Jean-François Gillet (Bari) est soulagé. A l'image d'Edgar Davids et de Fernando Couto, sa suspension a été réduite en appel de dix à quatre mois. Comme il a déjà purgé ces quatre mois, cela signifie qu'il peut rejouer directement.
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Jean-François Gillet (Bari) est soulagé. A l'image d'Edgar Davids et de Fernando Couto, sa suspension a été réduite en appel de dix à quatre mois. Comme il a déjà purgé ces quatre mois, cela signifie qu'il peut rejouer directement.Jean-François Gillet: Je suis vraiment content. On ne peut même pas considérer que j'ai purgé quatre mois de suspension: c'était une suspension préventive, le procès s'est seulement terminé jeudi soir. Au départ, j'avais écopé de dix mois de suspension et d'une amende d'un million de francs belges. On a été jusqu'à supprimer l'amende, car on a considéré que j'aurais déjà dû reprendre la compétition en août. Mon avocat avait parfaitement organisé ma défense. Il a notamment relevé que, selon le code civil, il fallait qu'il y ait une modification physique du corps pour qu'on puisse considérer qu'un joueur soit dopé. Ce n'était pas le cas chez moi: seul le taux de nandrolone était trop élevé. On a reconnu que j'étais atteint d'une pathologie virale lors du match incriminé, et que cette pathologie ajoutée au stress a pu augmenter le taux de nandrolone. On a admis, aussi, que ce n'était pas le médecin du club mais le masseur qui m'avait soigné, et qu'il aurait peut-être pu mal doser les médicaments. Bref, comme les autres joueurs qui avaient été accusés, j'ai été acquitté et c'est ce que je cherchais. Je pourrai toujours considérer que, quatre mois, c'est encore trop pour un innocent. Mais, finalement, c'est un moindre mal: sportivement, je n'ai pas raté grand-chose. J'avais été blessé au genou lors du dernier match que j'ai disputé, et trois semaines plus tard, le club était déjà mathématiquement descendant. Cette saison, je n'ai raté que quelques matches de Coupe d'Italie et deux journées de championnat. On sent déjà que le moral revient à grands pas...Oui, c'est normal. C'est vrai qu'il y a quelques semaines, j'étais mal. Qui aurait eu le sourire à ma place? En sortant du procès, je n'en pouvais plus. Je crois que, si l'on ne m'avait pas autorisé à rejouer, j'aurais pété les plombs.Qu'espérez-vous maintenant?Que la presse belge redore mon image. Certains m'ont condamné trop tôt. J'ai lu des articles qui m'ont fortement déplu. La presse italienne a été moins méchante à mon égard. Mais, comme le prétend le dicton: rira bien qui rira le dernier. (D. Devos)