Suite à la défaite encourue en Croatie par les Diables Rouges, le bruit a circulé en Italie que Jean-François Gillet allait être repris dans le noyau A. Le mardi soir même, le gardien de Bari défendait (pendant 70 minutes) les buts des Aspirants contre Lens (défaite 3-1).
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Suite à la défaite encourue en Croatie par les Diables Rouges, le bruit a circulé en Italie que Jean-François Gillet allait être repris dans le noyau A. Le mardi soir même, le gardien de Bari défendait (pendant 70 minutes) les buts des Aspirants contre Lens (défaite 3-1). Jean-François Gillet: Le résultat est décevant même si personnellement j'ai été crédité d'une bonne prestation. Mais ce qui est important c'est que la fédération a organisé une rencontre afin que les joueurs évoluant à l'étranger, donc difficiles à visionner, puissent être vus à l'oeuvre. Aimé Anthuenis et Jacky Munaron ont assisté à tous les entraînements et au match. C'est une marque d'estime que le sélectionneur national nous a donné. Pour moi, c'est aussi une belle preuve de confiance puisque j'ai 23 ans et que j'ai quitté les Espoirs après avoir passé 12 ans dans les différentes équipes nationales. Désormais, je ne peux que viser l'équipe A. C'est vrai mais je ne peux pas m'expliquer pourquoi j'ai été écarté. J'étais le titulaire indiscutable depuis mon arrivée en 2000 comme je l'étais à Monza, la saison précédente. Graziano Battistini, mon remplaçant, n'avait pas de raison d'être de mauvaise humeur d'autant que l'entraîneur, Attilio Perotti, l'a toujours aligné en Coupe d'Italie. En janvier, Marco Tardelli a pris sa place et il a continué à me faire confiance bien que nous évoluions avec une défense tablant sur le marquage individuel. Une chose est certaine, je n'ai jamais démérité et quand j'ai été remplacé nous possédions la troisième meilleure défense du championnat alors que nous étions très mal classés. Les cotes que vous avez reçues et le nombre d'articles positifs en sont des preuves mais comment expliquer qu'un entraîneur préfère aligner un gardien de 34 ans alors que le titulaire n'a pas déméritéet qu'il est encore sous contrat pour deux ans?J'ai lu dans un article de Sport-Foot Magazine que Wilmots prétendait que quand on ne fait pas partie des plans d'un nouvel entraîneur, on doit se mettre de côté et continuer à travailler. Comme je suis un travailleur, je ne peux que suivre ce conseil car je suis conscient que, depuis que je joue en Italie, j'ai réussi de bonnes choses. A dix journées de la fin, Bari est antépénultième et, étant donné la petite différence de points et le nombre d'équipes concernées (10), la lutte pour le maintien se poursuivra jusqu'au bout. Tardelli vous a-t-il donné une explication?Non, absolument aucune. J'ai même la sensation qu'il m'évite. Je crois que ses choix sont dictés par un nationalisme exagéré. Depuis quelque temps, les joueurs étrangers on du mal avec lui. Alors, il n'a pas hésité à faire jouer Battistini, qu'il connaît. Je ne partage pas ses idées mais je me dis que les entraîneurs passent mais que les dirigeants restent.Et si Bari descend?Alors là, on verra car j'ai des offres d'autres clubs de Série A et de Série B et probablement que les dirigeants voudront se séparer des joueurs les plus chers. (N. Ribaudo)