Dans ce numéro spécial équipe olympique, qui mieux que le journaliste de Be TV, Jean-François Remy, peut nous parler de la nouvelle génération ? Lui qui, depuis trois ans, assiste l'autre Jean-François (de Sart) à la tête de nos Espoirs. Mise au point avec celui qui passe du commentaire des plus grands duels européens à l'intimité d'un match de Réserve.
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Dans ce numéro spécial équipe olympique, qui mieux que le journaliste de Be TV, Jean-François Remy, peut nous parler de la nouvelle génération ? Lui qui, depuis trois ans, assiste l'autre Jean-François (de Sart) à la tête de nos Espoirs. Mise au point avec celui qui passe du commentaire des plus grands duels européens à l'intimité d'un match de Réserve. Dans quelles conditions avez-vous décroché ce poste de T2 chez les Espoirs ?J'ai suivi le parcours dit classique : en posant ma candidature après le retrait de Philippe Saint-Jean. Mon profil a dû les intéresser grâce à mon background de footballeur, mon rôle de prof à l'école des entraîneurs et mon boulot de coordinateur à l'école des jeunes du White Star qui arrivait à son terme. Le fait que je sois journaliste sportif a certainement dû aussi jouer en ma faveur. Quelle part de travail consacrez-vous aux Espoirs ? Et, cette double fonction a-t-elle, à un moment ou à un autre, posé des problèmes à la chaîne ?Quand j'ai décroché le poste de T2, j'en ai directement parlé à la direction de Be TV qui m'a donné son accord. Quant au temps que je consacre aux Espoirs, c'est difficilement quantifiable. Le foot est mon hobby, ma passion et mon boulot, donc... Quand vous êtes amené à commenter une rencontre à l'étranger, comment faites-vous pour concilier vos deux fonctions ?D'abord, on ne commente pas tous les week-ends les rencontres en direct sur place, mais bien souvent à partir des studios. De toute façon, si un Manchester-Liverpool a lieu le dimanche après-midi, il me reste le vendredi, le samedi et les matches de Réserves du lundi. Et que ce soit pour un sommet européen ou un Mouscron-GBA, en Réserve, je prends du plaisir. C'est le côté rationnel du jeu qui m'attire plus que son aspect émotionnel. Vous ambitionnez un jour un autre job que celui de T2 ?J'aime mon rôle actuel. Je connais les règles du T2 et je ne les enfreins pas. J'essaye de faciliter la tâche de Jean-François, de travailler en réelle harmonie avec lui. Et cette tranche d'âge me convient parfaitement. L'aspect humain, l'approche mentale très importante au moment de la post-formation, voilà des secteurs dans lesquels j'aime donner conseils. Maintenant, il faut voir ce que la Fédération va décider dans les prochains mois... Vous soutenez de Sart comme successeur à René Vandereycken ?Ça ne serait pas illogique qu'il le devienne en tout cas. Il a connu tous les joueurs ou presque. Il est très rigoureux dans ses décisions, des choix qui passent toujours par l'intérêt collectif. C'est un candidat évident. Be TV de retour dans le football belge, vous y croyez ?On baigne actuellement dans l'inconnue à ce sujet. Mais sincèrement, ça m'est égal. J'aime ce que je fais car je vis à fond ma passion. Il y a des malades de foot et j'en fais partie. thomas bricmont