Jean-François Gillet se dit heureux du dénouement du procès qui le concernait dans le Calcio. A Trévise, son nouveau club, le début de compétition, en Serie B est conforme aux espérances, avec seulement trois défaites en onze matches.
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Jean-François Gillet se dit heureux du dénouement du procès qui le concernait dans le Calcio. A Trévise, son nouveau club, le début de compétition, en Serie B est conforme aux espérances, avec seulement trois défaites en onze matches. Jean-François Gillet : Pour mon image, pour ma famille et ceux qui m'apprécient, il est important que toute cette histoire se termine de cette façon. J'ai toujours eu la conscience tranquille, je ne suis pas un tricheur. Peut-être ai-je été trop naïf ou la victime d'un système qui fait que pour des résultats, de l'argent, un docteur prend des risques à l'insu des joueurs. A cette époque, je souffrais d'une forte grippe intestinale, avec des vomissements, de la diarrhée, une forte fièvre. Le médecin du club m'a dit d'accepter le baxter qu'il avait préparé, les dirigeants de Bari voulaient que je sois dans les buts face à la Reggina, une partie très importante. Une heure avant le coup d'envoi, j'ai répondu que cela pourrait aller. Nous avons gagné 2-1, mais je ne savais pas encore que le ciel allait me tomber sur la tête avec des suspicions de dopage à mon encontre. Au Civil, j'aurais pu me retourner contre le docteur de Bari, mais n'oubliez pas que j'appartiens toujours à ce club jusqu'en juin 2005... Sportivement, notre début de compétition n'est pas mauvais. Avant de nous déplacer chez la lanterne rouge, Avellino dimanche dernier, nous possédions 14 points en 11 matches. Le même total que Naples et la Fiorentina. Trois de moins que le Torino de Johan Walem. Le petit hic, c'est que si nous avons une excellente défense et un bon gardien de but (il rit), nous ne marquons pas assez. Nous enregistrons d'ailleurs trop de nuls (cinq). La situation doit s'améliorer avec la rentrée des attaquants Roberto Chiappara et Daniele Bellotto et du médian offensif Ljubisa Dundjerski, venu de l'Atalanta, mais qui s'est blessé en début de saison. Sans eux, nous avons déjà battu Catane et Côme, tout en allant accrocher Cagliari à domicile. Je me suis toujours bien senti en Italie. Ici, comme à Monza et Bari, d'ailleurs. Je partage un bel appartement à l'entrée de Trévise, avec mon amie, une jeune universitaire italienne, qui étudie les statistiques. Avec la ligne Charleroi-Trévise, mes parents font encore bien un saut, ce qui me permet d'avoir des nouvelles du pays liégeois. A 24 ans, l'équipe nationale des Espoirs, c'est terminé. Et avec 46 matches de Serie B à disputer, j'aurai juste droit à quelques jours fin décembre pour revoir la Belgique. (Ph. Bughin)