1 Avec trois équipes italiennes en demi-finales des Coupes d'Europe, tu as de nouveau l'impression d'habiter dans le plus grand pays de foot au monde ?

Les Italiens avaient laissé quelque chose en chemin, ça les chatouillait de revenir au plus haut niveau ! Après quelques années difficiles, c'est tout le monde du foot de ce pays qui a fait un examen de conscience, a tiré des conclusions, a recommencé un gros travail de fond. Le football ici, ça reste une culture. Au niveau des infrastructures, des pays comme l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre restent sans doute un cran au-dessus, mais au niveau tactique par exemple, l'Italie reste une référence. Il y a aussi quelques grands noms qui sont venus ou revenus, c'est révélateur de l'évolution. Balotelli a re...

Les Italiens avaient laissé quelque chose en chemin, ça les chatouillait de revenir au plus haut niveau ! Après quelques années difficiles, c'est tout le monde du foot de ce pays qui a fait un examen de conscience, a tiré des conclusions, a recommencé un gros travail de fond. Le football ici, ça reste une culture. Au niveau des infrastructures, des pays comme l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre restent sans doute un cran au-dessus, mais au niveau tactique par exemple, l'Italie reste une référence. Il y a aussi quelques grands noms qui sont venus ou revenus, c'est révélateur de l'évolution. Balotelli a refait un saut dans le Calcio avant de retourner en Angleterre, on a aussi vu débarquer Tévez, Podolski, Shakiri, Gomez, Morata,... A priori, je n'avais pas envie de partir. Et Torino ne voulait pas que je parte. Mais j'arrivais en fin de contrat. Je n'étais pas titulaire en début de saison, on m'a mis dans le but quand l'équipe était dans une situation délicate, j'y suis resté longtemps, on est bien remontés au classement, puis ils ont choisi de faire rejouer l'autre gardien, qui est plus jeune et avait encore trois ans de contrat. Donc, je n'ai pas sauté pour des raisons sportives. J'étais déçu. Catane est alors arrivé avec un beau projet et un contrat de deux ans et demi, j'ai donc décidé de quitter Turin. Bon, j'avoue que ça n'a pas été simple au début ! Je sortais d'une équipe avec laquelle j'avais affronté les grands noms d'Italie au premier tour et je me suis retrouvé dans des stades beaucoup plus confidentiels... Mentalement, c'était chaud. Mais après avoir dû rester une année complète sans jouer à cause de ma suspension, je n'étais pas prêt à refaire banquette pendant plusieurs mois. Absolument pas ! Finir ma carrière en Belgique, ça me plairait. Et je n'ai pas la prétention de dire que je ne veux jouer qu'à Bruges, à Anderlecht ou au Standard. Un club comme Malines, ça m'intéresserait. Certainement. J'ai connu la Serie A et j'aimerais bien y goûter encore. Catane est d'ailleurs un club de D1 à la base, il a les infrastructures du plus haut niveau. Quand je suis arrivé, l'équipe était en fond de classement. On est très bien remontés entre-temps, il y a toujours une possibilité d'accrocher un ticket pour les play-offs qui donnent droit à la montée mais ça risque quand même d'être difficile dès cette saison. Il ne reste plus beaucoup de matches. J'espère bien ! Le staff me connaît, ils savent ce que je peux apporter, sur le terrain et en dehors. Et je pense que c'est de toute façon mieux d'appeler un gardien titulaire, même en D2 italienne, qu'un autre qui cire le banc quelque part en D1. Jean-François Gillet (35 ans) joue en Italie depuis 1999, en D1 et D2 : Monza, Bari, Trévise, Bologne, Torino. Il a été transféré en janvier dernier à Catane (D2). 43 sélections (9 matches) avec les Diables Rouges.PAR PIERRE DANVOYEJean-François Gillet " A priori, je n'avais pas envie de quitter Torino. Mais je n'étais pas prêt à rester sur le banc et Catane est arrivé avec un beau projet et un contrat de deux ans et demi. "