joueurs parlent français. A l'Inter, ils ne sont que deux : Patrick Vieira, qui est blessé, et José Mourinho. Nous recevons ensuite un créneau horaire, par exemple entre 23 h 15 et 23 h 25, pour tendre nos micros. Be TV est-elle logée à la même enseigne que les chaînes plus importantes ?Tout dépend des circonstances. Les grosses chaînes italiennes comme Sky ou Mediaset, les Allemands de Premiere sont plus hautains et ne se soucient pas des petites télés comme nous. Ces chaînes débarquent toujours avec la grosse artillerie : studios immenses, consultants de marque comme Frank Beckenbauer ou Matthias Sammer,... De plus, les joueurs ou les entraîneurs ont tendance à d'abord donner des interviews aux chaînes du pays où ils évoluent. Les interventions que nous recueillons sont alors moins longues. Mais il y a toujours moyen de s'arranger. Si je croise un joueur dans les couloirs à 22 h 45 alors que mon créneau est à 23 h 15, je discute avec le team UEFA, qui fait un peu office de gendarme, pour lui demander l'autorisation d'interviewer. J'ai aussi de bons rapports avec les journalistes de Canal+France, ce qui me permet d'entrer plus facilement en contact avec les joueurs français. Quel est la personne la plus difficile à interviewer ? Arsène Wenger. Je pense qu'il raisonne de la sorte : -Je parle à la BBC, à telle chaîne importante et puis basta. Je l'ai rarement vu accorder du temps aux journalistes. Et le bon client ?Mourinho est très disponible. Il répond en italien aux journalistes de la Rai, de Sky et de Mediaset. Puis il parle en anglais aux Arabes avant de s'adresser en français à Canal+ et à Be TV. Et il doit encore passer en conférence de presse après ! Je pense qu'on éprouverait des difficultés à appliquer un tel système en Belgique...